------------Zone Test en situation réelle-----------
Déjà, c'est une machine qui s'est faite attendre commandée le 2/04 arrivée le 19/04, il a fallu que je relance Guedo pour avoir des nouvelles, on m'a assuré qu'on me préviendrait quand ils recevraient leur commande. Finalement, la machine est arrivée sans autre information. Guedo m'avait habitué à mieux comme service. Passons.
Contrairement à l'information que m'avait donné un revendeur, la RT188N n'est pas une machine à double mouvement forcé. Un membre de Copain des Copeaux m'avait alerté là dessus, et j'avais fait confiance au revendeur, comme quoi... Il n'empêche que c'est une vraie déception, car je ne l'aurais certainement pas achetée si ce fait avait été clair. J'ai eu envie de remballer et renvoyer immédiatement la machine, mais j'ai quand même voulu procéder à un essai. Finalement, tant mieux, j'en parlerai à la conclusion.
Comme à l'habitude chez Virutex, un simple carton contenait la machine, bien emballée cependant. Outre les notices et fiches de garantie, on trouvera la poignée latérale droitier/gaucher, ainsi qu'une clef Allen pour démonter le plateau. Pas de clef au format plus petit pour accéder au compartiments charbons (très accessibles, ceci dit). Donc, à part un disque de grain 120, le minimum syndical, ce qui ne me dérange pas outre mesure.

Bonne impression de qualité, le plateau est assez idéal pour le travail du bois, souple et ferme à la fois, et peut convenir au polissage. Le velcro est d'excellente qualité, fibres très rases, mais il faut y aller fermement et énergiquement pour récupérer ses disques ! (les disques de mauvaise qualité laisseront leur feutre dessus, c'est sûr !) Le cordon est aussi excellent, épais, robuste, ne vrille pas. Le bouton de mise en route tombe idéalement sous le pouce, et la molette de vitesse est positionnée à l'arrière de la machine, dans un léger renfoncement accessible, mais qui ne risque pas d'être actionnée par mégarde lors du travail. Par contre, la molette est peu lisible, les annotations sont en relief uniquement. Il fa falloir que je remédie à ça avec un coup de marqueur. Sur la tête réside un pad caoutchouté pour une meilleure prise en main. En revanche, la poignée latérale est en plastic dur, fonctionnel mais sans effort de confort. La sortie d'aspiration est oblongue ce qui interdit d'utiliser des flexibles dont la sortie ne sera pas caoutchoutée, par contre, elle est idéalement située sous le corps de la machine, ce qui permet au tuyau de ne pas être encombrant. Il est possible de tenir tuyau et machine d'une seule prise, mais finalement, le tuyau tient tout seul et suit le mouvement. Six larges trous oblongs sous le plateau permettent une bonne aspiration des poussières. Les disques à six trous se trouvent partout dans de nombreuses marques.
Prise en main :
La machine, n'est pas trop bruyante malgré sa puissance. Elle est très bien équilibrée et peut se manipuler d'une main sur la tête. Elle tiendrait presque toute seule sur son plateau. Je branche et j’allume l'aspiration ce qui a pour effet de redresser la machine dont le plateau se plaque à plat. C'est déjà bon signe, l'aspiration est étudiée et efficace et le sera d'autant plus la machine en fonctionnement. Je règle la vitesse à la moitié et actionne l'interrupteur : un démarrage très progressif de cinq secondes s'opère et la machine s'anime en douceur. La progressivité est étonnante et même agréable. La machine ne vibre pas et se mobilise facilement. Je n'utilise pas la poignée latérale, et je trouve intuitivement plusieurs positions confortables, à une ou deux mains, en tenant la machine par le corps ou par la tête. Elle tient bien en main.
Test :
Voici les conditions de mon test : un plateau de 1250x773mm comportant un cadre bois périphérique et une coulée de résine 6mm à surfacer et à polir. Un bon travail en perspective pour une machine en 150mm. J'ai donc surfacé au grain 80, puis diminué jusqu'au grain 3000 pour enfin polir en trois étapes : compound, polish, micro-polish. Contrairement à mes craintes, même en grain 80 je suis parvenu sans peine à conserver les deux rotations grâce à la puissance de la machine. L'étape surfaçage (1.5mm) a été conduite en moins de 15mn, ce qui en dit long sur l'efficacité de la machine ! Les grains se sont enchainés facilement : 120, 180, 240, 320, 400, 1000, 1500, 2000, 3000, en quatre passes croisées de chaque grain. Puis, même si je dispose d'une excellente polisseuse, j'ai choisi d'utiliser la Virutex pour polissage. J'ai utilisé des tampons de mousse et des abrasifs en crème de chez 3M. Deux passes avec le compound, puis une passe des autres polishes. Résultat : fini miroir, poussière nulle part, Willow content.
Conclusion :
Bien que j'aurais souhaité une machine à double rotation forcée, je dois bien avouer que la Virutex RT188N est une machine puissante et fonctionnelle. Comparativement à ses concurrentes, elle a fait le boulot dans des temps tout à fait identiques. Comme je le disais plus haut, j'ai hésité à la renvoyer, même après le test. Finalement, même si c'est une double-rotation libre, elle n'accuse aucun manque d'efficacité sur les grains utilisés. Je ne descend pas en dessous du 80 et peut-être aurait-elle des soucis avec du grain 40 ou 60 ? Autre point, pour avoir une machine à double rotation forcée, il faut débourser entre 100 et 350 euros de plus ce qui ne se justifierai pas d'un point de vue efficacité. De plus je n'ai pas l'utilité de modes débrayables, même avec une Gex ou une Rotex, je suis toujours resté en mode roto-obital, ce qui est le plus efficace. La RT188N m'offre précisément tout ce que j'attends d'une ponceuse orbitale, sauf la double rotation forcée. Mais étant donné qu'elle ne fait pas subir les inconvénients du mode libre (à moins d'appuyer comme un âne sur la tête), elle est équivalente en efficacité face à ses concurrentes. Je n'en demande pas plus, donc je la garde, avec joie !
Une fois de plus Virutex ne déçoit pas. Olé !