Notons que notre presse parallèle est également très pratique pour la sculpture de panneaux
A ce stade, le motif est bien défini mais il manque un détail qui donnera beaucoup plus de légèreté à l’ensemble.
Selon les livres du rayon architecture, cet élément est le
redent.
Ce motif va remplir tous les aplats entre les arêtes et définir les formes.
Au niveau des outils, il suffit à nouveau d’une gouge méplate étroite, mais l’angle saillant d’une gouge spatulée est un confortable atout.
Chaque redent est tracé au crayon
Puis défini au « crayon de sculpteur »
Un coup de gouge dans un sens
Un coup dans l’autre
Puis on fignole
Les redents ont une cruciale importance dans l’allégement et la définition de cet orbe-voie.
Je ne suis pas encore un spécialiste et je confesse qu’ils ne sont pas tous identiques.
Lumière rasante en cours de travail : seule la partie haute porte des redents
Les redents sculptés, nous pouvons maintenant nous attaquer aux finitions diverses et variées
Et jouer du racloir…
Pour les congés d’un précédent projet, j’avais eu besoin d’un racloir, mais il n’a pas été nécessaire sur celui-ci.
Sur ce chêne, tous mes congés sont sortis propres à la gouge.
Cependant un racloir maison peut s’avérer utile
Note pour nos jeunes lecteurs: Au sujet de ce racloir maison, du marteau à rabot maison, de la scie à araser maison, de la guimbarde maison, du racloir à colle maison etc.
Ces outils sont superbes et indispensables, je te l’accorde, mais ne te précipite pas sur le site de ton revendeur favori ! La marque de ces outils n’est pas « Maison », c’est une expression complètement oubliée qui, aux temps jadis et dans ce contexte, voulait simplement dire « DIY ».
Pour racler, le sculpteur débrouillard pourra détourner un fermoir de sa fonction première
Mais je lui préfère la confection de divers racloirs, auxquels je peux donner du fil.
Un outil très agile, côté large…
Côté étroit…
Qui donne un fini parfait
On repasse un peu partout…
…et cet orbe-voie est maintenant achevé !
Façonner ce remplage a été un véritable plaisir.
Tout travail du bois sans électricité est déjà une voie royale pour se changer les idées, mais l’ornementation va au delà.
A l’aide d’une herminette, d’un Mora ou d’une gouge, l’exercice du sculpteur est, à mes yeux, la forme de communion la plus profonde que l’on puisse avoir avec le bois, ce matériau « mère » qui rend toute création possible.
Plus que pour n’importe quel assemblage, il faut prendre le temps d’un dialogue avec la matière, l’entendre pour en tirer le meilleur.
Thérapie, libération, envol, cette chorégraphie des mains façonne une bulle de quiétude, et pousser l’outil sur le bois pour y dessiner ces courbes, permet à l’esprit de vagabonder.
Mais trêve de rêveries…mes bons rabots n’ont toujours pas d’étagère avec tout ça…il va falloir s’y mettre maintenant !