On dirait que ça se fait
Et tu mets quoi pour cacher le pare-pluie ?
Modérateur : ours_en_pluche
Attention quand même... 3m en scierie, c'est entre 2,9 et 3,1... A vouloir jouer sans chute, on perd vite un mètre...Kaosmos a écrit : ↑04 juil. 2026, 13:28salut roland 3,3 c'est l'entraxe approximatif , si je prends des poutres de 15 d'épaisseur l'espace entre elles est de -7,5x2=15cm donc si on garde cet entraxe on aura des solives de 3,15m. Je ne connaissais pas l'épaisseur de mes poutres quand j'ai fixé l'entraxe mais effectivement au final il sera un peu plus petit et l'atelier fera un peu moins de 10m si je garde des solives de 3m (ce qui sera certainement le cas puisque la scierie propose des sections par tranche de 50cm et que je veux éviter au max les chutes).
Merci pour ces rappels. C'est pas simple de faire les choses bien.BZHades a écrit : ↑10 juil. 2026, 09:21 Pour ton atelier, si tu veux que ça tienne, il faut faire ça dans les normes (littéralement). Si tu fais ça à la va comme je te pousse, ça durera quelques années et après, c'est condamné à pourrir plus ou moins rapidement.
Le bois est un matériaux formidable, mais très technique et qui nécessite énormément de soin dans sa mise en œuvre si on veut que la construction soit durable.
Je ne vais pas te faire un point exhaustif du DTU 31.2 qui régit la construction ossature bois, mais un point essentiels à retenir :
Le bois n'aime pas l'eau, les panneaux encore moins (la colle n'est pas prévue pour, sauf exception comme le CTBX) : il faut en conséquence faire tout ce qu'il faut pour limiter les points de stagnation, l'exposition à l'eau, utiliser des assemblages drainants, ventiler pour assécher rapidement en cas d'humidification etc.
Ce simple point détermine l'essentiel des contraintes :
- Ton ossature doit être posée sur un soubassement béton/parpaing avec coupure de capillarité sous ta lambourde de pied, et située à au moins 15cm du sol extérieur (pour limiter les soucis de rejaillissement).
- les panneaux de contreventement (OSB) ne doivent pas être exposés à la pluie : il faut mettre une pare pluie souple ou rigide. ATTENTION, ce pare pluie doit lui même être recouvert ensuite car il ne supporte pas les UV. Tu peux prévoir un bardage bois (essence adaptée à une classe d'utilisation 3.2, naturellement ou par durabilité conférée), mais attention à bien le ventiler alors : lame d'air de 2cm minimum, avec ouverture en pied et en tête (idem au niveau des ouvertures : laisser une circulation d'air en allège et linteau)
- Le vide sanitaire sous ton plancher devra lui aussi être ventilé avec des ouvertures de 1/150ème de ta surface, une ouverture haute, une ouverture basse, idéalement à l'opposé l'une de l'autre pour assurer un balayage optimal de la ventilation.
- il faut utiliser des bois adaptés aux classes d'utilisation définies dans NF EN 335
* CL1 : pas d'humidité
* CL2 : humidification occasionnelle et non persistante (condensation, bois sous abri, charpente)
* CL3 : humidification possible mais séchage entre deux périodes d'humidification (exposé à la pluie, mais qui sèche totalement régulièrement)
* CL4 : humidification permanente possible.
panneaux d'OSB : sont prévu en général pour un usage en CL2, même s'il existe des OSB 3 et 4 correspondant à de la CL3 : ils ne doivent dès lors pas être exposés à la pluie.
Les lasures/peintures/vernis ne sont jamais à considérer comme une protection pérenne, encore moins sur du panneau. Le bois est un matériaux hygroscopique, qui va forcément bouger en fonction de l'humidité extérieure. toutes les couches de protection que tu mettras vont forcément fissurer à un moment ou un autre, créant des points d'entrée de l'eau/vapeur d'eau.
Au mieux faut il considérer cela comme un bonus.
Les seuils, allèges et tous les points singulier doivent faire l'objet d'une attention particulière pour limiter les risques d'infiltration.
voilà pour le principe, et je n'ai pas parlé des eurocodes pour ce qui concerne les assemblages et le dimensionnement, je maitrise moins cette partie.
Alors oui, on peut construire sans savoir tout ça... mais c'est aussi prendre le risque d'une construction qui se dégrade rapidement ou qui ne supporte pas l'usage prévu. Les normes ne sont là que pour donner les bonnes pratiques pour maximiser les chances que cela fonctionne. Alors même si elles ne sont pas obligatoires (application volontaire sauf exceptions réglementaires inscrites dans la loi), autant les prendre autant que possible en compte : ça n'augmente pas forcément tant que ça le budget, mais ça permet d'éviter de construire la maison de paille du petit cochon.
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