Tout de Bois - Monologue à l’établi
Modérateur : copain des copeaux
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Très joli le racloir pour retirer les résidus de colle et sans doute, de plus, très efficace 
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Je ne pense pas qu'on puisse considérer cela comme un racloir , ça coupe davantage que ça ne racle , et vu d'angle , c'est un outil de coupe , type ciseau à bois .
Très jolie forme , alliant esthétisme et ergonomie , surement définie après des calculs savants avec de gros ordinateurs dans un laboratoire de recherche aéronautique , après passage en soufflerie bien entendu !
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Le terme générique de ´racloir’ désigne plus la fonction que la façon dont l’opération est réalisée.
On racle la colle. Je n’ai jamais entendu un menuisier dire qu’il coupait les résidus de colle. Il les racle tout simplement.
Bon plus sérieusement, je me préoccupe plus des calculateurs qui hébergent l’IA sollicitée pour la conception de ce prototype et qui ont du être soumis à une forte charge pour calculer l’angle optimal du biseau et bien sûr l’angle de dépouille

Bons copeaux !
On racle la colle. Je n’ai jamais entendu un menuisier dire qu’il coupait les résidus de colle. Il les racle tout simplement.
Bon plus sérieusement, je me préoccupe plus des calculateurs qui hébergent l’IA sollicitée pour la conception de ce prototype et qui ont du être soumis à une forte charge pour calculer l’angle optimal du biseau et bien sûr l’angle de dépouille
Bons copeaux !
- Cornelius Agrippa
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Je vous remercie, mais ce n'est rien de très glorieux, j'ai honteusement pompé la forme générale d'un Lazarus.
- Cornelius Agrippa
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi

Nous dressons ensuite les champs externes, certains jours, nous penchons à droite

Dans ce cas il suffit de repasser l’outil spécifiquement sur le côté du champ fautif (on ne « penche pas la varlope» comme doctement expliqué par un certain youtuber français, très clairement incompétent, et pourtant cité plusieurs fois en exemple sur ce forum!)

Géométrie rattrapée

En cours d’opération, la règle permet de vérifier les progrès

Certains jours, on s’efforce, de tendre vers l’excellence, mais elle n’est pas nécessaire partout.
A l’inverse, pour un champ destiné à un assemblage à plat joint par exemple, il tombe sous le sens de tendre vers la perfection.
Pour ce champ extérieur, comme le prouvent de petits jours, aucun besoin d’aller plus loin

Notre parement et le premier champ sont maintenant dressés et identifiés

Notez le signe d’établissement. Malgré sa simplicité, celui-ci, contrairement aux zigouigouis dénués de sens qu’on voit parfois, a l’immense avantage d’indiquer non seulement le parement et le premier champ, mais surtout la direction de rabotage. C’est cette dernière caractéristique qui en fait un outil véritablement précieux lorsqu’on travaille à la main…et qu’on reprend la planche des semaines plus tard.
Riflardage du contre parement

Traditionnellement pour recaler, il convient de serrer le chantier à la verticale et raboter dans les deux directions en s’arrêtant avant la sortie de planche pour éviter l’arrachement.
Je ne sais de quand date l’apparition du bois à recaler dans les ateliers, mais c’est pour moi le plus indispensable de tous les gabarits.
Et un outil spécifique a été conçu pour lui!
Assez peu commun, il ressemble à s’y méprendre à un rabot ordinaire à semelle métallique. Il est cependant plus long et comporte fréquemment un insert de laiton ou de bois dur sur son flanc droit, notons que son angle d’attaque est classique !
Un véritable rabot à recaler en Cormier

Notre lecteur le plus attentif aura noté que cet outil est le seul rabot commun que je possède avec un double fer. Bien que je dédaigne cette technologie dépassée, je n’en ai pas trouvé de plus récent. Mettre à jour le double fer pour un contre fer à vis longue nécessiterait de retoucher le coin et donc modifier un outil assez rare. Chacun sa croix !

Un coup de Varlope léger. Le centre du panneau sera creusé, par conséquent seul le périmètre nous importe ! Encore une fois, rien ne serre de singer les machines.

Les deux panneaux de demi-quartiers sont prêts


Dernière modification par Cornelius Agrippa le 08 févr. 2026, 21:10, modifié 1 fois.
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
On se régale, merci pour ce beau fil 
- Copeau Cabana
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En-core ! En-core ! 
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
bonsoir Cornelius, et à tous
je ne connais pas du tout ce modèle de rabot à double fer..!..?? pourriez-vous m'en dire plus ...
et merci pour le temps que vous prenez à nous décrire de façon captivante ce projet
bonne semaine
je ne connais pas du tout ce modèle de rabot à double fer..!..?? pourriez-vous m'en dire plus ...
et merci pour le temps que vous prenez à nous décrire de façon captivante ce projet
bonne semaine
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Bonjour Cornelius Agrippa.Cornelius Agrippa a écrit : ↑07 févr. 2026, 15:10 L’excédent de colle est soustrait à l’aide d’un outil maison
![]()
Je suis votre "monologue" en silence, monologue fort intéressant
Au niveau de votre "outil maison", pouvez-vous mettre une photo du dessous ? Il ressemble à celui de Kirschen et compte en réaliser un.
Merci à vous. Et continuez votre monologue, vous donnez envie de se remettre aux outils manuels
Bonne journée.
Roland.
- micheld4036
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
ça me fait penser, je m'en suis fabriqué un il y a longtemps un peu comme celui-ci, mais beaucoup moins beau et je me demande où je l'ai rangé
.
pour le mien, le fer est maintenu dans son logement par des aimants.
pour le mien, le fer est maintenu dans son logement par des aimants.
Cordialement
Michel
Michel
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Bonjour Michel.micheld4036 a écrit : ↑09 févr. 2026, 23:18 ça me fait penser, je m'en suis fabriqué un il y a longtemps un peu comme celui-ci, mais beaucoup moins beau et je me demande où je l'ai rangé.
pour le mien, le fer est maintenu dans son logement par des aimants.
Bonne idée les aimants, je n'y ai pas pensé
Roland.
- Cornelius Agrippa
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Bonjour Messieurs,
Meles, Copeau Cabana, Je vous remercie bien, c’est très sympa!
Fred62, je vous remercie, il s’agit juste d’un fût simple, droit, mais plus long qu’un rabot classique. Le mien mesure 30cm de long. Comme pour tous les rabots ordinaires à semelle d’acier, il est très lourd, ce qui bien entendu est un avantage pour recaler. Comme je l’indiquais, les plus belles versions ont un insert de laiton sur un flanc puisque cet outil est exclusivement utilisé dans cette position. Le mien est plus simple avec un insert d’une essence exotique et il ne porte pas de marque de manufacture. Il est équipé d’un fer de 42mm et son contre‑fer simple (ou double fer) présente un angle standard. J’espère avoir répondu à vos interrogations.
Roland05, je vous remercie. Oui quand l’idée de cet outil a fleuri sur l’internet, l’usage voulait qu’on insère un aimant puissant dans une mortaise, et j’ai suivi le mouvement. Mais celui-ci a immédiatement été source de grande frustration. Micheld4036 a peut-être plus subtilement sélectionné son aimant, mais chez moi ce n’était pas concluant. J’avais bien inséré le fer de mon rabot bas de gamme dans une mortaise reprenant précisément sa forme, afin de limiter les mouvements. Hélas, il est possible que je sois une brute épaisse, mais le fer sortait trop fréquemment de son logement. Cet outil est destiné à prendre des chocs. Aussi j’ai rapidement pris le parti d’ajouter une vis qui solidarise vraiment le fer à son fût. Ceci a enfin rendu mon outil utilisable. A la fermeture du rideau sur ce sujet, j’y reviendrai probablement.

Merci à tous
Meles, Copeau Cabana, Je vous remercie bien, c’est très sympa!
Fred62, je vous remercie, il s’agit juste d’un fût simple, droit, mais plus long qu’un rabot classique. Le mien mesure 30cm de long. Comme pour tous les rabots ordinaires à semelle d’acier, il est très lourd, ce qui bien entendu est un avantage pour recaler. Comme je l’indiquais, les plus belles versions ont un insert de laiton sur un flanc puisque cet outil est exclusivement utilisé dans cette position. Le mien est plus simple avec un insert d’une essence exotique et il ne porte pas de marque de manufacture. Il est équipé d’un fer de 42mm et son contre‑fer simple (ou double fer) présente un angle standard. J’espère avoir répondu à vos interrogations.
Roland05, je vous remercie. Oui quand l’idée de cet outil a fleuri sur l’internet, l’usage voulait qu’on insère un aimant puissant dans une mortaise, et j’ai suivi le mouvement. Mais celui-ci a immédiatement été source de grande frustration. Micheld4036 a peut-être plus subtilement sélectionné son aimant, mais chez moi ce n’était pas concluant. J’avais bien inséré le fer de mon rabot bas de gamme dans une mortaise reprenant précisément sa forme, afin de limiter les mouvements. Hélas, il est possible que je sois une brute épaisse, mais le fer sortait trop fréquemment de son logement. Cet outil est destiné à prendre des chocs. Aussi j’ai rapidement pris le parti d’ajouter une vis qui solidarise vraiment le fer à son fût. Ceci a enfin rendu mon outil utilisable. A la fermeture du rideau sur ce sujet, j’y reviendrai probablement.

Merci à tous
- Cornelius Agrippa
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Bouvet à approfondir d'ébéniste à conduit avec deux tiges de fer et papillons de laiton, descente à pompe - Lachappelle Album 68


Note outillesque : les bouvets à approfondir classiques ont plutôt des conduits à vis de bois comme celui montré plus haut pour la refente. Souvent leurs filetages sont détériorés près du fût. Par conséquent, c’est impossible à détecter sur les photos d’internet quand l’outil est fermé, conduit contre le fût. Le système à coulisses de fer ci-dessus fonctionne très bien, mais il est peu fréquent. J’apprécie un autre système également que l’on apercevra plus tard.
Préparation du panneau
Quelques temps plus tard, en inspectant ces panneaux lors d’un rangement de l’atelier, je m’aperçois d’un drame ! L’un des panneaux de demi-quartiers a bien tuilé !

En guise de punition, je décide d’humidifier le côté incriminé et de mettre l’ensemble en tension sur des clayettes pendant plusieurs semaines.
Ce régime, avec plusieurs ré-humidifications intermédiaires portera ses fruits. La planéité ne sera pas totalement retrouvée, mais le défaut sera bien amoindri et permettra d’envisager l’avenir.
Pendant ce temps, nous commencerons donc avec le panneau bien élevé.
La première opération consiste à délimiter un cadre pour notre orbe-voie et abaisser tout ce niveau.
Sur un vide-greniers, j’ai trouvé un rabot pour charnières que je n’avais pas encore eu l’occasion d’utiliser. La visibilité offerte sera très utile pour s’arrêter au bon endroit. L’outil est de facture germanique.

Cet outil est censé n’être utilisé que de fil. Il ne possède pas de grain d’orge, aussi un tranchet prépare le travail dans la largeur du panneau.

Le périmètre est maintenant bien défini

Pour dresser un fond, rien de tel que la guimbarde…notre outil préféré!
Lorsque l’on a besoin d’un outil doté d’une large base, il suffit généralement de visser une planchette sous la semelle métallique de l’outil moderne, qui comporte toujours les trous idoines.
Malheureusement, je rechigne à effectuer une telle opération sur mes outils de bois, la modification serait alors définitive.
La guimbarde est sans doute l’outil en bois le plus simple de construction, et le modèle français en est une bonne illustration :
Guimbarde_Aux Forges de Vulcain 1931

Nous constituerons donc une guimbarde sur mesure pour mener cette opération à bien
Je rattroupe mes fers de guimbarde de bois, mais leur forme n’est pas idéale pour le système de fixation simple que j’ai prévu. Je retourne donc fouiller dans la poubelle qui traîne dans la rue depuis l’ouverture de ce sujet, et étudie les architectures des différentes marques que je viens de jeter. C’est finalement le Stanley avec sa section carrée et son arête en avant, qui me paraît le plus adapté, il sera donc sauvé de la déchetterie.
Le matériel nécessaire

Bien en appui sur les rives du panneau, le fond est descendu

La profondeur désirée est maintenant atteinte

Après un demi panneau travaillé à la guimbarde de fortune, je marque une pause et décide que cet outil bénéficierait quand même d’une esthétique plus poussée !
Nous reprenons cependant notre ouvrage par quelques passes du simple racloir


Note de la rédaction : loin de remettre en question les qualités artistiques de l’auteur, le choix de cette dernière photo semble pour le moins abscons. Nous pouvons le certifier au lecteur, aucune feuille d’acanthe ne figure dans ce projet d’étagère, ce serait d’ailleurs une faute de style. La rédaction s’excuse pour ce choix éditorial très contestable.


Note outillesque : les bouvets à approfondir classiques ont plutôt des conduits à vis de bois comme celui montré plus haut pour la refente. Souvent leurs filetages sont détériorés près du fût. Par conséquent, c’est impossible à détecter sur les photos d’internet quand l’outil est fermé, conduit contre le fût. Le système à coulisses de fer ci-dessus fonctionne très bien, mais il est peu fréquent. J’apprécie un autre système également que l’on apercevra plus tard.
Préparation du panneau
Quelques temps plus tard, en inspectant ces panneaux lors d’un rangement de l’atelier, je m’aperçois d’un drame ! L’un des panneaux de demi-quartiers a bien tuilé !

En guise de punition, je décide d’humidifier le côté incriminé et de mettre l’ensemble en tension sur des clayettes pendant plusieurs semaines.
Ce régime, avec plusieurs ré-humidifications intermédiaires portera ses fruits. La planéité ne sera pas totalement retrouvée, mais le défaut sera bien amoindri et permettra d’envisager l’avenir.
Pendant ce temps, nous commencerons donc avec le panneau bien élevé.
La première opération consiste à délimiter un cadre pour notre orbe-voie et abaisser tout ce niveau.
Sur un vide-greniers, j’ai trouvé un rabot pour charnières que je n’avais pas encore eu l’occasion d’utiliser. La visibilité offerte sera très utile pour s’arrêter au bon endroit. L’outil est de facture germanique.

Cet outil est censé n’être utilisé que de fil. Il ne possède pas de grain d’orge, aussi un tranchet prépare le travail dans la largeur du panneau.

Le périmètre est maintenant bien défini

Pour dresser un fond, rien de tel que la guimbarde…notre outil préféré!
Lorsque l’on a besoin d’un outil doté d’une large base, il suffit généralement de visser une planchette sous la semelle métallique de l’outil moderne, qui comporte toujours les trous idoines.
Malheureusement, je rechigne à effectuer une telle opération sur mes outils de bois, la modification serait alors définitive.
La guimbarde est sans doute l’outil en bois le plus simple de construction, et le modèle français en est une bonne illustration :
Guimbarde_Aux Forges de Vulcain 1931

Nous constituerons donc une guimbarde sur mesure pour mener cette opération à bien
Je rattroupe mes fers de guimbarde de bois, mais leur forme n’est pas idéale pour le système de fixation simple que j’ai prévu. Je retourne donc fouiller dans la poubelle qui traîne dans la rue depuis l’ouverture de ce sujet, et étudie les architectures des différentes marques que je viens de jeter. C’est finalement le Stanley avec sa section carrée et son arête en avant, qui me paraît le plus adapté, il sera donc sauvé de la déchetterie.
Le matériel nécessaire

Bien en appui sur les rives du panneau, le fond est descendu

La profondeur désirée est maintenant atteinte

Après un demi panneau travaillé à la guimbarde de fortune, je marque une pause et décide que cet outil bénéficierait quand même d’une esthétique plus poussée !
Nous reprenons cependant notre ouvrage par quelques passes du simple racloir


Note de la rédaction : loin de remettre en question les qualités artistiques de l’auteur, le choix de cette dernière photo semble pour le moins abscons. Nous pouvons le certifier au lecteur, aucune feuille d’acanthe ne figure dans ce projet d’étagère, ce serait d’ailleurs une faute de style. La rédaction s’excuse pour ce choix éditorial très contestable.
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Bonsoir.Cornelius Agrippa a écrit : ↑12 févr. 2026, 19:06Aussi j’ai rapidement pris le parti d’ajouter une vis qui solidarise vraiment le fer à son fût.
Ok, merci. Me doutait bien qu'il y avait un visse caché
M'en vais chercher un vieux fer voir pour le copier
Bien volontiers.Cornelius Agrippa a écrit : ↑12 févr. 2026, 19:06A la fermeture du rideau sur ce sujet, j’y reviendrai probablement.
En attendant, je continu à suivre votre monologue.
Bonne soirée.
Roland.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Un tantinet risqué de délimiter le cadre avec le guide du rabot du mauvais côté (même si je vois très bien que de l’autre côté ça aurait été bien moins stable), il ne fallait pas se louper!
Sinon chouette travail!
(Même si avec une défonceuse, ça n’aurait pas pris plus de 5 minutes, que de temps perdu…).
Sinon chouette travail!
(Même si avec une défonceuse, ça n’aurait pas pris plus de 5 minutes, que de temps perdu…).
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Bravo pour le système ingénieux de la guimbarde , c'est vrai que sur un telle largeur (longueur ) , pas évident de trouver une guimbarde manufacturée ! Bon effectivement , l'esthétisme et l'essence de bois employée ont besoin d'être certainement changées ou améliorées , mais apparemment le prototype fonctionne bien, et c'est peut-être le principal .

C'est vraiment cela , je n'ai jamais pu en trouver un avec filetage en bois qui ne soit détérioré ! Souvent les vendeurs en proposaient une trentaine d'euros , puis devant mon incertitude et après que je leur expliquais le problème , les prix baissaient de plus en plus , jusqu'à venir presque me rechercher dans la brocante pour encore baisser , mais bon, acheter un outil cassé ne m'intéressait pas . Des guides en fer , par contre , je n'en avais jamais vus , ça doit être effectivement très rares , j'en ai avec guides en bois sans système de filetage par contre , ou avec guides en bois recouverts d'une partie en acier . PS: si mes photos de basses qualités perturbent le monologue ,je peux les enlever .Cornelius Agrippa a écrit : ↑12 févr. 2026, 19:32 Note outillesque : les bouvets à approfondir classiques ont plutôt des conduits à vis de bois comme celui montré plus haut pour la refente. Souvent leurs filetages sont détériorés près du fût. Par conséquent, c’est impossible à détecter sur les photos d’internet quand l’outil est fermé, conduit contre le fût. Le système à coulisses de fer ci-dessus fonctionne très bien, mais il est peu fréquent. J’apprécie un autre système également que l’on apercevra plus tard.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Bonjour Messieurs,
Manureva1, Merci pour votre témoignage et cette photo. Au niveau vocabulaire, je crois que celui du haut est le conduit à joint et celui du bas, le conduit à étriers. Par contre je n’avais encore jamais croisé ce renfort de métal. Toux deux ont des descentes à T. De beaux outils, merci.
PandaInHawaii, comme vous l’avez bien noté, il était effectivement plus simple et sûr de fixer le guide, à l’intérieur du chantier vu sa proximité avec la rive. Par contre je ne saisi pas vos craintes vis à vis d’un risque. Je n’ai eu aucun problème ou erreur de précision, donc je suppose que la solution que j’ai adopté n’était pas si risquée. En tous cas tout s’est bien passé ;-)
Avec votre parenthèse finale, vous vous faîtes l’avocat du diable!
Dans mes 8m carrés, j’ai toutes les machines usuelles, si je me lance parfois dans des projets sans électricité, c’est bien par amour du travail avec mes outils manuels. Ça n’est pour moi jamais une perte de temps, comme on s’en doute, le paramètre temps et en bas de la liste. J’entends bien cependant qu’on puisse avoir un autre avis surtout si l’on mélange corroyage à la machine et assemblage aux outils manuels.
Comme vous l’imaginez bien, dès l’ouverture du sujet, j’aurais pu passer mon bois dans ma dégauchisseuse raboteuse et sur mon banc de circulaire, ça aurait été bouclé en un ou deux jours pour arriver ici.
Notez que ce temps gagné sur la construction aurait été autant de temps perdu dans la pratique des outils à main, que de temps perdu! ;-) Et que d’argent perdu en outils à mains (là je parle pour la poubelle).
De plus, à mon humble avis, pour utiliser la défonceuse, il eu fallu également fabriquer un traineau qui prenne appui sur les rives du panneau, exactement comme ma guimbarde de fortune. Le temps de fabriquer ledit traineau avec sa base coulissante par rapport à l’assemblage de ma guimbarde, je sais avoir battu la machine à plates coutures.
J’ajoute que je n’ai jamais eu une quelconque satisfaction à utiliser une défonceuse.
J’ajoute encore, qu’écrire sur l’utilisation de machines et de surcroît photographier des machines est pour moi, définitivement du temps perdu ;-)
Je prends votre réflexion avec légèreté, étant persuadé que vous êtes vous aussi, un grand amateur du travail à la guimbarde.
Merci à tous
Manureva1, Merci pour votre témoignage et cette photo. Au niveau vocabulaire, je crois que celui du haut est le conduit à joint et celui du bas, le conduit à étriers. Par contre je n’avais encore jamais croisé ce renfort de métal. Toux deux ont des descentes à T. De beaux outils, merci.
PandaInHawaii, comme vous l’avez bien noté, il était effectivement plus simple et sûr de fixer le guide, à l’intérieur du chantier vu sa proximité avec la rive. Par contre je ne saisi pas vos craintes vis à vis d’un risque. Je n’ai eu aucun problème ou erreur de précision, donc je suppose que la solution que j’ai adopté n’était pas si risquée. En tous cas tout s’est bien passé ;-)
Avec votre parenthèse finale, vous vous faîtes l’avocat du diable!
Dans mes 8m carrés, j’ai toutes les machines usuelles, si je me lance parfois dans des projets sans électricité, c’est bien par amour du travail avec mes outils manuels. Ça n’est pour moi jamais une perte de temps, comme on s’en doute, le paramètre temps et en bas de la liste. J’entends bien cependant qu’on puisse avoir un autre avis surtout si l’on mélange corroyage à la machine et assemblage aux outils manuels.
Comme vous l’imaginez bien, dès l’ouverture du sujet, j’aurais pu passer mon bois dans ma dégauchisseuse raboteuse et sur mon banc de circulaire, ça aurait été bouclé en un ou deux jours pour arriver ici.
Notez que ce temps gagné sur la construction aurait été autant de temps perdu dans la pratique des outils à main, que de temps perdu! ;-) Et que d’argent perdu en outils à mains (là je parle pour la poubelle).
De plus, à mon humble avis, pour utiliser la défonceuse, il eu fallu également fabriquer un traineau qui prenne appui sur les rives du panneau, exactement comme ma guimbarde de fortune. Le temps de fabriquer ledit traineau avec sa base coulissante par rapport à l’assemblage de ma guimbarde, je sais avoir battu la machine à plates coutures.
J’ajoute que je n’ai jamais eu une quelconque satisfaction à utiliser une défonceuse.
J’ajoute encore, qu’écrire sur l’utilisation de machines et de surcroît photographier des machines est pour moi, définitivement du temps perdu ;-)
Je prends votre réflexion avec légèreté, étant persuadé que vous êtes vous aussi, un grand amateur du travail à la guimbarde.
Merci à tous
Dernière modification par Cornelius Agrippa le 15 févr. 2026, 12:35, modifié 1 fois.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Remplages à Orbe-Voie
Il y a quelques années, j’avais étudié nombre de reproductions de fenêtres de cathédrales, et un dessin avait déjà été arrêté pour ce futur projet.

Archi nul en géométrie, j’ai toujours trouvé l’art du trait fascinant. L’idée de me lancer dans le tracé traditionnel d’une épure m’a séduit. Cependant malgré des recherches sur de nombreux mois et en différents lieux (bibliothèques, Musées de l’outil de Troyes etc), à ma grande déception je n’ai trouvé aucun ouvrage répondant à mon besoin, spécifiquement sur le tracé des remplages.
Il me faut alors me tourner vers une solution beaucoup moins élégante…
Du haut de ses 15 ans, le fidèle Macintosh sur lequel votre serviteur écrit ces lignes, a toujours bon pied bon œil.
Il fait tourner ses différents photoshops comme au premier jour et c’est avec cette béquille technologique qu’un motif de remplage sera dessiné avec précision.

Imprimé, le motif sera reporté sur le bois à l’aide de papier carbone

Et c’est sous la lumière estivale du Royaume du Danemark que ce projet démarre véritablement avec la sculpture des panneaux.
Contrairement au corroyage maintes fois traité, nous développerons ici les étapes de la sculpture, ayant cœur à croire que l’un ou l’autre lecteur y trouvera un intérêt.
Comme évoqué plus haut, ces remplages nécessitent très peu d’outils, quatre en fait : burin, gouge mi-creuse, gouge méplate étroite et gouge méplate large.
Ainsi, nous commençons bien entendu avec l’incontournable burin

Nous frappons vigoureusement l’outil avec le maillet pour sortir de la matière rapidement

Pour optimiser le travail, les motifs sont attaqués sous le même angle avant de modifier l’orientation

Le travail du burin

Une gouge mi-creuse permettra ensuite de descendre graduellement le fond.
Mais alors que j’ai bien pensé à apporter mon bois et mes gouges pour les vacances, j’ai bien sûr oublié des outils cruciaux et il faudra vraiment que je m’organise mieux (nous y reviendrons).
Il me manque notamment un outil très simple pour vérifier les profondeurs.
Cet outil est absolument crucial, il me faut en fabriquer un nouveau, si possible aussi luxueux que le précédent.
Un rapide tour sur le tas de bois, deux coups de scie, une vis…et nous voilà avec un outil qui intéresserait certainement Thomas Lie-Nielsen !

A l’évidemment du motif, cet outil sera fort utile pour garder une profondeur régulière sur tout le panneau.
Un petit saut dans le futur pour l’illustration

Il est bien agréable de pratiquer notre loisir à l’extérieur.
Grâce à nos bons outils manuels, nous avons la chance de pouvoir travailler sans électricité.
En fin de journée durant ces prises de vue, j’ai encore mesuré cette chance lorsque, levant le nez de mon ouvrage, j’aperçus une biche traversant le jardin à une vingtaine de mètres de moi.
Las, de multiples imprévus ont avorté mes beaux plans de sculpture sous le soleil scandinave et l’ouvrage sera donc repris à l’atelier.
D’ailleurs, la perspective de reprendre ce travail dans la pénombre de mon atelier borgne me fait penser à un tableau de La Tour que j’aime beaucoup : Saint Joseph charpentier

Il y a quelques années, j’avais étudié nombre de reproductions de fenêtres de cathédrales, et un dessin avait déjà été arrêté pour ce futur projet.

Archi nul en géométrie, j’ai toujours trouvé l’art du trait fascinant. L’idée de me lancer dans le tracé traditionnel d’une épure m’a séduit. Cependant malgré des recherches sur de nombreux mois et en différents lieux (bibliothèques, Musées de l’outil de Troyes etc), à ma grande déception je n’ai trouvé aucun ouvrage répondant à mon besoin, spécifiquement sur le tracé des remplages.
Il me faut alors me tourner vers une solution beaucoup moins élégante…
Du haut de ses 15 ans, le fidèle Macintosh sur lequel votre serviteur écrit ces lignes, a toujours bon pied bon œil.
Il fait tourner ses différents photoshops comme au premier jour et c’est avec cette béquille technologique qu’un motif de remplage sera dessiné avec précision.

Imprimé, le motif sera reporté sur le bois à l’aide de papier carbone

Et c’est sous la lumière estivale du Royaume du Danemark que ce projet démarre véritablement avec la sculpture des panneaux.
Contrairement au corroyage maintes fois traité, nous développerons ici les étapes de la sculpture, ayant cœur à croire que l’un ou l’autre lecteur y trouvera un intérêt.
Comme évoqué plus haut, ces remplages nécessitent très peu d’outils, quatre en fait : burin, gouge mi-creuse, gouge méplate étroite et gouge méplate large.
Ainsi, nous commençons bien entendu avec l’incontournable burin

Nous frappons vigoureusement l’outil avec le maillet pour sortir de la matière rapidement

Pour optimiser le travail, les motifs sont attaqués sous le même angle avant de modifier l’orientation

Le travail du burin

Une gouge mi-creuse permettra ensuite de descendre graduellement le fond.
Mais alors que j’ai bien pensé à apporter mon bois et mes gouges pour les vacances, j’ai bien sûr oublié des outils cruciaux et il faudra vraiment que je m’organise mieux (nous y reviendrons).
Il me manque notamment un outil très simple pour vérifier les profondeurs.
Cet outil est absolument crucial, il me faut en fabriquer un nouveau, si possible aussi luxueux que le précédent.
Un rapide tour sur le tas de bois, deux coups de scie, une vis…et nous voilà avec un outil qui intéresserait certainement Thomas Lie-Nielsen !

A l’évidemment du motif, cet outil sera fort utile pour garder une profondeur régulière sur tout le panneau.
Un petit saut dans le futur pour l’illustration

Il est bien agréable de pratiquer notre loisir à l’extérieur.
Grâce à nos bons outils manuels, nous avons la chance de pouvoir travailler sans électricité.
En fin de journée durant ces prises de vue, j’ai encore mesuré cette chance lorsque, levant le nez de mon ouvrage, j’aperçus une biche traversant le jardin à une vingtaine de mètres de moi.
Las, de multiples imprévus ont avorté mes beaux plans de sculpture sous le soleil scandinave et l’ouvrage sera donc repris à l’atelier.
D’ailleurs, la perspective de reprendre ce travail dans la pénombre de mon atelier borgne me fait penser à un tableau de La Tour que j’aime beaucoup : Saint Joseph charpentier

Dernière modification par Cornelius Agrippa le 12 mars 2026, 22:21, modifié 1 fois.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Pour ceux qui ne sont pas trop loin, si il reste encore des place, c'est juste subjugant, ça prends aux tripes : https://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/georges-tour
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