Bonsoir.
Si je peux me permettre d’essayer de mettre tout ça d'équerre...
Je pense que c’est un peu comme pour l’Art. Il y a des professeurs qui sont obsédés par le déconstruire les figures classiques. Or, ne me demandez pas le comment du pourquoi, pas mal de gens qui arrivent en école d’art ne savent pas dessiner!
Avant de pouvoir déconstruire, il faut savoir construire.
Je pense que la tradition, du moins dans les métiers tels que ceux du bois / lutherie, etc, Est resté tradition parce que cela est justifié: de par l’efficacité des jointoiements, des arêtiers, et autres spécificités multiples.
Les outils - savoir utiliser les outils traditionnels est, à mon avis, un plus, une liberté et une autonomie.
Une des premières choses que les profs de menuiserie et ébénisterie expliquaient aux élèves (d’où moins là où j’ai appris), était précisément cette fausseté des équerres à lames... et les petites astuces pour palier à ces faussetés.
Savoir ces petites choses te donne la liberté pour, lors qu’il y a un outil à la performance plus élevée, le prendre à la place de l’ancien. Avoir le savoir de l’ancien te donne l’autonomie car si jamais ce que tu as à disposition est une équerre moins précise, tu sais comment palier à cet handicap. Le savoir ne prend pas de place.
Commencer par la tradition, et le bon maniement des outil, te permet d’évoluer plus armé.
C’est juste mon opinion.
Maintenant, chacun est libre de choisir, bien évidement.

J’utilise l’équerre à lame, bois palissandre, une fausse équerre du même matériel, et une mini équerre japonaise.