corsinou a écrit :Pour ma part je préfére un ajustage parfait et un minimum de colle, passée au pinceau, qui va assurrer un collage parfait, je pense que les surplus de colle sont néfaste à la réussite d'un bon collage.
Ce n'est que mon avis, basé sur des erreurs, mais d'autres membres plus expert que moi te donneront certainement une réponse plus judicieuse.
C'est une question intéressante qui mériterait à elle seule un fil dédié.
Le premier point, c'est que l'affirmation "
les surplus de colle sont néfaste à la réussite d'un bon collage" est à modérer.
Les anciens disaient qu'en général un bon collage, c'est un collage qui bave bien. Quand ça ne bave pas, c'est qu'il n'y avait pas assez de colle.
Mais c'est vrai que le cas des mortaises est un peu spécial. Tenon/mortaise classique ou faux tenon/mortaise, même combat.
il faut imprégner légèrement l'intérieur de la mortaise (mais point trop) si sa profondeur est ajustée au plus juste à celle du tenon (aucune importance s'il y a une grosse marge). Sinon la colle sera chassée au fond et on ne pourra pas enfoncer le tenon jusqu'au bout (la colle étant peu compressible). Mais on peut tartiner généreusement le tenon vu que la colle sera raclée lors de son insertion dans la mortaise.
Vient le cas du Domino. Festool et ses représentants ont le discourt suivant. Ils préconisent de mettre une bonne dose de colle au fond par un coup de biberon, sans s'occuper des bords de la mortaise et du Domino. Du fait de la surface très structurée du Domino, une fois se dernier enfoncé dans la mortaise, la colle est sensée remonter le long des rainures latérales par effet piston puis se diffuser sur les faces structurées.
Actuellement, je n'ai réellement de bille pour confirmer ou infirmer pas cette assertion. Mais un de ces 4, je ferai des tests pour m'en assurer. (j'en profiterai pour comparer la solidité d'un vrai tenon/mortaise avec un assemblage Domino de même section).
Mais en première approche, j'ai un peu de mal à adhérer à cette théorie de la diffusion miraculeuse. Je veux bien que la colle remonte par les rainures latérales mais je suis beaucoup plus dubitatif sur le fait qu'elle aille imprégner les faces.
Et puis même, elle va peut-être se diffuser dans les marques en impression mais les autres parties de la face qui sont un peu plus en relief ne seront pas encollées elle.
Encore faut-il utiliser une colle bien liquide.
Ensuite, on m'a toujours dit de coller les deux parties à encoller. Si on n'applique pas cette recommandation, même en mettant pas mal de colle d'un côté, quand on les presse ensemble puis qu'on les sépare, on trouve toujours des zones non imprégnées sur la partie qui n'a pas été collée. Un petit test permet de le vérifier très facilement.
Dans le cas des Dominos, je ne connais que
ce test de Paul-Marcel St-Onge. Son but était de tester la résistance d'un domino avec encollage de la seule mortaise et encollage des deux. Il aurait également pu faire un test avec un encollage de la mortaise par un coup de biberon (dans sa vidéo, il utilise uniquement le pinceau).
Bref, au final un assemblage avec un double encollage de la mortaise et du tenon s'est avéré beaucoup plus solide qu'un simple encollage de la mortaise.
Personnellement, j'encolle les deux au pinceau. Mais j'ai du temps à perdre.
Je trouve qu'il manque dans le système domino le pendant de l'encolleuse Dosicol du système Lamello.
J'en ai discuté avec un représentant Festool, mais il ne semblait pas vraiment persuadé de l'utilité de cet accessoire.