Pour Cap tain
Euh.... non pas tout à fait.
En fait il y a un triangle par pied. Le pied en extrémité haute à une section de 20*45 de mémoire, les tables sont chez ma belle fille.
Donc chaque triangle mesure environ 70 à 80 mm de coté et il est vissé collé dans chaque angle de la table.
Je sais ce qu'est devenu l’enseignement technique mon fils y est passé.
Ca fait vieux con de dire c'était mieux avant, mais il faut se rendre à l'évidence sur certains sujets comme celui là.
En même temps il faut relativiser.
A l'époque il n'y avait que 3 lycées techniques d'état en France et c'était à Paris.
Diderot Dorian et Raspail dans l'ordre de leur renomée.
L'entrée se faisait sur concours, j'étais à Raspail, ils prenaient 240 candidats en seconde sur environ 1200 qui se presentaient, en 1ère ils ne gardaient que 3 sections ce qui correspondait à 90 personnes et 30 en terminale.
C'était de la sélection pure et dure les 30 avaient inévitablement le bac mais quand tu te présentais avec un bac sortant d'une de ces 3 écoles y'avait pas photo entre toi et les autres et pour rentrer en école d'ingénieur pareil.
Bon moi j'ai calé en première repiqué en lycée technique classique et fait un BTS par la suite mais ce que j'ai appris en seconde m'a servi toute ma vie et m'a avntagé dans bien des domaines.
En chaudronnerie la pièce n'était pas piquée des vers non plus ça ressemblait à ça:
http://www.expressoutillage.com/boutiqu ... _fr&num=41
La virole et le fond étaient assemblés par double agrafage, à part la rouleuse pour faire la virole tout à la main avec le marteau postillon et les bouterolles qui vont bien.
Pareil travail sur les machines cisailles et presse-plieuses hydrauliques, bombled, grignoteuse etc pour se familiariser avec les outils de l'industrie mais la pièce de stage entièrement à la main. Et fallait que ce soit étanche à l'eau bien sur.
J'ai un gros regret la pièce qui était resté dans l'atelier chez mes parents à du partir à la poubelle un jour de grand nettoyage.
La forge c'était moins valorisant comme pièce....
On nous avait donné un rond de 40 environ lg 300 et fallait sortir une pièce avec 3 sctions de longueur identique.
La première cylindrique mais en diamètre 30 la deuxième carré de 30 et la 3eme hexagonale.
Fallait tenir les cotes la cylindricité les parallélismes et surtout la longueur finale, parce que à chaque fois que l'on chauffe la pièce il y a une "perte au feu" de l'ordre de quelques % en volume donc celui qui réchauffait sa pièce trop souvent pour rattraper ses conneries ben il arrivait à la fin avec une pièce trop courte.
Bon je dois reconnaître que toutes nos pièces y compris la mienne étaient loin de s'approcher de ce que l'on nous demandait au niveau des cotes, j'étais assez satisfait de mes prismes qui étaient plutôt réguliers mais les cotes étaient dans les choux.
Alors pour nous écœurer les deux profs, des vieux de la vieille un peu bois sans soif (forcément fait chaud dans une forge) nous ont fait une petite démo, le premier à la main comme nous, il nous sort la pièce finie aux cotes en 5 chauffes en 20/30 mn quoi et l'autre au martinet en une chauffe en 5 mn.
En parallèle on nous a fait travailler sur un pilon, sur un martinet, frapper à deux en cadence avec un 3eme qui manipulait la pièce etc
3 mois d'ajustage, ça c'était une vraie galère surtout au début, apprendre à scier droit.....facile un rond de 50 et une scie à métaux, après limer plan, limer d'équerre tenir des cotes au 1/10 au 1/100 ensuite fabriquer un poinçon et une matrice pour découper des cosses en cuivre et le test à la fin sur une presse.
Travail à l'étau limeur, à la rectif plane.
Après le travail sur machine-outil en tout cas pour moi c'était que du plaisir.