Etagère à rabots de bois
Ce fut pour moi un projet des plus stimulants!
Bon, au niveau des assemblages, je confesse n’avoir absolument rien fait d’innovant techniquement, zéro, bien au chaud dans mon ma zone de confort!
Mais je dois dire qu’il a été très enrichissant de me forcer à n’utiliser que des outils de bois.
Après avoir appris à les connaître et les sélectionner grâce aux livres, j’éprouvais un irréfragable besoin de savoir si je parviendrais à les maîtriser.
Je ne partais pas de zéro bien sûr, j’en utilisais certains depuis des années. Mais en toute franchise, après quelques utilisations du marteau à régler les fers, le réglage de profondeur d’un Bailey ne paraît plus si crucial pour travailler.
Et à toutes fins utiles, l’outil à fût le plus onéreux de tout ce projet, n’a pas coûté plus de dix euros.
J’utilisais déjà les “rabots” les plus utiles (rabot à queue, moulures), n’existant pas ou presque chez Stanley, et j’ai réellement découvert les plus communs en bois.
La sculpture des orbe-voies a été une réel bonheur et je pèse mes mots, mais je pense que ça c’est vu.
Et ce n’est pas crucial, mais j’ai accompli une première!
Bien des fois j’ai tenté, sans succès et ce projet est le tout premier que j’accomplis sans aucun recours à l’abrasif, à aucun moment.
Alors certes le fini est peut-être moins bon par endroits, mais je considère cette case cochée, elle ne sert pas à grand chose, mais c’était un petit défi de longue date. Je me rends compte que je ne l’ai pas évoqué, mais reprendre à zéro (ouvrir mon esprit à un affiloir non traditionnel), m’a donné l’impulsion qui manquait.
Enfin, comme lors de précédentes expériences, c’était une gageure de s’arrêter en permanence pour les photos, et bien sûr ensuite les trier et rédiger mes bêtises…
Mais sincèrement, le soutien que j’ai eu ici durant la publication, est une immense gratification.
J’entends bien que c’est un comble pour tout misanthrope.
Je remercie donc céans mon audience, et vais, fidèle à mon habitude, progressivement me retirer en mon hibernation.
Bon avant ça et rapidement, le produit fini:
Un coup d’œil à l’arrière, illustrant mon manque d’attention sur plusieurs refentes.
La planchette de droite a été fixée correctement depuis!
Pendant que je place mes rabots sur les rayons tous neufs, j’en profite pour donner ce truc : les caisses de vin sont extrêmement pratiques pour stocker les beaux outils de bois. Mais selon mon expérience, les caisses de douze sont bien plus pratiques que celle de six, c’est une question de ratio extrêmement compliqué du genre Lxlxh.
Aussi, lorsque vous irez en courses avec Madame, précisez-lui bien qu’il vous faut doubler les quantités de vin, car c’est crucial pour la bonne tenue de l’atelier.
(Je vous en prie)
Et c’est là que je m’aperçois que je n’ai pas de photo étagère pleine avec moi.
Je présente mes excuses et reviendrai combler cet espace dès que possible.
Pour conclusion, nous laisserons la parole à notre héros favori!
Cyrano, après s’être battu absolument seul contre cent soldats et mourant dans les bras de Roxane.
(Acte 5 scène 6)
Que dites-vous ?... C'est inutile?... Je le sais ! Mais on ne se bat pas dans l'espoir d'un succès ! Non non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile!
(Edmond Rostand)
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