moi je ferais à la main. le temps de préparer ton montage sur la machine pour une coupe, tu auras déjà fini les 2 coupes verticale et après ... euh ... ben tu te débrouilles
Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
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Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Salut,
moi je ferais à la main. le temps de préparer ton montage sur la machine pour une coupe, tu auras déjà fini les 2 coupes verticale et après ... euh ... ben tu te débrouilles
(enfin bon, au ciseau à bois ça devrait le faire non ?).
moi je ferais à la main. le temps de préparer ton montage sur la machine pour une coupe, tu auras déjà fini les 2 coupes verticale et après ... euh ... ben tu te débrouilles
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Tu as une scie à ruban ? Tu scies les deux cotés parallèles de l'entaille, puis en diagonale jusqu'au fond de l'entaille, de manière à enlever un premier triangle. Puis, en biais de l'autre coté, pour enlever un second petit triangle, et ainsi de suite. A la fin, terminer au ciseau et/ou à la lime.
Si la scie est trop faible pour ce gros morceau, faire cela très doucement pour que la scie ne casse pas. S'arrêter de temps en temps, revenir en arrière de manière à ce que les dents se nettoient d'elles-même. Ne pas forcer sur la scie, laisser le bois avancer presque tout seul.
Sinon, faire cela à la scie à main, en procédant de la même manière (les triangles). Plus long, mais moins dangereux pour la scie à ruban.
Si la scie est trop faible pour ce gros morceau, faire cela très doucement pour que la scie ne casse pas. S'arrêter de temps en temps, revenir en arrière de manière à ce que les dents se nettoient d'elles-même. Ne pas forcer sur la scie, laisser le bois avancer presque tout seul.
Sinon, faire cela à la scie à main, en procédant de la même manière (les triangles). Plus long, mais moins dangereux pour la scie à ruban.
Dernière modification par Kentaro le 05 janv. 2017, 21:50, modifié 1 fois.
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Je serai tenté de dire que tu peux enlever une grosse partie avec ta défonceuse et ta fraise hélicoïdale en utilisant le guide parallèle ..En procédant ainsi de chaque coté, il ne restera plus grand chose à enlever à la main ....
@+
Seb
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Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Pour soulager ta scie à ruban, si tu as une bonne perceuse, tu peux également faire une série de gros trous (10 mm) le long des lignes parallèles. La scie aura moins de peine ensuite.
Sinon, as tu vraiment besoin de faire une entaille si profonde ? tu peux faire un double encastrement, en enlevant de la matière dans la partie femelle entre les deux tenons.
Sinon, as tu vraiment besoin de faire une entaille si profonde ? tu peux faire un double encastrement, en enlevant de la matière dans la partie femelle entre les deux tenons.
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
C'est vrai qu'il en restera sans doute un peu au centre malgré la fraise super longue et la plongée assez fameuse de la Triton, mais ça me plait comme méthode! J'aime quand j'ai un guide, une butée ou un gabarit qui gère la précision et la répétabilité à ma placeMocasse a écrit :Je serai tenté de dire que tu peux enlever une grosse partie avec ta défonceuse et ta fraise hélicoïdale en utilisant le guide parallèle ..En procédant ainsi de chaque coté, il ne restera plus grand chose à enlever à la main ....
Allez, je vais le dire, c'est aussi un peu ça qui me faisait hésiter à utiliser la scie à ruban. Ici, j'aurai immédiatement des joues bien nettes, et même les surfaces de référence pour retirer ce qui restera au milieu.
Bon sang, mais c'est bien sûr! En plus j'aime bien l'idée d'avoir une masse de bois encore un peu plus imposante qui vient s'emboîter dans le plateau. Je suis sûr que ça va augmenter la solidité et que c'est totalement inutile vu les dimensions déjà en jeu. J'aime!Kentaro a écrit :Sinon, as tu vraiment besoin de faire une entaille si profonde ? tu peux faire un double encastrement, en enlevant de la matière dans la partie femelle entre les deux tenons.
Bon, c'est malin, vous m'avez trouvé les solutions en moins d'une soirée... C'est pas du jeu!
En tout cas, merci!
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Super projet!
Pourquoi ne pas avoir fait une presse allemande ?
Pourquoi ne pas avoir fait une presse allemande ?
Dans la vie, il faut faire ce qu'on aime et aimer ce qu'on fait.......
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
alrj a écrit :
Bon, c'est malin, vous m'avez trouvé les solutions en moins d'une soirée... C'est pas du jeu!
En tout cas, merci!
C'est qu'on veut que ça avance, on est impatient de voir la suite !!!!
Sinon, bravo, beau projet, et ça promet d'être bien réalisé !!!!
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Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Mais ... heu .... c'est pas encore terminé ?
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Pour pas mal de raisons, en fait.EB77 a écrit :Super projet!
Pourquoi ne pas avoir fait une presse allemande ?
- La presse allemande s'écarte, et nécessite donc plus de place à droite de l'établi pour s'ouvrir.
- La quincaillerie est plus complexe, or je souhaite garder autant que possible la simplicité du Roubo.
- C'est plus cher aussi, et je me suis déjà fait pas mal plaisir sur le bois.
- Et surtout, je ne suis pas sur que je trouverais ça si pratique à l'usage (je me trompe peut-être).
Non. Je fais durer le plaisir autant que je peux!cray666 a écrit :Mais ... heu .... c'est pas encore terminé ?
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Bonsoir à tous !
Après une petite escapade en Russie, où j'ai eu l'occasion de découvrir et surtout d'apprécier le port du caleçon long 100% laine de mérinos, me voilà de retour, prêt à affronter sans la moindre appréhension la température finalement bien tempérée de mon atelier.
D'abord une triste découverte, samedi: mon stock de merisier est plein de petits trous suspects. Une dizaine d'avivés que je passe rapidement à la dégau pour mieux constater les dégâts... Comme je le craignais, je peux tout jeter. Quelques morceaux de 50cm de long sont récupérables, sans plus. La bonne nouvelle, c'est que ça m'a permis de découvrir que le gars qui m'avait revendu ce merisier y avait malencontreusement mêlé six très belles planches de poirier. Et le poirier, lui, n'a rien!
Tout ça pour dire que je n'ai pas pu commencer tout de suite à travailler sur ces pieds d'établi, il a fallu attendre la fin de l'après-midi, samedi. J'ai commencé par tester la méthode à la défonceuse, pour évider la partie entre les deux tenons du haut du pied. Eh bien, cette Triton TRA-001, elle est fantastique sous table, mais en utilisation à la volée c'est quand même une tout autre histoire. Trop grosse, trop lourde, le guide parallèle en métal ne glisse pas follement bien. Alors après moult manipulations et avoir attaqué par les trois cotés, j'ai obtenu ceci samedi soir:

Et là, quand j'ai vu le temps que ça m'avait pris et les copeaux que ça avait fait voler absolument partout, j'ai repensé au commentaire de FastAndDirty
J'ai donc emprisonné un pied dans mon petit Workmate, et j'ai marqué le trait de coupe au ciseau. Paul Sellers appelle ça un "knife wall".
J'ai amorcé la coupe avec le côté pour tronçonner de la ryoba, même si je suis en réalité en bois de fil, de manière à avoir une empreinte plus nette.
Puis j'ai marqué le trait sur toute la longueur.
Pour assurer le guidage vertical de la coupe, j'ai scié très incliné, le long de mes marques sur les faces. (Au passage, on peut voir dans mes cheveux les sous-produits du défonçage).
Pour cette opération précise, j'ai préféré utiliser ma scie à dos occidentale, avec laquelle j'arrivais à être plus précis. Ensuite, eh bien il ne restait plus qu'à scier tout ça !
Finalement, éliminer ce qui se trouvait entre les deux traits de coupe s'est révélé assez simple. En attaquant le fond
il suffisait de faire sauter une épaisseur.

Le chêne se prête particulièrement bien à cet exercice, et j'ai eu tôt fait d'arriver à la moitié, de retourner le pied, d'attaquer par l'autre côté, et de finir.
Ce qui m'a finalement le plus ennuyé dans tout ça, c'était de ne pas avoir de ciseau de la bonne largeur! 20 mm c'était trop large, et le suivant dans ma collection fait 16mm. C'est bête, il m'aurait fallu 18mm...
Le résultat est acceptable:

Cette réussite m'ayant encouragé, j'ai fait les trois autres dans la foulée.
Enfin, avant de quitter l'atelier, j'ai aussi fait une tentative de découpe d'un tenon en queue d'aronde. Là, je pense que je peux m'améliorer.
Finalement, je suis plutôt content de ce weekend. J'ai bien avancé sur une étape qui me faisait un peu peur, et surtout j'ai découvert que j'étais capable de scier droit !
Pour la suite, il s'agira de finir les queues d'aronde (délicat, je voudrais faire mieux que la première), d'amincir les tenons "arrières" (fastoche!) puis de creuser les grosse mortaise qui accueilleront les traverses. Une fois que ce sera fait, je pourrai peser les pieds !
À bientôt pour la suite !
Après une petite escapade en Russie, où j'ai eu l'occasion de découvrir et surtout d'apprécier le port du caleçon long 100% laine de mérinos, me voilà de retour, prêt à affronter sans la moindre appréhension la température finalement bien tempérée de mon atelier.
D'abord une triste découverte, samedi: mon stock de merisier est plein de petits trous suspects. Une dizaine d'avivés que je passe rapidement à la dégau pour mieux constater les dégâts... Comme je le craignais, je peux tout jeter. Quelques morceaux de 50cm de long sont récupérables, sans plus. La bonne nouvelle, c'est que ça m'a permis de découvrir que le gars qui m'avait revendu ce merisier y avait malencontreusement mêlé six très belles planches de poirier. Et le poirier, lui, n'a rien!
Tout ça pour dire que je n'ai pas pu commencer tout de suite à travailler sur ces pieds d'établi, il a fallu attendre la fin de l'après-midi, samedi. J'ai commencé par tester la méthode à la défonceuse, pour évider la partie entre les deux tenons du haut du pied. Eh bien, cette Triton TRA-001, elle est fantastique sous table, mais en utilisation à la volée c'est quand même une tout autre histoire. Trop grosse, trop lourde, le guide parallèle en métal ne glisse pas follement bien. Alors après moult manipulations et avoir attaqué par les trois cotés, j'ai obtenu ceci samedi soir:

Et là, quand j'ai vu le temps que ça m'avait pris et les copeaux que ça avait fait voler absolument partout, j'ai repensé au commentaire de FastAndDirty
Ça me faisait un peur de le faire à la main, je craignais surtout de ne pas réussir à couper d'équerre. Mais après une deuxième tentative à la défonceuse, je me suis quand même lancé. Surtout qu'on est dimanche, et que je n'aime pas faire du bruit de machines le dimanche.FastAndDirty a écrit :moi je ferais à la main. le temps de préparer ton montage sur la machine pour une coupe, tu auras déjà fini les 2 coupes verticale et après ... euh ... ben tu te débrouilles(enfin bon, au ciseau à bois ça devrait le faire non ?).
J'ai donc emprisonné un pied dans mon petit Workmate, et j'ai marqué le trait de coupe au ciseau. Paul Sellers appelle ça un "knife wall".

J'ai amorcé la coupe avec le côté pour tronçonner de la ryoba, même si je suis en réalité en bois de fil, de manière à avoir une empreinte plus nette.

Puis j'ai marqué le trait sur toute la longueur.

Pour assurer le guidage vertical de la coupe, j'ai scié très incliné, le long de mes marques sur les faces. (Au passage, on peut voir dans mes cheveux les sous-produits du défonçage).
Pour cette opération précise, j'ai préféré utiliser ma scie à dos occidentale, avec laquelle j'arrivais à être plus précis. Ensuite, eh bien il ne restait plus qu'à scier tout ça !

Finalement, éliminer ce qui se trouvait entre les deux traits de coupe s'est révélé assez simple. En attaquant le fond
il suffisait de faire sauter une épaisseur. 
Le chêne se prête particulièrement bien à cet exercice, et j'ai eu tôt fait d'arriver à la moitié, de retourner le pied, d'attaquer par l'autre côté, et de finir.

Ce qui m'a finalement le plus ennuyé dans tout ça, c'était de ne pas avoir de ciseau de la bonne largeur! 20 mm c'était trop large, et le suivant dans ma collection fait 16mm. C'est bête, il m'aurait fallu 18mm...
Le résultat est acceptable:

Cette réussite m'ayant encouragé, j'ai fait les trois autres dans la foulée.
Enfin, avant de quitter l'atelier, j'ai aussi fait une tentative de découpe d'un tenon en queue d'aronde. Là, je pense que je peux m'améliorer.

Finalement, je suis plutôt content de ce weekend. J'ai bien avancé sur une étape qui me faisait un peu peur, et surtout j'ai découvert que j'étais capable de scier droit !
Pour la suite, il s'agira de finir les queues d'aronde (délicat, je voudrais faire mieux que la première), d'amincir les tenons "arrières" (fastoche!) puis de creuser les grosse mortaise qui accueilleront les traverses. Une fois que ce sera fait, je pourrai peser les pieds !
À bientôt pour la suite !
Dernière modification par alrj le 24 nov. 2020, 09:45, modifié 1 fois.
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Bonjour à tous !
Vous connaissez la musique, je regrette de ne pas avoir plus d'heures dans une journée, et plus de journées dans une sem... dans un weekend !
J'ai quand même pu avancer!
D'abord, j'ai fini les tenons des pieds, à la scie et au ciseau. Et à part pour l'un d'entre eux, je trouve que je ne m'en suis pas trop mal sorti. De toute façon, c'est surtout quand je vais devoir creuser les mortaises dans le plateau que je risque de souffrir!

Ceci fait, j'ai creusé les mortaises qui accueilleront les traverses. J'avais prévu 65mm de profondeur, mais il y a un truc que je n'avais pas prévu: mes mèches forstner ne sont pas assez longues

Les mortaises feront donc un bon gros 55mm de profondeur. Vu leur taille, je ne pense pas que ce sera réellement problématique.
Pour enlever le plus gros, j'utilise donc une mèche forstner de 32, un peu plus enfoncée dans le mandrin que sur la photo précédente! Le pied bien en appui sur le guide de la table de ma perceuse à colonne, je vérifie que les petites dents du forêt affleurent d'abord les faces:
ainsi que l'extrémité: 
Quand les deux extrêmes sont percés, je retire ce qui se trouve au centre

Une fois toutes mes mortaises percées grossièrement, je les équarris au ciseau.


Je n'oublie bien sûr pas de vérifier que les parois sont d'équerre !


Ce n'est pas vraiment parfait, je pense que j'aurais pu faire mieux.
Chaque mortaise m'aura pris environ 5 minutes à la perceuse à colonne, et 20 minutes au ciseau. Mais je ne regrette pas de l'avoir fait de cette manière, c'est agréable de travailler à la main quand on n'a pas d'impératif de temps (à part le forum, hum...).
Et voilà le travail !

Les pieds étant finis, je peux commencer à travailler sur les traverses. Heureusement c'est plus simple que les pieds! Deux d'entre elles feront (environ) 55cm, les deux autres 120cm de long, et elles auront toutes une section de 120x62mm.
Tout mon chêne est en 50mm d'épaisseur et il me faut 62, ce sera donc l'occasion rêvée pour tester en grandeur nature les capacités de ma scie à ruban pour refendre du chêne.
Une première planche est assez large pour fournir de quoi commencer deux traverses.

Et voilà la refente d'une autre planche, qui elle est tout juste assez large (127mm avant rabotage):

Aucun problème, cette brave petite Makita s'en sort comme un chef! J'ai pris garde de ne pas avancer trop vite pour que la sciure soit correctement évacuée.
Après avoir dégauchi les faces nécessaires, je peux coller ensemble de quoi réaliser les longues traverses

ainsi que les courtes

Quand la colle est sèche, passage par la dégau et la raboteuse pour mettre aux dimensions voulues.
Avant:

Après:

Je suis émerveillé de découvrir de tels rayons sur les faces des grandes traverses!

Et moi qui jusqu'ici n'aimais pas beaucoup le chêne rustique, je commence doucement à changer d'avis. Un méchant nœud qui risque de sauter, non! Mais un dessin comme celui-là, oui, cent fois oui :

Voilà, c'est tout pour cette fois. Je vais maintenant devoir tailler les tenons aux extrémités des traverses. Et croyez-moi ou non, mais ce seront les tout premiers ajustages tenon-mortaise que je ferai! Cet établi est décidément plein de premières pour le demi débutant que je suis !
À bientôt !
Vous connaissez la musique, je regrette de ne pas avoir plus d'heures dans une journée, et plus de journées dans une sem... dans un weekend !
J'ai quand même pu avancer!
D'abord, j'ai fini les tenons des pieds, à la scie et au ciseau. Et à part pour l'un d'entre eux, je trouve que je ne m'en suis pas trop mal sorti. De toute façon, c'est surtout quand je vais devoir creuser les mortaises dans le plateau que je risque de souffrir!

Ceci fait, j'ai creusé les mortaises qui accueilleront les traverses. J'avais prévu 65mm de profondeur, mais il y a un truc que je n'avais pas prévu: mes mèches forstner ne sont pas assez longues

Les mortaises feront donc un bon gros 55mm de profondeur. Vu leur taille, je ne pense pas que ce sera réellement problématique.
Pour enlever le plus gros, j'utilise donc une mèche forstner de 32, un peu plus enfoncée dans le mandrin que sur la photo précédente! Le pied bien en appui sur le guide de la table de ma perceuse à colonne, je vérifie que les petites dents du forêt affleurent d'abord les faces:
ainsi que l'extrémité: 
Quand les deux extrêmes sont percés, je retire ce qui se trouve au centre

Une fois toutes mes mortaises percées grossièrement, je les équarris au ciseau.


Je n'oublie bien sûr pas de vérifier que les parois sont d'équerre !


Ce n'est pas vraiment parfait, je pense que j'aurais pu faire mieux.
Chaque mortaise m'aura pris environ 5 minutes à la perceuse à colonne, et 20 minutes au ciseau. Mais je ne regrette pas de l'avoir fait de cette manière, c'est agréable de travailler à la main quand on n'a pas d'impératif de temps (à part le forum, hum...).
Et voilà le travail !

Les pieds étant finis, je peux commencer à travailler sur les traverses. Heureusement c'est plus simple que les pieds! Deux d'entre elles feront (environ) 55cm, les deux autres 120cm de long, et elles auront toutes une section de 120x62mm.
Tout mon chêne est en 50mm d'épaisseur et il me faut 62, ce sera donc l'occasion rêvée pour tester en grandeur nature les capacités de ma scie à ruban pour refendre du chêne.
Une première planche est assez large pour fournir de quoi commencer deux traverses.

Et voilà la refente d'une autre planche, qui elle est tout juste assez large (127mm avant rabotage):

Aucun problème, cette brave petite Makita s'en sort comme un chef! J'ai pris garde de ne pas avancer trop vite pour que la sciure soit correctement évacuée.
Après avoir dégauchi les faces nécessaires, je peux coller ensemble de quoi réaliser les longues traverses

ainsi que les courtes

Quand la colle est sèche, passage par la dégau et la raboteuse pour mettre aux dimensions voulues.
Avant:

Après:

Je suis émerveillé de découvrir de tels rayons sur les faces des grandes traverses!

Et moi qui jusqu'ici n'aimais pas beaucoup le chêne rustique, je commence doucement à changer d'avis. Un méchant nœud qui risque de sauter, non! Mais un dessin comme celui-là, oui, cent fois oui :

Voilà, c'est tout pour cette fois. Je vais maintenant devoir tailler les tenons aux extrémités des traverses. Et croyez-moi ou non, mais ce seront les tout premiers ajustages tenon-mortaise que je ferai! Cet établi est décidément plein de premières pour le demi débutant que je suis !
À bientôt !
Dernière modification par alrj le 24 nov. 2020, 09:46, modifié 1 fois.
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Excellentissime!!!
Ticket siouplé
Pas envie de manquer la suite!
Fred
Ticket siouplé
Fred
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Effectivement, sacrément maillé ce chêne ! Coupe sur quartier parfaite !
Ils sont bien tes tenons QA, beaux assemblages en perspective.
Ils sont bien tes tenons QA, beaux assemblages en perspective.
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Merci! J'avoue que l'assemblage pieds/plateau me fait un peu peur, et que je réfléchis déjà pour tenter de trouver un moyen de me sauver la mise au cas où je me planterais...
Je sais que ce n'est qu'un meuble d'atelier, et en plus destiné à recevoir des coups! Mais c'est surtout pour moi un fantastique exercice d'apprentissage, alors j'essaie d'y mettre autant de rigueur que possible.
Merci encore pour les encouragements!
Je sais que ce n'est qu'un meuble d'atelier, et en plus destiné à recevoir des coups! Mais c'est surtout pour moi un fantastique exercice d'apprentissage, alors j'essaie d'y mettre autant de rigueur que possible.
Merci encore pour les encouragements!
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Impressionné...
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Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Bonsoir à tous,
C'est bien beau d'avoir des mortaises dans les pieds, mais sans leur tenon, ce ne sont jamais que des gros trous inutiles...
Alors j'ai disposé deux pieds de manière à ce qu'ils soient bien à fleur du bord du plateau, bien alignés sur une perpendiculaire à ce bord, et j'ai posé l'une des futures traverses par dessus. D'un rapide coup d'équerre à combinaison, j'ai rapidemen aligné la traverse pile à hauteur des mortaises:

Ainsi, j'ai pu reporter au tranchet la ligne d'épaulement de chacun des tenons.

Depuis cette marque, j'ai alors pu continuer à tracer les limites du tenon.

Heureusement, ce sont des tenons très simples. Je règle la hauteur de la lame de ma scie (un pouillème en dessous de ma ligne):

et je positionne ma pièce le plus précisément possible pour effectuer la coupe qui formera l'épaulement du tenon:

J'effectue quelques passes supplémentaires à travers la partie à retirer, pour pouvoir enlever la matière en deux coups de cuillère à pot. Enfin, en une dizaine de coups de maillet, mais je me comprends.

Après ça, ben je me suis fait plaisir
Plutôt que de mettre la défonceuse sous table pour la suite du travail, ce qui aurait été bien plus rapide mais aussi bien plus bruyant et qui aurait fait bien plus de poussière, j'ai préféré ajuster l'épaisseur de mon tenon à la guimbarde.

J'utilise la chute de la traverse pour supporter mon outil, avec la certitude que l'épaisseur est identique de chaque coté. Pratique!
Après quelques passes quand même, voilà que... oui, ça y est! Je dois bien forcer, mais ça entre !

Et à l'arrière, ce n'est même pas aussi raté que je ne le craignais !

Joie ! Mon premier assemblage tenon/mortaise ! Ni une ni deux, c'est rempli d'enthousiasme que j'attaque l'autre extrémité de la traverse, pour rapidement obtenir ceci:

Je prends soin de bien marquer qui va où:

Avec les deux pieds réunis par la traverse, ça donne ceci, pile et face:


Et ce soir, j'ai terminé l'autre traverse, et je vous propose cette petite vue "en situation".

Ben oui, mon plateau est toujours à l'envers! D'ailleurs, justement, à ce sujet... Si je pouvais sans problème usiner les petites traverses aux dimensions requises parce que j'ai déjà la largeur de mon plateau (forcément), il n'en va pas de même pour les longues, qui devront être ajustées à l'écartement réel que je vais avoir entre les pieds.
Cette fois, on arrive donc vraiment au moment où je ne vais plus pouvoir y couper, je vais devoir m'attaquer aux mortaises dans le plateau ! Rien que de le dire, j'ai un peu peur. Mais en plus j'ai un léger problème. Enfin, léger, si j'ose dire ! Ce sont des mortaises que je vais devoir attaquer par les deux cotés si je veux que ce soit bien fait, mais le plateau est tellement lourd que je n'arrive pas à le soulever suffisamment pour le retourner
Et puis, les tréteaux sur lesquels repose le plateau sont faiblards et ne m'inspirent pas confiance du tout, j'ai peur que tout se retrouve par terre.
Alors, si vous me voyez construire des tréteaux solides avant de commencer à faire des trous dans le plateau, ne vous inquiétez pas, c'est seulement pour préparer la suite du travail !
À bientôt pour la suite !
C'est bien beau d'avoir des mortaises dans les pieds, mais sans leur tenon, ce ne sont jamais que des gros trous inutiles...
Alors j'ai disposé deux pieds de manière à ce qu'ils soient bien à fleur du bord du plateau, bien alignés sur une perpendiculaire à ce bord, et j'ai posé l'une des futures traverses par dessus. D'un rapide coup d'équerre à combinaison, j'ai rapidemen aligné la traverse pile à hauteur des mortaises:

Ainsi, j'ai pu reporter au tranchet la ligne d'épaulement de chacun des tenons.

Depuis cette marque, j'ai alors pu continuer à tracer les limites du tenon.

Heureusement, ce sont des tenons très simples. Je règle la hauteur de la lame de ma scie (un pouillème en dessous de ma ligne):

et je positionne ma pièce le plus précisément possible pour effectuer la coupe qui formera l'épaulement du tenon:

J'effectue quelques passes supplémentaires à travers la partie à retirer, pour pouvoir enlever la matière en deux coups de cuillère à pot. Enfin, en une dizaine de coups de maillet, mais je me comprends.

Après ça, ben je me suis fait plaisir
Plutôt que de mettre la défonceuse sous table pour la suite du travail, ce qui aurait été bien plus rapide mais aussi bien plus bruyant et qui aurait fait bien plus de poussière, j'ai préféré ajuster l'épaisseur de mon tenon à la guimbarde.

J'utilise la chute de la traverse pour supporter mon outil, avec la certitude que l'épaisseur est identique de chaque coté. Pratique!
Après quelques passes quand même, voilà que... oui, ça y est! Je dois bien forcer, mais ça entre !

Et à l'arrière, ce n'est même pas aussi raté que je ne le craignais !

Joie ! Mon premier assemblage tenon/mortaise ! Ni une ni deux, c'est rempli d'enthousiasme que j'attaque l'autre extrémité de la traverse, pour rapidement obtenir ceci:

Je prends soin de bien marquer qui va où:

Avec les deux pieds réunis par la traverse, ça donne ceci, pile et face:


Et ce soir, j'ai terminé l'autre traverse, et je vous propose cette petite vue "en situation".

Ben oui, mon plateau est toujours à l'envers! D'ailleurs, justement, à ce sujet... Si je pouvais sans problème usiner les petites traverses aux dimensions requises parce que j'ai déjà la largeur de mon plateau (forcément), il n'en va pas de même pour les longues, qui devront être ajustées à l'écartement réel que je vais avoir entre les pieds.
Cette fois, on arrive donc vraiment au moment où je ne vais plus pouvoir y couper, je vais devoir m'attaquer aux mortaises dans le plateau ! Rien que de le dire, j'ai un peu peur. Mais en plus j'ai un léger problème. Enfin, léger, si j'ose dire ! Ce sont des mortaises que je vais devoir attaquer par les deux cotés si je veux que ce soit bien fait, mais le plateau est tellement lourd que je n'arrive pas à le soulever suffisamment pour le retourner
Alors, si vous me voyez construire des tréteaux solides avant de commencer à faire des trous dans le plateau, ne vous inquiétez pas, c'est seulement pour préparer la suite du travail !
À bientôt pour la suite !
Dernière modification par alrj le 24 nov. 2020, 09:46, modifié 1 fois.
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Merci pour ces explications très détaillées.
Pour qu'elle raison à tu choisi de faire le plateau et les pieds dans un bois différents ?
Raison esthétique ou simplement question d'aprovisionement ?
En tout cas le résultat semble être au rendez-vous, cela donne envie. Le dessin est simple ( tout est relatif) mais superbe, je préfère de loin ce genre d'établir à d'autres moins rustique et " trop" dessiné.
Hâte de voir la suite!
Pour qu'elle raison à tu choisi de faire le plateau et les pieds dans un bois différents ?
Raison esthétique ou simplement question d'aprovisionement ?
En tout cas le résultat semble être au rendez-vous, cela donne envie. Le dessin est simple ( tout est relatif) mais superbe, je préfère de loin ce genre d'établir à d'autres moins rustique et " trop" dessiné.
Hâte de voir la suite!
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
En fait, j'ai suivi les recommandations de Roubo lui-même sur le sujet, tout en me disant que ça donnerait bien: [...] cette table est de bois d'orme ou de hêtre, mais plus communément de ce dernier, qui est très plein et d'un grain plus serré que l'autre.Cargoz a écrit :Pour qu'elle raison à tu choisi de faire le plateau et les pieds dans un bois différents ?
Raison esthétique ou simplement question d'aprovisionement ?
(et puis, de nos jours, utiliser de l'orme pour un plateau d'établi...)
Un peu plus loin dans le texte: Les pieds de l'établi se font de bois de chêne dur, très ferme, [...]
Il ne précise pas quel bois utiliser pour la presse frontale, mais je doute que ça ait une importance énorme. Et il se fait que j'avais justement des plateaux de frêne épais...
Re: Un établi Roubo-Schwarz pas à pas
Ah oui d'accord, merci pour l'explication, je me coucherais moins bête ce soir!
Il me semble pourtant que l'établi de Schwarz étais tout en chêne blanc non?
Il me semble pourtant que l'établi de Schwarz étais tout en chêne blanc non?
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