Reydh a écrit : ↑19 sept. 2021, 20:12
À ma connaissance, il n'existe pas de degau/rabot avec une vitesse de rotation de l'arbre réglable, donc ça règle le problème. Seule la vitesse d'avance de la pièce peut l'être, et pour faire simple, plus tu vas doucement, meilleur sera le rendu.
Bonjour
En fait ça existe. Mais ce n'est pas fait pour adapter la frequence de rotation à l'essence.
Quand il y a deux vitesses, la petite sert pour la mortaiseuse en bout d'arbre.
On adapte la vitesse de coupe en fonction du materiau travaillé en fraisage des metaux parce qu'une trop forte vitesse detruirait l'outil. En effet, la puissance de coupe ( plusieurs kilowatts) se retrouve dissipée dans quelques millimètres d'arete de coupe.
Pour le bois, cette puissance, souvent plus faible, d'ailleurs, se retrouve dissipée dans plusieurs décimetres d'arete de coupe. La densité de puissance dissipee est 50 fois plus faible qu'avec les metaux. L'outil ne s'echauffe que tres peu ( s'il est correctement affûté) .Meme si le bois est dur.
D'autre part, quand on travaille des metaux on adapte fortement la vitesse de coupe en fonction du materiau de l'outil (acier, carbure, revêtu ou non.) Et on le fait tres peu pour l'usinage des bois.
Une degauchisseuse ancienne tourne aux alentours de 15-20 metres par seconde grand maximum. . Une moderne tourne deux fois plus vite.
Attention la frequence de rotation des machines tres anciennes est limitee par leur technologie : paliers bronze et LE RISQUE D'EJECTION DES LAMES.
Si l'arbre n'est pas equipé de coins contrefers de sécurité, c'est la plus petite vitesse qu'il faut utiliser. Et meme avec ça, le risque existe.
Je me suis coupé gravement à cause de ça.
Ne joue pas avec le feu si tu as un arbre à brides, c'est comme si tu etais assis sur un baril de poudre.
Si tu veux garder tes mains n'utilise pas d'arbre à brides.
Pas d'arbre carré non plus.
D'ailleurs, ils sont interdits depuis 1948 à cause des tres nombreux accidents du travail qu'ils provoquaient. Ça fait quand meme 73 ans que ces machines auraient du etre ferraillees. Et il y en a encore...
Je te laisse imaginer ce qu'on ressent quand on voit sa main pendre et le sang gicler.
Moi, je sais...
Et si je te raconte ça c'est parce que la lame, je ne l'ai pas prise dans le cou. Sinon... Couic !