C'est quoi, la retraite?
Publié : 01 févr. 2023, 18:45
Salut.
J’espère ne pas « foutre le bazar » ici, et je n'aurais pas manqué, si je cherchais, de trouver des forums plus adaptés où on s’engueule bien là dessus, mais bon.
J’ai une réflexion sur le sujet de la retraite, et ça me gave que l’on n’ouvre pas le sujet à ce niveau là.
La réforme de la retraite, la nième, il faut absolument la faire, elle ne sert à rien, on est pour, on est contre, etc. J’essaie de sortir de ce cadre.
La retraite, c’est quoi ?
On naît, on se forme, on bosse et on vit de son travail, et puis un jour on est trop vieux pour travailler et pour vivre de son travail. On est tous à cette même enseigne.
Donc, les vieux qui ne peuvent plus bosser, on doit les accompagner, s’en occuper avant qu’ils ne s’en aillent.
Avant, et dans nos campagnes, on gardait nos vieux, auprès du feu, et ça doit bien encore exister de cette manière dans bien des endroits sans forcément trop chercher.
Les modes de vie évoluant, et tout le monde n’ayant pas une cuisinière au bois tournant toute la journée parce que l’on bosse à la maison, ou parce que l’un des deux ne travaille pas à l’extérieur (souvent la femme), on a inventé la retraite.
C’est à dire que la solidarité sort du cadre familial (quand il y a une famille) pour devenir collective.
Les travailleurs cotisent, ça fait des sous pour que les vieux subviennent à leurs besoins, la roue tourne, à chacun son tour, et ainsi de suite.
Très bien.
A partir de quand on devient trop vieux pour qu’on s’occupe de vous, pour qu’on vous verse une retraite ? 55 ans, 60 ans, 62 ans, 64 ans… je laisse ce sujet de côté.
En passant, quand même, on voit bien que l’âge du départ à la retraite n’est plus lié à l’incapacité du vieux à ne plus travailler (à ne plus rentrer sa paie pour pouvoir en vivre), mais à des considérations d’équilibre de caisses, il faut qu’il rentre assez de sous, et limiter les sorties de sous. Y a 3 mois, le bon équilibre financier était à 65, et puis finalement 64 ça passe… bon, faudrait mettre des piles dans les calculettes...
On essaie quand même, en parlant de la pénibilité. Mais on voit bien qu’on ne va pas y arriver. Mesurer le caractère pénible de tel ou tel parcours, va falloir s’accrocher. Surtout si on fait par branche, ou s’il faut compter sur le médecin du travail comme annoncé, ça va faire une sacrée usine à gaz. Et on ne va pas y arriver, parce que la question de la pénibilité ou de l’usure n’est plus ce qui rentre dans la conception de la retraite comme j’ai essayé de l’expliquer ci-dessus.
Prenons une autre entrée.
Si la retraite est d’abord là pour subvenir aux besoins des anciens, pourquoi ne pas la calculer en fonction des besoins de ces anciens ?
Bon l’idée n’est pas de calculer le nombre de biscottes, de damarts ou autres besoins annuels pour calculer une « base pour vivre ».
Prenons 2 cas.
Un cadre (comme moi), plutôt bien payé. Bon, pour qui la vie a pu coûter cher parce que en métropoles urbaines, beaucoup de déménagements, etc. Mais un cadre au boulot pas trop pénible (faut le reconnaître par rapport à celui qui a maçonné toute sa vie sous la flotte, même si des jours j’en « ch… » quand même), et qui a gagné assez pour se constituer un patrimoine. Au moins propriétaire de son logement, voir plus.
Prenons, à côté de cela, quelqu’un qui trime, qui fait un boulot pénible, qui est cassé par le taff, mal payé, qui a dû s’arrêter pour ses gosses, qui a passé sa vie à ne pas pouvoir joindre les 2 bouts, qui a été en location toute sa vie, et qui le restera pendant sa retraite.
Alors, le cadre, il aura une plutôt bonne retraite, calculée sur ses salaires qui ont été confortables. Sans avoir besoin de tant de sous !!! Puisqu’il aura pu préparer sa retraite, en étant propriétaire notamment.
Celui qui a trimé, bah… il aura une retraite minimale, s’il parvient à en avoir une. Même insuffisante pour payer son loyer !!!
Donc, celui a trimé sera encore moins considéré dans le cadre de cette solidarité collective.
Alors, je simplifie, c’est sûr. Et si la règle selon laquelle les riches doivent le rester, et les pauvres doivent le rester aussi, est définitivement immuable, alors…
Mais bon, je pense que le sujet du taux de conversion du salaire à la retraite (je sais que ça a un nom) devrait être examiné, ou au moins être ouvert.
On pourrait être sur un taux progressif en fonction du niveau de la base de calcul. Ou avoir une base forfaitaire, puis le reste en relatif.
Dis autrement, on pourrait très bien donner moins aux riches (que je me considère être), et sortir du « il faut prendre aux riches » (pour ne pas ouvrir ce sujet), pour pouvoir donner plus aux moins favorisés.
L’idée m’est venue en allant à la pharmacie il y a peu. J’ai la chance de ne pas être souvent malade, donc je ne suis pas habitué.
Là, problème d’oreille, ORL, ordonnance, pharmacie… J’ai été stupéfait : mes médicaments ne m’ont quasiment rien coûté (de mon point de vue)!!! Alors que j’aurais les moyens de payer plus, et que l’on parle de déficit de la sécu. Et pas uniquement parce que je paie (cher) une bonne mutuelle. Alors que ce que j’ai payé serait considéré comme énorme pour quelqu’un qui serait au RSA. Et qui n’aurait pas de mutuelle...
Pourquoi pour la sécu on ne ferait pas non plus une base forfaitaire puis progressive ? Basée cette fois sur le niveau de gravité de la maladie ? Ce serait à mon sens plus juste, et ça éviterait des abus certainement.
Bon voilà, c’est une réflexion de coin de comptoir.
Mais le niveau de débat actuel me débecte…
Merci de m’avoir lu… éventuellement de répondre, mais en essayant de rester sur une approche détachée de l’actualité (je sais, ça ne sera pas facile)...
J’espère ne pas « foutre le bazar » ici, et je n'aurais pas manqué, si je cherchais, de trouver des forums plus adaptés où on s’engueule bien là dessus, mais bon.
J’ai une réflexion sur le sujet de la retraite, et ça me gave que l’on n’ouvre pas le sujet à ce niveau là.
La réforme de la retraite, la nième, il faut absolument la faire, elle ne sert à rien, on est pour, on est contre, etc. J’essaie de sortir de ce cadre.
La retraite, c’est quoi ?
On naît, on se forme, on bosse et on vit de son travail, et puis un jour on est trop vieux pour travailler et pour vivre de son travail. On est tous à cette même enseigne.
Donc, les vieux qui ne peuvent plus bosser, on doit les accompagner, s’en occuper avant qu’ils ne s’en aillent.
Avant, et dans nos campagnes, on gardait nos vieux, auprès du feu, et ça doit bien encore exister de cette manière dans bien des endroits sans forcément trop chercher.
Les modes de vie évoluant, et tout le monde n’ayant pas une cuisinière au bois tournant toute la journée parce que l’on bosse à la maison, ou parce que l’un des deux ne travaille pas à l’extérieur (souvent la femme), on a inventé la retraite.
C’est à dire que la solidarité sort du cadre familial (quand il y a une famille) pour devenir collective.
Les travailleurs cotisent, ça fait des sous pour que les vieux subviennent à leurs besoins, la roue tourne, à chacun son tour, et ainsi de suite.
Très bien.
A partir de quand on devient trop vieux pour qu’on s’occupe de vous, pour qu’on vous verse une retraite ? 55 ans, 60 ans, 62 ans, 64 ans… je laisse ce sujet de côté.
En passant, quand même, on voit bien que l’âge du départ à la retraite n’est plus lié à l’incapacité du vieux à ne plus travailler (à ne plus rentrer sa paie pour pouvoir en vivre), mais à des considérations d’équilibre de caisses, il faut qu’il rentre assez de sous, et limiter les sorties de sous. Y a 3 mois, le bon équilibre financier était à 65, et puis finalement 64 ça passe… bon, faudrait mettre des piles dans les calculettes...
On essaie quand même, en parlant de la pénibilité. Mais on voit bien qu’on ne va pas y arriver. Mesurer le caractère pénible de tel ou tel parcours, va falloir s’accrocher. Surtout si on fait par branche, ou s’il faut compter sur le médecin du travail comme annoncé, ça va faire une sacrée usine à gaz. Et on ne va pas y arriver, parce que la question de la pénibilité ou de l’usure n’est plus ce qui rentre dans la conception de la retraite comme j’ai essayé de l’expliquer ci-dessus.
Prenons une autre entrée.
Si la retraite est d’abord là pour subvenir aux besoins des anciens, pourquoi ne pas la calculer en fonction des besoins de ces anciens ?
Bon l’idée n’est pas de calculer le nombre de biscottes, de damarts ou autres besoins annuels pour calculer une « base pour vivre ».
Prenons 2 cas.
Un cadre (comme moi), plutôt bien payé. Bon, pour qui la vie a pu coûter cher parce que en métropoles urbaines, beaucoup de déménagements, etc. Mais un cadre au boulot pas trop pénible (faut le reconnaître par rapport à celui qui a maçonné toute sa vie sous la flotte, même si des jours j’en « ch… » quand même), et qui a gagné assez pour se constituer un patrimoine. Au moins propriétaire de son logement, voir plus.
Prenons, à côté de cela, quelqu’un qui trime, qui fait un boulot pénible, qui est cassé par le taff, mal payé, qui a dû s’arrêter pour ses gosses, qui a passé sa vie à ne pas pouvoir joindre les 2 bouts, qui a été en location toute sa vie, et qui le restera pendant sa retraite.
Alors, le cadre, il aura une plutôt bonne retraite, calculée sur ses salaires qui ont été confortables. Sans avoir besoin de tant de sous !!! Puisqu’il aura pu préparer sa retraite, en étant propriétaire notamment.
Celui qui a trimé, bah… il aura une retraite minimale, s’il parvient à en avoir une. Même insuffisante pour payer son loyer !!!
Donc, celui a trimé sera encore moins considéré dans le cadre de cette solidarité collective.
Alors, je simplifie, c’est sûr. Et si la règle selon laquelle les riches doivent le rester, et les pauvres doivent le rester aussi, est définitivement immuable, alors…
Mais bon, je pense que le sujet du taux de conversion du salaire à la retraite (je sais que ça a un nom) devrait être examiné, ou au moins être ouvert.
On pourrait être sur un taux progressif en fonction du niveau de la base de calcul. Ou avoir une base forfaitaire, puis le reste en relatif.
Dis autrement, on pourrait très bien donner moins aux riches (que je me considère être), et sortir du « il faut prendre aux riches » (pour ne pas ouvrir ce sujet), pour pouvoir donner plus aux moins favorisés.
L’idée m’est venue en allant à la pharmacie il y a peu. J’ai la chance de ne pas être souvent malade, donc je ne suis pas habitué.
Là, problème d’oreille, ORL, ordonnance, pharmacie… J’ai été stupéfait : mes médicaments ne m’ont quasiment rien coûté (de mon point de vue)!!! Alors que j’aurais les moyens de payer plus, et que l’on parle de déficit de la sécu. Et pas uniquement parce que je paie (cher) une bonne mutuelle. Alors que ce que j’ai payé serait considéré comme énorme pour quelqu’un qui serait au RSA. Et qui n’aurait pas de mutuelle...
Pourquoi pour la sécu on ne ferait pas non plus une base forfaitaire puis progressive ? Basée cette fois sur le niveau de gravité de la maladie ? Ce serait à mon sens plus juste, et ça éviterait des abus certainement.
Bon voilà, c’est une réflexion de coin de comptoir.
Mais le niveau de débat actuel me débecte…
Merci de m’avoir lu… éventuellement de répondre, mais en essayant de rester sur une approche détachée de l’actualité (je sais, ça ne sera pas facile)...
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