Les deux autres modifs sont plus lourdes puisqu'elles nécessitent de démonter quasi entièrement la machine.
Le premier point qui m'énervait, c'est le câble électrique trop court et trop rigide. Je me tâtait pour y intégrer un connecteur Neutrik mais comme j'avais un bon vieux H05 quelque chose (souple et résistant) qui traînait, j'ai décidé de sauter le pas.
Le second point qui me chatouillait, c'est la gâchette qui permet avec le pouce de déverrouiller la sécurité de la plongée. Je trouvais son ressort super dur. A mille lieux du velouté de la TS55.
Ce qui est ballot, ce que ces deux modifs se passe au niveau de la poignée. Or il est impossible de démonter celle-ci car l'une des 6 vis qui la maintiennent est cachés sous le bloc qui contient le pignon de démultiplication. Bref, il faut tout démonter.
Après quelques hésitations, je me suis lancé. Dans l'ordre il faut :
> Démonter le carter de protection de la lame
Il y a 6 vis avec une pseudo empreinte Philips dont 2 étaient serrés comme des brutes. Je n'ai pas pu les enlever et ai dû sortir la perceuse pour en faire sauter les têtes.
> Sortir la lame
Aucun souci. Ce qui m'a permis de regarder s'il était possible de mettre une lame de 1.6mm d'épaisseur sur cette scie. Je pense que c'est possible. Au pire il faudra faire maigrir de 2-3/10 deux petits ergots d'une rondelle. Rien de méchant.
> Démonter les deux guides latéraux qui permettent au corps de la scie de pivoter sur sa base.
4 vis Alen
> Démonter le système pivotant du couteau séparateur
Deux vis et un ressort, rien de compliqué. Par contre en les remontant, ne pas les serrer comme un sourd. Y mettre plutôt du frein filet.
> Démonter le guide de profondeur en plastique
5 vis
> Sortie le ressort de plongée
C'est facile, la tête du ressort comporte une pièce avec un pas de clé Alen. Un 1/4 de tour et le ressort se libère tout seul.
> Désolidariser le corps de la scie du reste du carter
Il faut faire sauter au marteau un axe qui est tenu par deux serre-clips. Pas difficile mais j'ai trouvé que l’emboutissage était un peu dur.
> Dévisser une plaque et un collier de centrage au-dessus du bloc de démultiplication
6 vis. Simple. Par contre attention, les pignons graissés sont à l'air libre. Ne pas les laisser à la poussière.
> Dévisser le bloc de démultiplication
4 vis
> Sortie enfin la poignée
6 vis
Il reste plus qu'à procéder aux modifs.
Pour le câble, j'ai un peu galéré car celui que j'avais était un poil gros et passait difficilement dans le coude plastique. Un peu de graisse et tout est rentré dans l'ordre. Il existe déjà un domino pour le neutre: il suffit d'en ajouter un pour la phase (marron). Il y a suffisamment de place pour le loger
Pour la gâchette, en fait il existe deux ressorts :
> un grand pour le grand ergot métallique qui empêche la scie de plonger tant que l'on n'a pas appuyé sur la gâchette
> un plus petit dont je ne m'explique pas trop l'intérêt sauf qu'il double la force nécessaire au déverrouillage. C'était la bonne surprise : en le virant, on garde toujours la sécurité du verrouillage sauf que la gâchette devient beaucoup plus moelleuse.
Avant de tout remonter, faites un petit test pour voir si le moteur tourne rond. Ca évitera de perdre 30min à tout redémonter. De mon côté, je n'ai pas eu de problème, tout a roulé nickel.
Ce qui est assez incompréhensible, c'est que Scheppach n'ait pas procédé à ces ajustements qui coûtent quasiment rien et qui ajoutent un confort d'utilisation et surtout un gain de précision (pour le guide) incomparables. Ca me dépasse ! Je trouve cela affligeant de, non pas gâcher ce produit, mais le pas lui donner toutes ses chances. Car globalement, cette Kity est tout de même une bonne scie.
Quelques illustrations
La bête désossée. Entourés en rouge, on voit les deux ressorts et le système de la gâchette. En jaune à droite, la vis cachée qui empêche d'ouvrir la poignée sans un démontage un peu lourd.
Gros plan sur le mécanisme de la gâchette.
Vue sur le carter ouvert de la scie quasiment remontée