En ce qui concerne l'amiante, ses propriétés cancérogènes sont connues depuis 1937 ou 1947, je ne sais plus. J'ai vu un reportage canadien à ce sujet la semaine dernière (le Canada étant le plus gros importateur mondial d'amiante). Ca fait scandale là-bas car le médecin en charge des études cliniques, financées par les industriels, avait caché les résultats et les industriels avaient conclus que l'ouvrier qui mourrait de l'amiante à l'époque était quantité négligeable. De plus les conclusions médicales des décès étaient falsifiées pour ne pas incriminer la responsabilité des industriels.
Pour les OGM, cela n'a rien à voir avec les croisements génétiques.
Un croisement consiste à croiser deux espèces très proches, dans l'espoir que les qualités des deux espèces qui intéressent les chercheurs apparaissent dans l'espèce fille.
C'est ainsi qu'on a créé des vaches qui produisent bien plus de lait que nécessaire pour leur veau, qu'on a créé de nouvelles espèces de pommes de terre et ainsi sauvé la production française qui était à l'époque décimée par un virus contre lequel on ne pouvait rien.
Pour les OGM, on a introduit un gène qui n'existait pas dans l'espèce. Ce gène possède une propriété qui intéresse les chercheurs.
Je prend un exemple sur lequel j'ai travaillé quand j'étais étudiant (années 90): le maïs BT. Dans ce maïs a été introduit le gène d'une bactérie afin que le maïs synthétise dans les tissus de ses graines un insecticide. Cet inseciticde lutte contre un insecte particulier qui ne s'attaque qu'aux graines sur pied.
Cela évite à l'agriculteur d'épandre cet insecticide. C'est plus efficace car il n'y a plus de perte par le vent lors de l'aspertion, on n'en met plus sur la tige, donc on économise du produit, plus de risque que l'insecticide soit rincé par la pluie...
Sur le papier: génial! La plante se protège elle-même! Et pis c'est écologique car on utilise moins de produits phytosanitaires!
A l'époque, durant les oraux des examens, mon prof de bio demandait à ses étudiants ce qu'on pensait de ce maïs. Et si on exprimait un doute, la note baissait drastiquement. Il fallait donc dire "c'est merveilleux!".
Ce type était député à l'époque et en charge de la commission d'étude sur les risques des OGM... Je ne donnerais pas son nom.
Déjà à l'époque on émettait des doutes: sur le maïs normal, l'insecticide était sur l'enveloppe du grain. Un nettoyage à l'eau permettait d'éliminer le produit. Sur la version OGM, l'insecticide était dans la chair du produit. Donc aucun lavage ne permettrait de l'éliminer. Donc celui qui va ingérer le grain va ingérer l'insecticide. Il fallait estimer le risque.
Il a donc été décidé de ne pas distribuer ce maïs à l'homme et on l'utiliserait pour le bétail uniquement.
Mais l'homme mange ce bétail! Et pourtant à l'époque, aucune étude n'a été demandé pour voir si des traces de cet insecticide apparaissait dans la viande.
Puis avec le temps, on s'est aperçu que l'insecte s'était protégé, l'insecticide devenant moins efficace et surtout le maïs devenait la cible d'autres prédateurs rendant nulle cette innovation technologique.
Puis des traces de l'insecticide ont été retrouvées dans les cours d'eau autour des champs. Comment? Pourquoi? Grand étonnement car on pensait qu'il n'y avait plus d'essuyage par les pluies.
En effet il n'y en a plus, mais des grains tombent au sol, pourrissent et sont éliminés dans le sol avec l'insecticide...
Je peux continuer encore longtemps juste sur cet OGM.
En fait l'homme joue à l’apprenti sorcier sans pensant à toutes les conséquences. C'est bien plus tard qu'on se rend compte d'effets indésirables.
Et l'homme a oublié que la nature elle-même intégrait des fragments d'ADN dans les espèces actuelles. C'est ainsi qu'on s'est aperçu que certaines plantes non modifiées par l'homme avaient intégré le gêne d'espèces OGM dites stérile (donc soit-disant sans risque de se répandre dans la nature).
Pour la vache folle, maladie transmise via un prion (protéine qui s'auto réplique au contact d'autres protéines saines), là encore, c'est une conséquence de l'apprenti sorcier.
On donne des farines animales (de la viande broyée et séchée si je résume très grossièrement) à des ruminants, qui par définitions ne mangent que des végétaux. Ces farines proviennent de carcasses d'autres vaches (allons bon! voilà qu'on rend nos vaches cannibales!).
Auparavant, ces farines étaient chauffées à +180°C (de mémoire, je ne suis plus tout à fait sûr de la température), température qui permettait d'éliminer tout virus et le prion.
Puis pour des raisons d'économies, on a décidé de chauffer moins fort, et on a chauffé en dessous de la température à laquelle le prion se dénature et devient inoffensif.
Voilà comment, par soucis de rentabilité on donne de la viande aux vaches et on les contamines... et nous aussi...
Désolé pour ce long discours
