Conseils sur la réalisation de mon établi
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Floryboy
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Conseils sur la réalisation de mon établi
Bonjour à tous,
Voilà plusieurs mois que je planche sur mon projet d'établi : marre de travailler à la mauvaise hauteur, sur un support pas totalement stable, ou avec des bidouillages d'immobilisation des pièces qui me font perdre un temps fou.
J'ai donc décidé de me lancer dans la réalisation d'un ouvrage largement inspiré du style Roubo présenté par Nico dans ses vidéos :
En gros il s'agit d'une structure que j'espère assez solide. Le piétement est en angélique (teck de Guyane) de 8x8cm, monté en tenon-mortaise. Le plateau est quant à lui d'un seul tenant en Saint-Martin rouge massif (aspect de l'angélique : http://static1.squarespace.com/static/5 ... ormat=500w du Saint-Martin rouge : http://www.blb-bois.com/sites/default/f ... -rouge.jpg fiche technique de l'angélique : http://ctbg.cirad.fr/content/download/1 ... 9lique.pdf et du Saint-Martin rouge : http://ctbg.cirad.fr/content/download/1 ... 0rouge.pdf). Il est prévu de percer des trous pour permettre d'immobiliser les pièces sur le plateau et de placer une presser verticale avec un dispositif mobile et un dispositif fixe pour fixer les pièces contre l'établi.
Sous le plateau se trouvent 2 tiroirs de récupération de copeaux. plus bas se trouvent aussi 2 plateaux pour reposer les outils et sous les tiroirs à copeaux 2 petits rangements amovibles.
Le projet a beaucoup évolué, j'ai notamment largement réduit le nombre de trous percés dans le plateau, et supprimé un dispositif qui devait pouvoir accueillir des machines sous table (défonceuse, scie circulaire...).
Ceci est dû à une volonté de simplification du projet, mais surtout au fait qu'après avoir galéré à trouver un plateau de 75cm de large en bois massif, ça me gênerait quand même un peu de le trouer de partout.
Voici une photo des pièces que je prévois de travailler :
Au premier plan se trouve le futur plateau (la pièce fait environ 3m, je n'en utiliserai que moins de 2m), juste derrière une pièce d'angélique pour tout la partie immobilisation verticale. Les pieds sont dans la chambre juste derrière, il s'agit de 7 pièces de 8x8x185cm.
Bref, il y a de quoi faire. J'en viens donc à mes questions :
A force d'étudier les projets d'autres membres ou les produits proposés à la vente, je constate que les plateaux des établis réalisés sont souvent extrêmement épais. Le mien fait environ 4,7cm. Je peux donc difficilement m'attendre à obtenir un plateau aplani de plus de 4cm d'épaisseur. Est-ce vraiment suffisant, ou pensez-vous que je devrais chercher un moyen de le renforcer ?
La seconde grande question que je me pose porte plus sur la compatibilité avec les futurs accessoires. Je trouve assez facilement des valets d'établi et autres pièces d'immobilisation adaptées à des systèmes de trous de 19mm de diamètre que pour des trous de 20mm. Le système fait maison présenté par Nico dans l'un de ses tutos est basé sur l'utilisation de tubes de 20mm. N'ayant pas tout de suite le budget pour me procurer toute une série de valets d'établis, je prévois de m'équiper d'abord en dispositifs faits maison, puis de m'équiper en matériel plus durable au fur et à mesure. Est-il donc préférable pour moi de percer les trous de mon plateau en 19 ou en 20mm de diamètre ?
Voilà plusieurs mois que je planche sur mon projet d'établi : marre de travailler à la mauvaise hauteur, sur un support pas totalement stable, ou avec des bidouillages d'immobilisation des pièces qui me font perdre un temps fou.
J'ai donc décidé de me lancer dans la réalisation d'un ouvrage largement inspiré du style Roubo présenté par Nico dans ses vidéos :
En gros il s'agit d'une structure que j'espère assez solide. Le piétement est en angélique (teck de Guyane) de 8x8cm, monté en tenon-mortaise. Le plateau est quant à lui d'un seul tenant en Saint-Martin rouge massif (aspect de l'angélique : http://static1.squarespace.com/static/5 ... ormat=500w du Saint-Martin rouge : http://www.blb-bois.com/sites/default/f ... -rouge.jpg fiche technique de l'angélique : http://ctbg.cirad.fr/content/download/1 ... 9lique.pdf et du Saint-Martin rouge : http://ctbg.cirad.fr/content/download/1 ... 0rouge.pdf). Il est prévu de percer des trous pour permettre d'immobiliser les pièces sur le plateau et de placer une presser verticale avec un dispositif mobile et un dispositif fixe pour fixer les pièces contre l'établi.
Sous le plateau se trouvent 2 tiroirs de récupération de copeaux. plus bas se trouvent aussi 2 plateaux pour reposer les outils et sous les tiroirs à copeaux 2 petits rangements amovibles.
Le projet a beaucoup évolué, j'ai notamment largement réduit le nombre de trous percés dans le plateau, et supprimé un dispositif qui devait pouvoir accueillir des machines sous table (défonceuse, scie circulaire...).
Ceci est dû à une volonté de simplification du projet, mais surtout au fait qu'après avoir galéré à trouver un plateau de 75cm de large en bois massif, ça me gênerait quand même un peu de le trouer de partout.
Voici une photo des pièces que je prévois de travailler :
Au premier plan se trouve le futur plateau (la pièce fait environ 3m, je n'en utiliserai que moins de 2m), juste derrière une pièce d'angélique pour tout la partie immobilisation verticale. Les pieds sont dans la chambre juste derrière, il s'agit de 7 pièces de 8x8x185cm.
Bref, il y a de quoi faire. J'en viens donc à mes questions :
A force d'étudier les projets d'autres membres ou les produits proposés à la vente, je constate que les plateaux des établis réalisés sont souvent extrêmement épais. Le mien fait environ 4,7cm. Je peux donc difficilement m'attendre à obtenir un plateau aplani de plus de 4cm d'épaisseur. Est-ce vraiment suffisant, ou pensez-vous que je devrais chercher un moyen de le renforcer ?
La seconde grande question que je me pose porte plus sur la compatibilité avec les futurs accessoires. Je trouve assez facilement des valets d'établi et autres pièces d'immobilisation adaptées à des systèmes de trous de 19mm de diamètre que pour des trous de 20mm. Le système fait maison présenté par Nico dans l'un de ses tutos est basé sur l'utilisation de tubes de 20mm. N'ayant pas tout de suite le budget pour me procurer toute une série de valets d'établis, je prévois de m'équiper d'abord en dispositifs faits maison, puis de m'équiper en matériel plus durable au fur et à mesure. Est-il donc préférable pour moi de percer les trous de mon plateau en 19 ou en 20mm de diamètre ?
- jagolin
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
Bonjour Floryboy.
Pour l'épaisseur du plateau, le mien fait 9 cm d'épaisseur il est en 2 morceaux assemblés à plat-joint avec une alèse à chaque bout. Pour tout dire, il a au moins un siècle, il appartenait à mon grand père, et je ne suis plus très jeune non plus
Ceci dit ce n'est pas pour te faire bisquer, mais quand tu file un coup de maillet dessus, il ne résonne pas et c'est très confortable, en même temps, j'ai fabriqué une table pliante/établi dans une assos en plan de cuisine en hêtre lamellé-collé de 38 mm, et ce n'est pas si mal que ça. Par contre vouloir un panneau d'un seul bout en massif, tu n'as pas peur qu'il se fende à la longue?.
Pour les trous, j'aurais bien une proposition à te faire: fait un panneau MDF de 20 mm, mélaminé que tu poserait sur le plateau de ton établi, tu perces à 20 et tu changes le panneau quand tu passeras à 19, ou à ce moment là tu perceras le plateau en compensant les 20 mm manquant en hauteur par des cales sous les pieds.
Personnellement, ma démarche est différente, j'ai un panneau comme je viens de décrire, mais sans trou (sauf ceux qui empêche le panneau de bouger) parce que je ne fais pas que de la menuiserie et j'en avais marre que tout ce que je mettais sur l'établi finisse à un moment ou à un autre par se retrouver par terre en passant par les trous existants.
Pour l'épaisseur du plateau, le mien fait 9 cm d'épaisseur il est en 2 morceaux assemblés à plat-joint avec une alèse à chaque bout. Pour tout dire, il a au moins un siècle, il appartenait à mon grand père, et je ne suis plus très jeune non plus
Pour les trous, j'aurais bien une proposition à te faire: fait un panneau MDF de 20 mm, mélaminé que tu poserait sur le plateau de ton établi, tu perces à 20 et tu changes le panneau quand tu passeras à 19, ou à ce moment là tu perceras le plateau en compensant les 20 mm manquant en hauteur par des cales sous les pieds.
Personnellement, ma démarche est différente, j'ai un panneau comme je viens de décrire, mais sans trou (sauf ceux qui empêche le panneau de bouger) parce que je ne fais pas que de la menuiserie et j'en avais marre que tout ce que je mettais sur l'établi finisse à un moment ou à un autre par se retrouver par terre en passant par les trous existants.
La vie est belle, alors pourquoi faire la gueule ? 😊
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Floryboy
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
Aaah le rêve de tout apprenti menuisier ! Bravo à ta famille d'être parvenue à transmettre un tel héritage ! C'est vrai que j'espère moi-même que mon établi me survivra...jagolin a écrit : il a au moins un siècle, il appartenait à mon grand père, et je ne suis plus très jeune non plus![]()
Merci pour ce conseil, je n'avais pas du tout songé à l'utilisation d'un panneau installé par-dessus (alors que plusieurs projet sur ce site intègrent cette idée). Il me reste à concevoir un moyen de fixer ce panneau sur mon établi... peut-être à l'aide d'un système de pinces fixé au plateau troué, dépassant la largeur de l'établi et le serrant sur l'épaisseur.jagolin a écrit : Pour les trous, j'aurais bien une proposition à te faire: fait un panneau MDF de 20 mm, mélaminé que tu poserait sur le plateau de ton établi, tu perces à 20 et tu changes le panneau quand tu passeras à 19
En ce qui concerne le risque que le plateau ne se fende, j'y ai songé aussi, et ça me tracasse encore un peu, mais certaines données viennent tout de même me rassurer : Le Saint-Martin rouge est un bois qui a tendance à fendre surtout lorsqu'il est débité. Une pièce sortie de cette étape est donc généralement peu encline à fendre par la suite. C'est aussi un bois qui travaille peu en séchant, ce qui représente un atout considérable. Le Centre Technique des Bois Tropicaux, dans sa fiche technique du Saint-Martin rouge, précise que le séchage se fait assez vite. On atteint d'après ces données un niveau acceptable de séchage en moins de 2 mois. Or le panneau sèche déjà depuis plus de 3 mois (moitié en scierie, moitié chez moi) et je n'ai pas prévu de la travailler avant encore au moins 2 semaines (le temps pour moi de réaliser le piétement).
Cela dit, comme je le disais plus haut, je ne suis toujours pas 100% rassuré. Peut-être que l'installation d'alèses aux extrémités permettrait d'écarter définitivement ce risque.
En tout cas merci pour tes idées, elles me donnent déjà pas mal de grain à moudre...
Dernière modification par Floryboy le 20 oct. 2016, 14:26, modifié 1 fois.
- jagolin
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
Alors là tu m'en bouche une coin, comme je te l'ai dit, je connais rien à ce bois, mais ici on parle davantage de 1 cm de séchage, par face et par an, ce qui donnerait pour une épaisseur de 4,5 cm un peu plus de 2 ans.
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Floryboy
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
C'est vrai que ça choque un peu. En fait il y a plusieurs données à prendre en compte beaucoup de bois de Guyane ont des pores assez grossiers, ce qui entraine une évacuation assez rapide de l'eau "libre". En pleine saison sèche, les séchage à l'air libre permettent parfois d'atteindre des bois saturés à 15% au bout de seulement 1 mois. Une autre donnée importante est celle de l'hygrométrie de l'air au cours de l'année. Même en pleine saison sèche, on descend rarement ici en-dessous de 70% d'humidité. Donc après évacuation de l'eau "libre", le reste du séchage est assez lent, puisque l'air est très humide. Par ailleurs les bois que j'utilise ici ne se déforment par vraiment en séchant, et leur retrait est extrêmement faible. En fait la difficulté sera surtout de gérer la confrontation avec un air plus sec en métropole...
Dans tous les cas, étant donné que je compte bien ramener tous les meubles confectionnés ici avec moi un jour, je m'arrange pour que les pièces représentant un risque puissent éventuellement subir un retrait supplémentaire. En fait le bois réellement sec ici ne le reste pas forcément longtemps. D'ailleurs ceux qui travaillent le bois s'en fichent un peu généralement, on peut même voir des charpentes entières construites en bois vert... et quand je dis vert, je veux dire que de l'eau remonte à la surface au sciage... Malheureusement seules 2 scieries proposent un séchage artificiel dans la région, et je devrais faire plusieurs centaines de kilomètres pour récupérer le bois.
L'ONF, le CTFT (Centre Technique Forestier Tropicaux, à Nogent) et le CTBG (son antenne guyanaise) décrivent tous des séchages à l'air libre permettant d'atteindre une hygrométrie du bois de +/- 15% en 4 à 8 semaines selon les essences, tout en sachant que le bois local répartit l'humidité de façon assez homogène et rapide, ce qui accélère sans doute le séchage, mais permet surtout de limiter les déformations. Coup de chance pour moi d'ailleurs : cette année affiche une hydrométrie incroyablement faible. La petite saison des pluies de décembre à mars n'est jamais arrivée, et la grande a commencé en mai, avec un bon mois de retard. Les grumes étaient donc peu saturées dès la coupe et le séchage au sol a été d'autant plus efficace. Malheureusement je n'ai pas d'appareil pour mesurer l'hygrométrie de mes pièces.
Je reviens juste brièvement sur ma première question : Il ne semble donc pas aberrant du point de vue de la solidité (mis à part le risque de fendage, que je vais tenter de gérer) d'utiliser un plateau de 4cm d'épaisseur ? Si j'ai bien compris, l'imposante épaisseur des établis en pièces assemblées offre donc avant tout l'avantage d'une rigidité qui améliore le confort de travail. J'ai repéré un post dans un autre sujet qui proposait une solution proche de celle de mon projet de plateau (http://www.copaindescopeaux.fr/forum/le ... tml#p45223), mais ça ne semblait pas beaucoup convaincre et à vrai dire c'est une solution que je ne retrouve pas beaucoup dans mes recherches, tant chez les vendeurs que chez les amateurs...
Dans tous les cas, étant donné que je compte bien ramener tous les meubles confectionnés ici avec moi un jour, je m'arrange pour que les pièces représentant un risque puissent éventuellement subir un retrait supplémentaire. En fait le bois réellement sec ici ne le reste pas forcément longtemps. D'ailleurs ceux qui travaillent le bois s'en fichent un peu généralement, on peut même voir des charpentes entières construites en bois vert... et quand je dis vert, je veux dire que de l'eau remonte à la surface au sciage... Malheureusement seules 2 scieries proposent un séchage artificiel dans la région, et je devrais faire plusieurs centaines de kilomètres pour récupérer le bois.
L'ONF, le CTFT (Centre Technique Forestier Tropicaux, à Nogent) et le CTBG (son antenne guyanaise) décrivent tous des séchages à l'air libre permettant d'atteindre une hygrométrie du bois de +/- 15% en 4 à 8 semaines selon les essences, tout en sachant que le bois local répartit l'humidité de façon assez homogène et rapide, ce qui accélère sans doute le séchage, mais permet surtout de limiter les déformations. Coup de chance pour moi d'ailleurs : cette année affiche une hydrométrie incroyablement faible. La petite saison des pluies de décembre à mars n'est jamais arrivée, et la grande a commencé en mai, avec un bon mois de retard. Les grumes étaient donc peu saturées dès la coupe et le séchage au sol a été d'autant plus efficace. Malheureusement je n'ai pas d'appareil pour mesurer l'hygrométrie de mes pièces.
Je reviens juste brièvement sur ma première question : Il ne semble donc pas aberrant du point de vue de la solidité (mis à part le risque de fendage, que je vais tenter de gérer) d'utiliser un plateau de 4cm d'épaisseur ? Si j'ai bien compris, l'imposante épaisseur des établis en pièces assemblées offre donc avant tout l'avantage d'une rigidité qui améliore le confort de travail. J'ai repéré un post dans un autre sujet qui proposait une solution proche de celle de mon projet de plateau (http://www.copaindescopeaux.fr/forum/le ... tml#p45223), mais ça ne semblait pas beaucoup convaincre et à vrai dire c'est une solution que je ne retrouve pas beaucoup dans mes recherches, tant chez les vendeurs que chez les amateurs...
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
Comme je te l'ai écrit plus haut, en utilisant du plant de travail en hêtre lamellé collé de 38 d'épaisseur, j'ai déjà quelque chose qui ne va pas si mal. Plus tu es épais, moins tu as de résonance/rebond en cas de coup de maillet. Je ne connais rien aux spécificités des bois en zone tropicale alors je ne peux rien dire dessus par contre en vue d'un retour en métropole où les conditions ne sont pas les même, je te proposerais bien un truc pour limiter les risques de fente, recouper ton plateau dans le sens de la longueur et le recoller à plat-joint, ce serait quasi invisible.
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
C'est effectivement assez étonnant ces délais de séchage ! Par contre est-que les études auxquelles tu te réfères précisent la profondeur à laquelle ce séchage s'effectue à cette vitesse ? Parce que sécher en coeur une planche de 5cm en l'espace de 2 mois, ça me paraît vraiment TRES rapide !
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Floryboy
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
Ce serait peut-être effectivement une bonne solution pour limiter les risques de fente. Il me semble en effet que de toute façon plus la pièce est longue plus les tensions sont fortes. Part contre avec le plat-joint, je vais devoir être vraiment précis sur la perpendicularité de la coupe, une erreur d'1° pourrait se traduire par un décalage visible aux extrémités.jagolin a écrit :en vue d'un retour en métropole où les conditions ne sont pas les même, je te proposerais bien un truc pour limiter les risques de fente, recouper ton plateau dans le sens de la longueur et le recoller à plat-joint, ce serait quasi invisible.
@ FMJ : Les études menées indiquent des épaisseurs relativement conséquentes. Le CTBG travaille sur une base de +/- 35mm (http://ctbg.cirad.fr/fiches_techniques). On retrouve même une étude encore plus précise (Attention, c'est directement le lien vers un téléchargement de PDF https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... 2578,d.ZGg)
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
Les tensions sont sensibles sur les largeurs, mais tu as raison, plus elle est longue plus les risques sont grands. Pour le sciage, tu le feras probablement à la scie circulaire portative ? mais entre nous la précision de coupe n'est pas le principal des soucis, pour coller, il faudra bien sûr des serre-joints sur la largeur pour que les 2 morceaux de la planche soient jointives, mais il te faudra également presser en épaisseur pour éviter les désafleurs, Pas de problème particulier pour les extrèmités, mais une alaise serait de toute manière la bienvenueFloryboy a écrit :Ce serait peut-être effectivement une bonne solution pour limiter les risques de fente. Il me semble en effet que de toute façon plus la pièce est longue plus les tensions sont fortes. Part contre avec le plat-joint, je vais devoir être vraiment précis sur la perpendicularité de la coupe, une erreur d'1° pourrait se traduire par un décalage visible aux extrémités.
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Re: Conseils sur la réalisation de mon établi
Petit déterrage... Pas mal de boulot sur ce fameux établi (à la fois pour le faire et en l'utilisant). Je n'ai finalement pas intégré la presse, la navette pour les valets, ni même les trous dans le plateau... Bref, c'est finalement un support sans réels accessoires. Ca me demande un peu plus de débrouille pour mes différents projets, mais comme c'est dans tous les cas un outil qui est appelé à voyager, autant le laisser un peu tranquille jusqu'à sa destination +/- définitive.
J'ai tout de même apporté quelques modifications : effectivement l'alaise s'est avérée indispensable, j'ai utilisé un autre bois pour ça : l'amarante, qui travaille très peu, mais dans des proportions proches du Saint Martin rouge. J'ai aussi remarqué qu'un second carrelet semble nécessaire pour stabiliser encore davantage dans la largeur (d'autant plus que pour le laisser travailler tranquillement, je n'ai pas fixé le plateau sur le piétement, il est simplement posé et calé.
Malheureusement as de photos du produit fini sous la main. Ces derniers mois ont été pas mal chargés par mon déménagement et la bête et ses photos sont encore prises dans le maelstrom du déménagement... Fini tous les beaux bois exotiques
... Même si je me suis quand même constitué une belle petite réserve. Je complèterai donc prochainement avec les détails et photos, et des infos sur d'autres projets sur lesquels j'ai trimé en urgence avant le grand chambardement...
En tout cas merci encore pour ton aide Jagolin !
J'ai tout de même apporté quelques modifications : effectivement l'alaise s'est avérée indispensable, j'ai utilisé un autre bois pour ça : l'amarante, qui travaille très peu, mais dans des proportions proches du Saint Martin rouge. J'ai aussi remarqué qu'un second carrelet semble nécessaire pour stabiliser encore davantage dans la largeur (d'autant plus que pour le laisser travailler tranquillement, je n'ai pas fixé le plateau sur le piétement, il est simplement posé et calé.
Malheureusement as de photos du produit fini sous la main. Ces derniers mois ont été pas mal chargés par mon déménagement et la bête et ses photos sont encore prises dans le maelstrom du déménagement... Fini tous les beaux bois exotiques
En tout cas merci encore pour ton aide Jagolin !
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