Merci pour vos commentaires, vos idées et vos suggestions !
pic sur pac a écrit :
punk_sportif a écrit :Salut,
Pour tes mortaises, après perçage à la Forstner, tu veux pas te faire gabarit et les continuer à la défonceuse avec une fraise copier, puis finir au ciseau à bois?
Plus exactement tu prépares l'entrée de chaque mortaiseuse au ciseau le plus propre possible puis avec une fraise à copier roulement haut tu suis le bord que tu viens de dégager.
Ça y est, j'ai compris ! Il faudra que je regarde ce que j'ai comme fraises à copier, mais je pense que j'essaierai pour le prochain pied !
Je doute de pouvoir faire toute l'épaisseur à la défonceuse avec les fraises que j'ai, parce que ça fait quand même un peu plus de 10 cm. Mais je verrai ce que ça me permet de faire.
Sinon, j'ai fini la mortaise... les mortaises... disons la double mortaise du deuxième pied. Je pense que ça ne surprendra personne si je vous dis que j'ai été plus vite, et qu'elle est mieux réussie que la première. Le pied s'y tient bien droit:
Et j'ai même essayé un peu (mais pas complètement) les deux pieds ensemble:
Pas folle la guèpe ! C'est quand même fort ajusté, et retirer un pied tout seul n'est déjà pas simple, alors deux comme ça, je n'ose même pas imaginer. Oh, j'y serais bien arrivé, mais il faisait chaud et je n'avais pas envie de suer
Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de mes prochaines avancées et de mes essais à la défonceuse. Mais j'ai un aveu à vous faire. Et que ça reste entre nous, hein ! Plus j'utilise mes outils manuels, plus j'y prends du plaisir. Tant pis pour le temps que j'y passe, tant pis si j'avance moins vite. Je fais durer le plaisir
Bonne soirée.
Dernière modification par alrj le 24 nov. 2020, 09:49, modifié 1 fois.
pic sur pac a écrit :Pas la peine de suer pour les sortir un cric hydraulique et de la patience! Bonne continuation !
Je n'ai pas de cric hydraulique
Ce que j'ai qui s'en rapproche le plus, et que j'ai d'ailleurs utilisés comme cric hi-lift pour remettre le plateau sur ses tréteaux, ce sont mes serre-joints une main réversibles Wolfcraft. On peut d'ailleurs encore en voir un à gauche sur la dernière photo
Ah ben oui, c'est vrai ! J'en ai d'autres aussi qui ressemblent un peu aux KR, mais dont la poignée bascule pour forcer encore plus fort.
Je ferai le test quand j'aurai creusé les mortaises des quatre pieds. Je mettrai les deux paires de pieds à fond, comme ça en plus je serai parfaitement en situation pour déterminer les longueurs exactes de mes deux traverses longues.
Nan mais c'est quoi ce travail ? ça fait un bail que je n'ai pas eu le temps de pointer mon nez sur le forum, et cet établi n'est pas encore fini ?! ....
Sans déconner, beau travail !!! J'aime bien tes tréteaux aussi !!! Déjà même une idée pour les transformer en tréteaux à hauteur réglable !!!!!
Bon courage pour la suite
Après tous ces déplacements pour le boulot, et sans la moindre honte ni vergogne, je suis parti en vacances. Et ce n'est pas vraiment le genre de projet qu'on peut emporter avec soi dans le coffre de la voiture
Je prends du temps, mais quand je ne suis pas en déplacement, pas en vacances, pas trop naze, eh ben j'avance !
Un peu
Bon, avec tout ça, j'ai un tout petit peu testé la défonceuse, mais sans les fraises adaptées ça ne va pas le faire du tout, le plateau est bien trop épais. Et puis c'est très formateur de faire ça à la main. J'apprends à travailler avec les fibres du bois, je suis bluffé de constater à quel point une bonne râpe fonctionne mieux qu'une Stanley de GSB , et je découvre au moins trois nouvelles manières de me faire des petites blessures aux mains
Ah, et pour info, j'en ai bavé pour retirer le pied du plateau après avoir pris la photo, même en le poussant avec un KR en extension! C'est marrant parce qu'il était rentré plutôt facilement.
J'en profite aussi pour vous montrer comment je m'y prends pour retourner le plateau avec cette petite vidéo:
Vers 0:20, je vérifie soigneusement que le chant repose bien sur les tréteaux. Sinon il bascule et tombe par terre. Je le sais, j'ai testé pour vous
C'est tout pour cette fois. À bientôt pour la suite !
Dernière modification par alrj le 24 nov. 2020, 09:49, modifié 1 fois.
moi je pratique dans le même genre quand je suis seul (très souvent) pour faire ce genre de manutention.
Sinon il y a ça aussi comme technique mais il faut une bonne poigne
en tout cas bel établi.
Un bon militaire ne se rend à rien ... même à la raison
La dernière fois que je vous avais abandonnés, j'avais trois des pieds qui rentraient dans le plateau de l'établi. Il me restait une double mortaise à creuser pour le dernier pied, et je devais donner une nouvelle chance à la défonceuse.
Avec ce que j'ai trouvé de plus long en fraises à copier, l'une roulement au dessous et l'autre roulement en dessous, ça passe. Mais vraiment de justesse ! Si vous êtes attentifs, vous constaterez qu'après ce premier passage, je dois en faire un second avec la fraise un peu moins enfoncée avant de pouvoir attaquer par l'autre côté.
L'équarrissage demande encore pas mal de temps, mais ça donne bien.
N'allez pas imaginer que c'est complètement irrégulier, la lumière vient exactement du dessus et fait ressortir très fort les marques des coups de ciseau.
Au final, je pense que j'y aurai quand même gagné un peu de temps, mais pas énormément. Le problème, c'est que je n'ai pas d'autre choix que d'utiliser ces fraises sur toute leur hauteur, ce qui fait beaucoup vu leur taille. Pour ne pas prendre de passes trop importantes, j'ai dû aller très loin dans le dégrossissage au ciseau. Mais le résultat, c'est ceci:
Enfin, les quatre pieds rentrent dans leurs mortaises !
Il est donc temps d'attaquer les traverses longues. Celles-ci seront réalisées de la même manière que les courtes, avec une sorte de tenon à un seul épaulement. Je repère très visiblement la partie à découper.
La hauteur de la lame est réglée de façon à laisser assez de matière pour former le tenon. C'est une opération qui se déroulera sans la cape. Heureusement, je peux installer mon couteau diviseur en position basse.
Après un premier passage à l'extrémité de la traverse, je vérifie la profondeur de ma coupe.
Comme ça me convient, je marque l'épaulement
et j'effectue une série de coupes
pour obtenir ceci que j'explose délicatement au maillet.
Pour être sûr d'être à la bonne longueur, j'évite de mesurer. Bon, d'accord, en pratique j'ai aussi mesuré. Mais je n'ai pas tenu compte de ma mesure parce qu'elle tombait juste. Au lieu de mesurer, donc, j'ai appuyé l'épaulement de ce premier tenon contre un pied, et j'ai tracé la ligne où il prend contact avec le pied opposé:
Et voilà, avec tous les repères bien visibles :
Après avoir fait de cette manière les deux traverses, j'ai des tenons un peu bruts
Heureusement, il ne faut que quelques instants pour égaliser la surface au ciseau.
Du coup, ben je n'ai pas pu résister, évidemment. J'ai fait un montage à blanc de piétement !
Et là, je suis vraiment content !
Pour info, le piétement tel que vous le voyez ici pèse un peu plus de 45 kg. Un peu plus de 30 kg pour les pieds, et pas loin de 15 kg pour les traverses.
Dans la foulée, j'ai aussi défoncé la rainure où coulissera le valet mobile. J'ai utilisé une butée au début et une autre à la fin. Comme j'ai à nouveau dû procéder en plusieurs passes, c'est largement plus simple comme ça.
Mais surtout, n'allez pas croire que je me suis arrêté là ! J'ai préparé environ 4 m de chevilles de 12mm en chêne, qui me serviront à cheviller le piétement. Pour les réaliser, j'ai fabriqué un petit instrument en me basant sur les explication que Matthias Wandel nous partage ici:
Voici l'appareil. Je n'ai pas de ciseau large, mais j'ai une lame de rabot! Elle a vu des jours meilleurs et un précédent propriétaire lui a fait tâter du touret à meuler, mais je vous rassure: le fil a été repris !
Le trou à l'entrée fait 13mm, puis il passe à 12mm, soit le diamètre souhaité.
Après avoir coupé des baguettes de 13mm sur 13mm dans une chute de chêne, j'ai passé les quatre arrêtes à la fraise quart de rond. Un guide longitudinal est obligatoire, car l'arrondi rend impossible l'utilisation du roulement de la fraise. Au passage, vous pouvez voir que je n'ai toujours pas de table de défonceuse, ni de guide Cela dit, ça fait l'affaire.
J'entame une extrémité à la main
pour que ça rentre dans le mandrin de la perceuse
Et là c'est magique, ça avance à toute vitesse!
Le résultat est vraiment excellent, je suis super content d'avoir fait comme ça.
Je crois que je vais m'arrêter ici pour cette fois. Et pourtant, j'ai déjà entamé deux autres morceaux de la construction, mais je les partagerai avec vous quand je serai un peu plus avancé. Et puis ce post est déjà bien assez long comme ça !
Alors je vous dis à bientôt pour la suite!
Dernière modification par alrj le 24 nov. 2020, 09:50, modifié 1 fois.
Vers la fin, l'extrémité n'est plus maintenue et part dans tous les sens. Il faudrait stabiliser, ou faire des baguettes plus courtes. Ce n'est pas vraiment grave non plus
alrj a écrit :
Mais surtout, n'allez pas croire que je me suis arrêté là ! J'ai préparé environ 4 m de chevilles de 12mm en chêne, qui me serviront à cheviller le piétement.
Je m'en voudrais d'apporter une quelconque critique à ton travail que je suis avec grand intérêt et sur lequel je bave en attendant de pouvoir commencer le mien.
Néanmoins, j'ai appris dans mon jeune temps que des tourillons ne font jamais des chevilles. Les chevilles ne sont pas cylindriques contrairement au tourillon, mais coniques. De plus, une cheville ne doit jamais faite à la scie ou équivalent, mais dégrossies en éclatant le bois au ciseau pour que la cheville respecte au mieux le fil du bois. Puis finies au rabot, toujours pour respecter le fil.