Tiens, j'ai pas vu ce projet de 2017???
Ma suggestion: la boite / coffret / portefeuille qui va bien pour avoir toujours sur soi la cagnotte "outils ou bières avec les copains" hors du budget du ménage... hé hé...
En voyant le titre du fil, ça m'a fait penser à un article paru lundi dans sud ouest, avec une approche différente:
L’instrument a été réalisé par de jeunes artisans de toute la France, dont le Bordelais Jean-Raphaël Guillaumie qui nous la présente avec fierté.
Elle déchire. Des feuilles sculptées sur la caisse jusqu’aux bois et chanvre de son étui, la Dissidente séduit et fascine, même ceux qui ne jouent que du pipeau et encore, sous la torture. Dans son magnifique atelier-logement de luthier de la rue du Muguet, Jean-Raphaël Guillaumie n’est pas peu fier de sa guitare. Enfin, sa guitare… La sienne mais celle tout autant d’une vingtaine de ses collègues avec qui il a conçu et construit l’instrument. Comme un défi, un jeu. Et au final, une sacrée réussite.
« Je cherchais un bouton de Telecaster et j’ai contacté des collègues sur notre réseau Facebook », raconte Jean-Raphaël. « Et j’ai trouvé ma pièce détachée ; L’idée est alors venue de montrer que l’on peut travailler ensemble dans ce métier. »
Dans le viseur du professionnel, une tendance des luthiers de l’ancienne génération au repli sur soi, « enfermés dans leur savoir, sans partage ni transmission. »
Jean-Raphaël va donc fédérer une vingtaine de confrères dans toute la France pour construire une guitare où chacun aura mis son grain de sel ou de son. « On veut montrer qu’il n’y a pas de concurrence, que chacun a son style, sa patte et que le client va vers les créations qui résonnent en lui, malgré ce qu’en dit le marché de l’industriel », souligne le luthier, installé à Bordeaux depuis 5 ans, après des débuts à Albi et un nouveau projet en Corrèze autour de la formation. D’où le nom d’un projet unique en son genre dans la profession : la Dissidente.
Jean-Raphaël Guillaumie met le premier coup de collier et pas des moindres : il abat lui-même le noyer de plus de 200 ans, menaçant de tomber sur la maison familiale en Corrèze. L’Angevin, Fabien Gilbert, le met en épaisseur et le recolle à Carquefou (44), Félix Vivier usine le corps avant de le transmettre au voisin de Loire-Atlantique, Oldwolf. Et ainsi de suite…
Fabriquée au fil du pays
Manche, corps, caisse, sangle, micro : le prototype va faire quelques milliers de kilomètres pour naître. « Une guitare électrique de forme mosrite reverse, pour des styles tous terrains », explique-t-il. Après un an de travail et de voyage, la guitare est terminée à l’aube de l’été dernier, vers mi-juin… le jeudi du Hellfest, extraordinaire grand-messe du métal durant 3 jours en Vendée. Les boutons d’attache-courroie sont posés quelques minutes avant les premières notes sur scène. Via le réseau de chacun, la guitare passera en effet entre les mains de musiciens de nombreux festivals durant l’été, dans celles du chanteur M, par exemple, au cours du Blues Passions de Cognac. Les plus pointus remarqueront les groupes BigSure, Mars Red Sky, Saxon ou encore Steel Pantherau, soutien du projet. « Ils ont tous été emballés par la qualité de l’instrument », se réjouit encore Jean-Raphaël.
Une tombola pour la gagner
Difficile de confier cette guitare à un musicien en particulier, alors pour que la fin de l’histoire soit encore plus belle, l’association de la Confrérie des luthiers s’apprête à offrir l’instrument via une tombola sur le net. « Nous reverserons les fonds à des associations d’éducation à l’écologie et de protection de l’environnement », annonce le luthier. « On aimerait planter un arbre dans chaque commune de France où la guitare a été fabriquée » ajoute-t-il.
Les billets de la tombola à 2 euros seront prochainement mis en vente (1). Et vous avez bien lu : un heureux élu va gagner cette guitare hors du commun pour 2 euros seulement. Ce n’est pas le seul et dernier paradoxe de cette histoire aux cordes décidément sensibles.