Permettez moi de vous présenter la viole que je viens de terminer.

Elle a été fabriquée d'après les plans de la viole Henry Jaye de 1624 dessiné par le luthier P.Jaquier.
Hormis les joints de la table et du fond, tout est assemblé à la colle animale, 3/4 os et 1/4 peau.

C'est une petite basse à 6 cordes.

Le chevillier avec sa volute prolonge le manche en érable. Les chevilles sont en ébène macassar le sillet en buis et la touche en panga panga.


A défaut de cordes, j'ai monté du fil pour filet de pêche, ça m'a permis d'ébaucher le réglage. Je ne sais pas quand je les recevrais, chez Artéka ils sont en cour de réapprovisionnement... Idem pour les frettes (également en boyau).

Les chevilles sont coniques. Bien que je possède un tailles cheville (une sorte de taille crayon géant) j'ai fais les cônes au tour. les perçages sont fait à la lousse, une sorte d’alésoir conique.

Le chevalet est un modèle provisoire, j'en ai fait plusieurs, à la CNC c'est facile!

Petit clin d’œil...

C'était pas gagner, mais la voilà prête à recevoir le vernis!

La table d’harmonie est en épicéa (qui a poussé en altitude) scié sur quartier. Les éclisses et le fond sont en érable sycomore breton. Les photos ne les mettent pas en évidences, mais l'érable à, comme il se doit en lutherie, des ondes.
C'est un instrument très léger, elle ne pèse que 1,720kg. Les éclisses font 1,5mm, le fond 2,5 et la table de 5mm au niveau du chevalet à 3 sur le pourtour. Les éclisses sont formées à chaud et la table sculptée dans masse à la gouge, au rabot noisette et au racloir.

Le cordier est en épicéa plaqué panga panga et l'ancre en palissandre. Les filets qui font le tour de la table sont incrustés sur environ 1,5mm, ils sont en érable et poirier teinté dans le masse.
A l’intérieur du coffre on trouve les deux tasseaux, celui qui reçoit le manche et à l'opposé celui qui reçoit la rainure en queue d'aronde de l'ancre. On trouve également les coins qui renforce la couronne d'éclisse au niveau des CC.
Sur le fond au droit du chevalet et donc le l'âme, il y à le pont, une plaque d'épicéa de 4,5mm qui traverse la caisse de droite à gauche sur une dizaine de cm de largeur. Sous la table, sous le pied du chevalet, coté corde de grave, donc à l'opposé de l'âme, on trouve la barre. Cette barre, comme l'âme, reprend les efforts exercé par le chevalet et transmet les vibrations des cordes via le chevalet à la caisse de résonance..

Elle sera montée avec des corde en boyau dont deux filées argent.

Pour l’instant n'ayant pas encore les cordes ni l'archet (On m'en prête un), je ne peux donc pas aller plus loin vu qu'il faut d'abord régler l’instrument avant le vernissage.

J'ai commandé le nécessaire pour faire un vernis gomme-laque à l'alcool, soit:
-Sandaraque.................... 125g
-Gomme-laque................. 62g
-Mastic en larmes............. 62g
-Gomme-élémi................. 31g
-Térébenthine de Venise.... 62g
J'ai très peu utilisé mes machines, quasiment tout a été fait à la main. Seules le moule, les gabarits, le chevalet et l'ébauche des chevilles ont été faites à la CNC.





