Le seul outil véritablement propre à cette matière est bien sûr le couteau croche.
Au départ, j’en ai trouvé deux en brocantes à l’étranger…je n’arrive pas à en tirer quoi que ce soit, leur anatomie me déroute !
J’en ai donc ensuite acheté un neuf, il y avait une protection en cuir disponible en stock dans la boutique où je l’ai acheté (sur la très sympathique île de Møn)…cette protection très fonctionnelle est cependant très imposante (cf. première photo).
Ce que j’apprécie entre autres dans la sculpture de cuillère, c’est l’aspect « avec 2 couteaux on fait 90% du travail ».
Par conséquent, on peut voyager léger et faire des copeaux n’importe où (réunion pénible, salle d’attente de dentiste etc)
J’ai acquis il y a quelques mois un second couteau croche neuf, d’une anatomie différente du premier.
Pour ce second outil j’ai choisis un forgeron suédois a qui j’avais déjà acheté une hache avec laquelle je me rase maintenant tous les matins.
Ainsi après les incontournables 6 mois sur liste d’attente…je reçois un très bel outil bien sûr mais…sans protection pour la lame. C'est un comble.
Un peu déçu de prime abord je me dis que c’est l’occasion de me lancer dans une petite confection en cuir.
La plupart des sculpteurs font des protections traditionnelles en écorce de bouleau ou en bois massif. Mais les outils du cuir m’ont toujours fait de l’œil et c’est une bonne excuse pour passer le pas. Il me faut donc, la matière première, les outils et la stratégie.
En Juin dans la forêt près de chez moi, se tient chaque année un week end celte où de très nombreux artisans présentent leur travail. Inévitablement sur le stand d’un sympathique créateur de divers articles en cuir, je fais l’acquisition d’une chute qui comble mes vœux.
Quelques recherches sur l’interweb et je sélectionne ce modèle d’une simplicité désarmante.
Je commande une panoplie débutant bon marché dans l’empire du milieu et me lance.
A posteriori il n’y a rien de sorcier et je n’ai pas eu de lumineux changement à apporter au modèle originel par conséquent je présenterai seulement quelques photos de ma version.
Les patrons de départ




Perçage pour la pression

Mes pressions chinoises étant faites pour un cuir moins épais, j'ai dû ôter de la matière

J’ai lu que les « champs » du cuir se lissent sur des formes en bois frottées sur la pièce…comme à cet instant j’ai le tour sur l’établi et que je suis un véritable "ramier", je tourne une gorge rapide et y soumet les champs de cuir…sans grand succès je le confesse. J'ai lu par la suite qu'il est bien d'appliquer de la cire à cette étape.


Un coup de gouge pour arrondir les angles





Voilà, ne connaissant pas le travail du cuir, j'ai dû faire des erreurs grossières mais l'outil est protégé c'est le principal.
De tous les modèles en bois que j'ai vu, un seul était constitué d'un assemblage intéressant à faire, les autres étaient plus communs.
Et vous, qu'utilisez vous pour protéger le fil de vos couteaux croches?



