Tout de Bois - Monologue à l’établi
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
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Dernière modification par bofil le 30 janv. 2026, 00:00, modifié 1 fois.
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Je n'imagine pas très bien comment affuter un burin avec ce système....
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Bonjour Patrick, et à touspatrick63 a écrit : ↑19 janv. 2026, 11:06Pour ce qui est du biseau extérieur avec une meule sur meuleuse portative, il faut dans ce cas que la gouge soit parallèle à l'axe de la meule et non pas perpendiculaire car sinon, la meule étant quand même de petit diamètre, la concavité est trop importante. De plus attention à l'échauffement .....Il faut se souvenir que les aciers traditionnels au carbone sont détrempés avant de changer de couleur.....Il m'arrive d’utiliser une meuleuse pour des biseaux intérieurs (j'ai quelques gouges avec un biseau intérieur et sans biseau extérieur) mais je n'utilise jamais cela pour un biseau extérieur.bofil a écrit : ↑19 janv. 2026, 00:51 Pour le biseau intérieur , un sculpteur MOF à Grenoble à la Passion du Bois ,il y a bien longtemps le faisait avec une mini meuleuse sur support ou coincée dans un étau et une meule conique. Ca se fait bien et ne brûle pas l'acier curieusement comme une meule sur touret. Plus conséquent les meuleuses Lidl ( comme de grosses mini perceuses ) ,qu'ils vendent parfois ,utilisent des meules plus grosses et on peut même faire le biseau extérieur ,se faire un appui.
une dremel sur un support orientable avec une meule comme celle-ci , ça peut se faire pour les biseaux intérieurs ?
https://www.dremel.com/fr/fr/p/meule-a- ... 26150953ja
et les burins c'est plat ? sur une Tormek ?
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
La Tormek est vraiment ce qui se fait de mieux pour l'affutage des outils de sculpture, burin compris et même burins coudés. Les burins s'affutent à plat et uniquement sur l'extérieur. Il y a deux écoles sur le raccord au niveau des deux ailes: soit on laisse la petite pointe qui se forme lors de l'affutage, soit on la fait disparaitre en arrondissant légèrement le raccord. Personnellement, j'utilise la seconde méthode, mais à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.
On doit pouvoir faire les biseaux intérieurs des gouges avec une petite perceuse à haute vitesse type Dremel ou mieux, Proxxon, équipée d'une petite meule en bricolant un système pour tenir la perceuse d'une part et la gouge d'autre part. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai complètement abandonné l'affutage avec un double biseau et j'ai acheté des gouges contre coudées. Mais, c'est une méthode que j'avais envisagée pendant un moment.
On doit pouvoir faire les biseaux intérieurs des gouges avec une petite perceuse à haute vitesse type Dremel ou mieux, Proxxon, équipée d'une petite meule en bricolant un système pour tenir la perceuse d'une part et la gouge d'autre part. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai complètement abandonné l'affutage avec un double biseau et j'ai acheté des gouges contre coudées. Mais, c'est une méthode que j'avais envisagée pendant un moment.
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
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Dernière modification par bofil le 30 janv. 2026, 00:00, modifié 1 fois.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Merci Copeau Cabana, le boîtier et les cailloux sont à nouveau restés des mois durant dans l’atelier.
Xyloweb, l’idée du laiton vient donc de Mafe de Lumberjock
Manureva, oui c’est un beau calibre, j’ai bien raccourci l’étui qui était assez long, j’imagine la quantité de poudre!
Ha Bofil nous rejoint, merci pour l’arrivée en chanson!
Votre venue est précieuse, vos outils somptueux et vos connaissances vont enrichir le sujet.
Et vous commencez très fort avec la fameuse meule de plomb, merci pour la photo.
Je suis persuadé que je pourrais en avoir l’usage mais je n’en ai croisé qu’une dans les annonces et n’ai pas été assez rapide. Elle était cinq fois plus chère que votre acquisition, mais ça ne me choque pas vu sa rareté. La partie que j’utilise le plus sur ma meule à eau électrique, ce sont les quatre formes de cuir optionnelles, et j’ai plusieurs fois envisagé d’en fabriquer d’autres pour reproduire la fonction du bel outil ancien que nous évoquons.
Pour les scies montées, nous sommes totalement d’accord cher Bofil! Légères, simples, efficaces, bon marché et mes clefs sont également à l’envers pour indiquer le repos. Aussi performantes pour les arondes que pour déligner. D’ailleurs, pour cette dernière opération, je les préfère aux égoïnes. Bon la partie fine de l’égoïne permet plus facilement de revenir dans le trait lorsqu’on s’en est écarté, mais c’est tout à fait possible également avec une scie montée.
Je constate que j’ai été trop léger dans mes explications sur le biseau interne. Comme je l’avais précisé j’ai procédé à de vastes coupes sur la globalité de ce sujet pour le raccourcir et j’avais choisi d’exclure les aspects techniques de l’affûtage; le sujet est délicat, très personnel et comme pour tout le reste, je n’ai aucune autorité en la matière!
Pour le façonnage premier du biseau intérieur des gouges, je procède de manière similaire à la personne évoquée par Bofil. Je coince un flexible équipé d’une mini meule (droite). Je viens d’ajouter ce point à mon texte plus haut.
Façonnage primaire du biseau interne

Hors champ, la gouge est insérée dans un gabarit maison, la maintenant à bonne hauteur.
Comme mon gabarit ne descend pas assez bas pour atteindre l’angle souhaité, je dois surélever le reste, c’est‑à‑dire fixer la mini perceuse ou le gabarit en bois en hauteur.
Avec l’outil électrique, je ne fais que quatre ou cinq passes très rapides latéralement sur la meule, ça suffit à former le biseau. Quand j'utilise une gouge retournée pour façonner une baguette, je n'utilise de toute façon qu'une portion infime du fil de l'outil, au centre.
Pour émorfiler l’intérieur d’une gouge (avec ou sans biseau interne), j’utilise des formes tournées. J’avais façonné la première pour affiler mon couteau croche, puis j’en ai fait de différentes tailles pour les gouges.

Tout cela n’a rien de très scientifique, mais cela me suffit à mon petit niveau. Je suis encore loin de sculpter des acanthes Louis XVI, comme celles évoquées par Patrick63, elles sont encore hors de portée pour moi.
Mais j’avoue être plus à l’aise avec les acanthes Louis XIV. Je m’attaquerai aux Régence ensuite…Louis XVI est encore loin.
Toujours débutant, je me cantonne pour l’instant aux formes primitives de chaque mode; gothique primitif et acanthes du même ordre !
Mais point d’acanthes dans ce sujet!
Xyloweb, l’idée du laiton vient donc de Mafe de Lumberjock
Manureva, oui c’est un beau calibre, j’ai bien raccourci l’étui qui était assez long, j’imagine la quantité de poudre!
Ha Bofil nous rejoint, merci pour l’arrivée en chanson!
Votre venue est précieuse, vos outils somptueux et vos connaissances vont enrichir le sujet.
Et vous commencez très fort avec la fameuse meule de plomb, merci pour la photo.
Je suis persuadé que je pourrais en avoir l’usage mais je n’en ai croisé qu’une dans les annonces et n’ai pas été assez rapide. Elle était cinq fois plus chère que votre acquisition, mais ça ne me choque pas vu sa rareté. La partie que j’utilise le plus sur ma meule à eau électrique, ce sont les quatre formes de cuir optionnelles, et j’ai plusieurs fois envisagé d’en fabriquer d’autres pour reproduire la fonction du bel outil ancien que nous évoquons.
Pour les scies montées, nous sommes totalement d’accord cher Bofil! Légères, simples, efficaces, bon marché et mes clefs sont également à l’envers pour indiquer le repos. Aussi performantes pour les arondes que pour déligner. D’ailleurs, pour cette dernière opération, je les préfère aux égoïnes. Bon la partie fine de l’égoïne permet plus facilement de revenir dans le trait lorsqu’on s’en est écarté, mais c’est tout à fait possible également avec une scie montée.
Je constate que j’ai été trop léger dans mes explications sur le biseau interne. Comme je l’avais précisé j’ai procédé à de vastes coupes sur la globalité de ce sujet pour le raccourcir et j’avais choisi d’exclure les aspects techniques de l’affûtage; le sujet est délicat, très personnel et comme pour tout le reste, je n’ai aucune autorité en la matière!
Pour le façonnage premier du biseau intérieur des gouges, je procède de manière similaire à la personne évoquée par Bofil. Je coince un flexible équipé d’une mini meule (droite). Je viens d’ajouter ce point à mon texte plus haut.
Façonnage primaire du biseau interne

Hors champ, la gouge est insérée dans un gabarit maison, la maintenant à bonne hauteur.
Comme mon gabarit ne descend pas assez bas pour atteindre l’angle souhaité, je dois surélever le reste, c’est‑à‑dire fixer la mini perceuse ou le gabarit en bois en hauteur.
Avec l’outil électrique, je ne fais que quatre ou cinq passes très rapides latéralement sur la meule, ça suffit à former le biseau. Quand j'utilise une gouge retournée pour façonner une baguette, je n'utilise de toute façon qu'une portion infime du fil de l'outil, au centre.
Pour émorfiler l’intérieur d’une gouge (avec ou sans biseau interne), j’utilise des formes tournées. J’avais façonné la première pour affiler mon couteau croche, puis j’en ai fait de différentes tailles pour les gouges.

Tout cela n’a rien de très scientifique, mais cela me suffit à mon petit niveau. Je suis encore loin de sculpter des acanthes Louis XVI, comme celles évoquées par Patrick63, elles sont encore hors de portée pour moi.
Mais j’avoue être plus à l’aise avec les acanthes Louis XIV. Je m’attaquerai aux Régence ensuite…Louis XVI est encore loin.
Toujours débutant, je me cantonne pour l’instant aux formes primitives de chaque mode; gothique primitif et acanthes du même ordre !
Mais point d’acanthes dans ce sujet!
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Donc pour Namichel…
Il souhaitait que l’on évoque la restauration, j’ai prestement preparé cette illustration…
(pfiou!!!!!!….cinq pages pour péniblement sortir un alexandrin!)
Restauration
Il est entendu que les philosophies et les méthodes varient.
Il y a quelques années, j’ai été horrifié de voir sur l’étal d’un professionnel, un Bouvet à approfondir d’ébéniste à descente à T, entièrement poncé à blanc… Un outil ancien qui semblait tout juste sorti du rayon d’une grande surface… pour moi, un véritable massacre!
Et à l’opposé, pour le remercier de son aide, je propose à Wolfgang Jordan un outil qui lui manque. Alors que j’évoque ma volonté de restaurer l’outil avant de lui envoyer…il me répond “N’en faîtes rien!”. Il a déjà vu des photo de certains de mes outils et probablement pense-t il que je massacre moi même ces objets? Comme quoi!
Je suppose que les collectionneurs préfèrent garder un outil entièrement dans son jus pour conserver les marques de sueur et la crasse accumulée au fil de plusieurs vies.
Entre ces deux extrêmes, j’aime à croire qu’il existe un juste milieu.
Je suis de l’école qui restaure l’outil plutôt que de le rénover.
Je le nettoie et le remet en fonction mais tâche de lui garder une personnalité.
J’aime voir les traits de trusquins et autres traces datant de la création de l’outil, il ne me viendrait donc pas à l’idée de poncer le bois à nu.
Il est fréquent que les contre-joues de bouvets se décollent à l’usage ou lors de la restauration. Pour faciliter d’éventuelles réparations futures, je n’utilise jamais de colle forte moderne et définitive, mais comme mes prédécesseurs, de la colle animale. Bon dans mon cas, il s’agit de la version moderne pour gros feignants. Oui car il convient de préciser que je suis un sacré ramier.
De même lors du nettoyage, je prends garde à ne pas effacer les belles inscriptions d’inventaire à la plume que l’on rencontre parfois.

Ma méthode n’est probablement pas la plus rapide mais je l’espère respectueuse de l’outil.
Beaucoup de gens utilisent des moyens de nettoyage électriques pour dérouiller le fer, j’emploie des brosses métalliques manuelles.
Les deux nettoyages, fût et fer, sont généralement effectués eux-mêmes en deux étapes.
Enfin traditionnellement la finition est constituée de cire.
Il y a quelques années, alors que je voulais expérimenter la gomme laque au tampon et que je cherchais dans mon atelier de quoi m’entraîner, je suis tombé sur la cible parfaite : des rabots tout justes nettoyés. J’ai gardé cette habitude jusqu’à présent.
Notez que j’utilise la gomme laque déjà liquide, c’est aussi un produit pour feignant massif.
Le livre sur les rabots déconseille tout type de vernis, arguant qu’il peut provoquer des ampoules.
Il se trouve que je ne passe pas douze heures par jours, six jours sur sept comme nos ancêtres, à pousser des rabots, donc je n’ai pas de soucis avec ma finition.
La gomme laque présente d’ailleurs un avantage très pratique, si les outils sont recouverts de sciure, un coup de chiffon et ils sont de nouveau immaculés, c’est moins flagrant avec la cire.
Or donc ! J’ai retrouvé un petit congé à carré à peine nettoyé, qui me servira pour illustrer mon modus operandi.
Sortie de vide-greniers, le congé est celui du dessous

Premier nettoyage, à l’aide d’alcool ménager et de laine d’acier fine. Cette étape est très sale, « j’esponge » systématiquement l’excédent avec un essuie tout.

Parfois la contre joue se décolle. On ôte la vieille colle d’un chiffon imbibé d’eau chaude.
Un coup de rabot à dents si besoin et on recolle à la colle animale.

Pendant ce temps : brosse métallique manuelle sur le fer, puis décrassage au liquide vaisselle (l’acide ne fonctionne pas en présence de graisse). Plongée du fer dans un bain d’acide citrique. Après quelques heures, rinçage, re-brossage et retour dans l’acide.

Second nettoyage du fût, l’alcool est cette fois appliqué à l’aide d’un essuie-tout pour ôter les poussières précédemment déposées par la paille de fer.

Traitement des xylophages : trois semaines de congélateur puis produit idoine et enfin bouchage des trous à la cire. La teinte Cormier n’existe pas, mais on s’en rapproche souvent.

Application d’huile de lin (sauf à l’arrière du coin)

Le fer en sortie de son second bain, est maintenant rincé et brossé à la paille de fer grossière, puis huilé.
Enfin, gomme laque au tampon en multiples couches (sauf à l’arrière du coin).

Le degré de brillance dépendra du temps disponible ce jour là!
Encore un affutage du fer, et ce congé est prêt à reprendre du service

Deux bonus utiles:
Vis rouillées
Les plaques d’acier des bouvets à joindre et bouvets à approfondir ainsi que leurs vis, peuvent être très rouillées. Sur cinq vis, il y en a souvent quatre qui sortent et une qui nous enquiquine. Il est très facile de casser une tête de vis au démontage. Une potion maison et de la patience peuvent faire merveille sur une vis qui “récalcitre”. Mélanger de l’huile fine et de l’acétone. Verser sur la tête de vis, tapoter sur la tête et autour d’elle pour faire pénétrer le mélange dans les interstices et fissurer la rouille. Laisser agir 30mn. Réitérer, tout en tapotant. Laisser agir de nouveau. Enfin, attaquer doucement le dévissage, par étapes, en ajoutant ce mélange au fur et à mesure de la progression.
Partie rongée par les xylophages
Parfois on souhaite sauver un outil alors qu’il est rongé par les insectes plus que de raison. Des amis m’avaient confié des rabots de leur arrière grand père pour restauration. Même si c’est de la veritable dentelle, on peut consolider le bois en allongeant de la colle blanche avec de l’eau. On introduit alors cette colle fine dans chaque trou de xylophage à l’aide d’une seringue, en plusieurs étapes. Cette solution a permis de durcir des zones que j’arrivais auparavant à enfoncer avec le pouce, elles sont devenues dures comme du béton.
Voilà pour ma méthode!
Correction: type de colle corrigé dans le doute de la composition exacte.
Il souhaitait que l’on évoque la restauration, j’ai prestement preparé cette illustration…
(pfiou!!!!!!….cinq pages pour péniblement sortir un alexandrin!)
Restauration
Il est entendu que les philosophies et les méthodes varient.
Il y a quelques années, j’ai été horrifié de voir sur l’étal d’un professionnel, un Bouvet à approfondir d’ébéniste à descente à T, entièrement poncé à blanc… Un outil ancien qui semblait tout juste sorti du rayon d’une grande surface… pour moi, un véritable massacre!
Et à l’opposé, pour le remercier de son aide, je propose à Wolfgang Jordan un outil qui lui manque. Alors que j’évoque ma volonté de restaurer l’outil avant de lui envoyer…il me répond “N’en faîtes rien!”. Il a déjà vu des photo de certains de mes outils et probablement pense-t il que je massacre moi même ces objets? Comme quoi!
Je suppose que les collectionneurs préfèrent garder un outil entièrement dans son jus pour conserver les marques de sueur et la crasse accumulée au fil de plusieurs vies.
Entre ces deux extrêmes, j’aime à croire qu’il existe un juste milieu.
Je suis de l’école qui restaure l’outil plutôt que de le rénover.
Je le nettoie et le remet en fonction mais tâche de lui garder une personnalité.
J’aime voir les traits de trusquins et autres traces datant de la création de l’outil, il ne me viendrait donc pas à l’idée de poncer le bois à nu.
Il est fréquent que les contre-joues de bouvets se décollent à l’usage ou lors de la restauration. Pour faciliter d’éventuelles réparations futures, je n’utilise jamais de colle forte moderne et définitive, mais comme mes prédécesseurs, de la colle animale. Bon dans mon cas, il s’agit de la version moderne pour gros feignants. Oui car il convient de préciser que je suis un sacré ramier.
De même lors du nettoyage, je prends garde à ne pas effacer les belles inscriptions d’inventaire à la plume que l’on rencontre parfois.

Ma méthode n’est probablement pas la plus rapide mais je l’espère respectueuse de l’outil.
Beaucoup de gens utilisent des moyens de nettoyage électriques pour dérouiller le fer, j’emploie des brosses métalliques manuelles.
Les deux nettoyages, fût et fer, sont généralement effectués eux-mêmes en deux étapes.
Enfin traditionnellement la finition est constituée de cire.
Il y a quelques années, alors que je voulais expérimenter la gomme laque au tampon et que je cherchais dans mon atelier de quoi m’entraîner, je suis tombé sur la cible parfaite : des rabots tout justes nettoyés. J’ai gardé cette habitude jusqu’à présent.
Notez que j’utilise la gomme laque déjà liquide, c’est aussi un produit pour feignant massif.
Le livre sur les rabots déconseille tout type de vernis, arguant qu’il peut provoquer des ampoules.
Il se trouve que je ne passe pas douze heures par jours, six jours sur sept comme nos ancêtres, à pousser des rabots, donc je n’ai pas de soucis avec ma finition.
La gomme laque présente d’ailleurs un avantage très pratique, si les outils sont recouverts de sciure, un coup de chiffon et ils sont de nouveau immaculés, c’est moins flagrant avec la cire.
Or donc ! J’ai retrouvé un petit congé à carré à peine nettoyé, qui me servira pour illustrer mon modus operandi.
Sortie de vide-greniers, le congé est celui du dessous

Premier nettoyage, à l’aide d’alcool ménager et de laine d’acier fine. Cette étape est très sale, « j’esponge » systématiquement l’excédent avec un essuie tout.

Parfois la contre joue se décolle. On ôte la vieille colle d’un chiffon imbibé d’eau chaude.
Un coup de rabot à dents si besoin et on recolle à la colle animale.

Pendant ce temps : brosse métallique manuelle sur le fer, puis décrassage au liquide vaisselle (l’acide ne fonctionne pas en présence de graisse). Plongée du fer dans un bain d’acide citrique. Après quelques heures, rinçage, re-brossage et retour dans l’acide.

Second nettoyage du fût, l’alcool est cette fois appliqué à l’aide d’un essuie-tout pour ôter les poussières précédemment déposées par la paille de fer.

Traitement des xylophages : trois semaines de congélateur puis produit idoine et enfin bouchage des trous à la cire. La teinte Cormier n’existe pas, mais on s’en rapproche souvent.

Application d’huile de lin (sauf à l’arrière du coin)

Le fer en sortie de son second bain, est maintenant rincé et brossé à la paille de fer grossière, puis huilé.
Enfin, gomme laque au tampon en multiples couches (sauf à l’arrière du coin).

Le degré de brillance dépendra du temps disponible ce jour là!
Encore un affutage du fer, et ce congé est prêt à reprendre du service

Deux bonus utiles:
Vis rouillées
Les plaques d’acier des bouvets à joindre et bouvets à approfondir ainsi que leurs vis, peuvent être très rouillées. Sur cinq vis, il y en a souvent quatre qui sortent et une qui nous enquiquine. Il est très facile de casser une tête de vis au démontage. Une potion maison et de la patience peuvent faire merveille sur une vis qui “récalcitre”. Mélanger de l’huile fine et de l’acétone. Verser sur la tête de vis, tapoter sur la tête et autour d’elle pour faire pénétrer le mélange dans les interstices et fissurer la rouille. Laisser agir 30mn. Réitérer, tout en tapotant. Laisser agir de nouveau. Enfin, attaquer doucement le dévissage, par étapes, en ajoutant ce mélange au fur et à mesure de la progression.
Partie rongée par les xylophages
Parfois on souhaite sauver un outil alors qu’il est rongé par les insectes plus que de raison. Des amis m’avaient confié des rabots de leur arrière grand père pour restauration. Même si c’est de la veritable dentelle, on peut consolider le bois en allongeant de la colle blanche avec de l’eau. On introduit alors cette colle fine dans chaque trou de xylophage à l’aide d’une seringue, en plusieurs étapes. Cette solution a permis de durcir des zones que j’arrivais auparavant à enfoncer avec le pouce, elles sont devenues dures comme du béton.
Voilà pour ma méthode!
Correction: type de colle corrigé dans le doute de la composition exacte.
Dernière modification par Cornelius Agrippa le 25 janv. 2026, 01:14, modifié 4 fois.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Achat
Un dernier mot rapide sur l’achat de ces outils….(parce que c’est bien beau tout ça, mais on n’a toujours pas vu un bout de bois dans cette histoire!)
D’une manière générale, à l’achat d’outils à fût de bois, je fais particulièrement attention à diverses choses:
- si le coin est bien d’origine. Ca fonctionne toujours mieux qu’un remplacement, je me tiens éloigné des coins de remplacement
- la présence de fentes partant des oreillons (à fuir)
- le gauche du fût, particulièrement sur les affutages, mais si l’outil est exceptionnel, ça vaut le coup de le rattraper
- Dans le cas d’une moulure, quand le fer est devenu si court qu’il affleure maintenant le coin, c’est très inconfortable à régler
Et bien entendu, je fuis absolument les contre fers-simples…mais lorsqu’on en a un en main, bien garder à l’esprit que si le fer est devenu plus court que son contre-fer, c’est impossible à régler!
Il y a des milliers d’outils sur nos vide greniers, rien ne sert de se jeter sur le premier venu.
Et si l’outil est exceptionnel mais que sa lumière est large, lui façonner une grenouille lui donnera une nouvelle vie.
Un dernier mot rapide sur l’achat de ces outils….(parce que c’est bien beau tout ça, mais on n’a toujours pas vu un bout de bois dans cette histoire!)
D’une manière générale, à l’achat d’outils à fût de bois, je fais particulièrement attention à diverses choses:
- si le coin est bien d’origine. Ca fonctionne toujours mieux qu’un remplacement, je me tiens éloigné des coins de remplacement
- la présence de fentes partant des oreillons (à fuir)
- le gauche du fût, particulièrement sur les affutages, mais si l’outil est exceptionnel, ça vaut le coup de le rattraper
- Dans le cas d’une moulure, quand le fer est devenu si court qu’il affleure maintenant le coin, c’est très inconfortable à régler
Et bien entendu, je fuis absolument les contre fers-simples…mais lorsqu’on en a un en main, bien garder à l’esprit que si le fer est devenu plus court que son contre-fer, c’est impossible à régler!
Il y a des milliers d’outils sur nos vide greniers, rien ne sert de se jeter sur le premier venu.
Et si l’outil est exceptionnel mais que sa lumière est large, lui façonner une grenouille lui donnera une nouvelle vie.
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Je suis étonné que tu utilises de la colle de peau de lapin pour coller du bois. La colle à bois traditionnelle est la colle d'os et la colle de nerf, souvent utilisées en mélanges ("colle forte"). La colle de peau de lapin est utilisée en particulier par les doreurs pour préparer leurs apprêts, à ma connaissance elle n'est jamais utilisée pour coller du bois.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Il y a des années, je me souviens très précisément avoir lu sur un forum US que de la peau rentrait bien dans la composition du produit que j’utilise. Si cette composition vous est si cruciale, je peux essayer de retrouver ma source. Je ne suis pas chimiste, mais il est évident que c’est un produit très transformé, à des lieues de la colle traditionnelle de toutes façons. Maintenant que vous le relevez, les intervenants parlaient bien de peau, mais peut-être venait-elle d’une autre bestiole effectivement! Dans le doute, il serait prudent que je corrige. Merci.
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Quelle est la réf. de la colle Titebond que tu utilises ?
Le contenant de couleur marron que l’on voit posé sur ton établi.
Le contenant de couleur marron que l’on voit posé sur ton établi.
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Si ça se confirme, pas beaucoup de rapport avec la colle de peau de lapin !
Mais je suis certain que @cornelius va nous en dire plus
J’ai pas pu m’empêcher de demander des précisions à ChatGPT et voilà sa conclusion

Mais je suis certain que @cornelius va nous en dire plus
J’ai pas pu m’empêcher de demander des précisions à ChatGPT et voilà sa conclusion
@cornelius est manifestement un artisan moderne
La Titebond Genuine Hide Glue est une colle animale, donc de la même nature que la colle de peau de lapin,
mais :
• pas 100 % peau de lapin
• formulée pour être utilisable à froid
• pensée pour les artisans modernes
- Cornelius Agrippa
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
J’ai de nombreuses passions mais la composition des colles n’en fait pas partie je le crains.
C’est bien le produit du lien de Siolan, un produit bien connu.
J’ai plusieurs fois discuté de cette colle animale avec le luthier qui prenait soin du violon de mon fils.
Le monsieur était diplômé de l’école de Crémone, excusez du peu. Chaque broutille à régler sur l’instrument de mon fils était prétexte à mitrailler l’artisan de questions dans son superbe petit atelier. Plusieurs fois, le voyant décoller des portions d’instruments anciens, je l’ai questionné sur les colles. Il m’a confié que ça faisait des années qu’il avait abandonné la tradition pour ce produit Titebond spécifiquement. Il l’a utilisé jusqu’à sa retraite il y a quelques années.
Dès lors que cette colle est bonne pour ses violons vendus 15k EUR l'unité…elle est bonne pour mes bouvets à 4 EUR!
Et je le prouve derechef en descendant illico à l’atelier!
On ferme les bouquins, c'est parti.
C’est bien le produit du lien de Siolan, un produit bien connu.
J’ai plusieurs fois discuté de cette colle animale avec le luthier qui prenait soin du violon de mon fils.
Le monsieur était diplômé de l’école de Crémone, excusez du peu. Chaque broutille à régler sur l’instrument de mon fils était prétexte à mitrailler l’artisan de questions dans son superbe petit atelier. Plusieurs fois, le voyant décoller des portions d’instruments anciens, je l’ai questionné sur les colles. Il m’a confié que ça faisait des années qu’il avait abandonné la tradition pour ce produit Titebond spécifiquement. Il l’a utilisé jusqu’à sa retraite il y a quelques années.
Dès lors que cette colle est bonne pour ses violons vendus 15k EUR l'unité…elle est bonne pour mes bouvets à 4 EUR!
Bein tiens, j’vais me gêner!
Et je le prouve derechef en descendant illico à l’atelier!
On ferme les bouquins, c'est parti.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Ha si, juste encore un petit détail , j’ignore si mes coreligionnaires partagent ce point de vue…
S’il y a bien un enseignement que j’ai tiré de mon voyage dans le monde des outils à main, c’est bien celui là :
Abandonner l’état d’esprit du travail à la machine est absolument crucial.
Ça paraît couler de source comme ça, mais ça va mieux en le lisant!
J'aurais aimé tomber sur ce point quand je me suis lancé.
Non seulement il est irrationnel de vouloir à tout prix singer la perfection de la machine, mais c’est tout à fait contre-productif !
En voici deux exemples concrets :
-Dans l’immense majorité des cas il ne sert strictement à rien, de chercher à obtenir des planches d’épaisseur rigoureusement identique sur toute une section de projet. Chaque planche est unique et ce n’est pas un problème. Contrairement au travail à la machine, chez nous chaque assemblage est fait sur-mesure, c’est une pièce unique qui s’adapte aux deux planches que nous joignons.
-Dans l’immense majorité des cas il ne sert strictement à rien d’avoir une surface parfaite sur un contre-parement. Nos ancêtres avaient certes un impératif de productivité que nous n’avons pas, mais si l’on observe les surfaces peu visibles, dessous ou fonds de meubles anciens, elles ne sont pas replanies. Souvent, les traces d’outils sont toujours visibles. Ça n’a jamais choqué personne et votre serviteur y trouve même une certaine esthétique qui confère son cachet à un meuble façonné à la main.
De plus, il faut garder une certaine distance avec les impressionnantes démonstrations que l’on voit sur I’internet. Je suis peut être médiocre, mais il ne m’arrive jamais de produire un copeau tout à la fois : de la largeur complète du fer de varlope, parfaitement continu, et sur toute la longueur d’une planche de deux mètres !
Ça ne sert pas à grand chose et je peux l’assurer à mon lecteur, mes meubles ne sont pas de bisangoin pour autant!
S’il y a bien un enseignement que j’ai tiré de mon voyage dans le monde des outils à main, c’est bien celui là :
Abandonner l’état d’esprit du travail à la machine est absolument crucial.
Ça paraît couler de source comme ça, mais ça va mieux en le lisant!
J'aurais aimé tomber sur ce point quand je me suis lancé.
Non seulement il est irrationnel de vouloir à tout prix singer la perfection de la machine, mais c’est tout à fait contre-productif !
En voici deux exemples concrets :
-Dans l’immense majorité des cas il ne sert strictement à rien, de chercher à obtenir des planches d’épaisseur rigoureusement identique sur toute une section de projet. Chaque planche est unique et ce n’est pas un problème. Contrairement au travail à la machine, chez nous chaque assemblage est fait sur-mesure, c’est une pièce unique qui s’adapte aux deux planches que nous joignons.
-Dans l’immense majorité des cas il ne sert strictement à rien d’avoir une surface parfaite sur un contre-parement. Nos ancêtres avaient certes un impératif de productivité que nous n’avons pas, mais si l’on observe les surfaces peu visibles, dessous ou fonds de meubles anciens, elles ne sont pas replanies. Souvent, les traces d’outils sont toujours visibles. Ça n’a jamais choqué personne et votre serviteur y trouve même une certaine esthétique qui confère son cachet à un meuble façonné à la main.
De plus, il faut garder une certaine distance avec les impressionnantes démonstrations que l’on voit sur I’internet. Je suis peut être médiocre, mais il ne m’arrive jamais de produire un copeau tout à la fois : de la largeur complète du fer de varlope, parfaitement continu, et sur toute la longueur d’une planche de deux mètres !
Ça ne sert pas à grand chose et je peux l’assurer à mon lecteur, mes meubles ne sont pas de bisangoin pour autant!
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Le chêne abattu par nos soins sur les terres familiales est, selon les dires de notre professeur: « extrêmement dur, avec des fibres trop espacées et donc impropre à une bonne sculpture »
…Nous voilà bien!
Certes, notre chêne de Franche-Comté ne vaut pas le fameux chêne de Hongrie si prisé des sculpteurs, mais nous nous en accommoderons!
Des arbres que j’abats, je tire toujours un débit moreau pour obtenir du bois sur quartier principalement et du demi-quartier.
J’apprécie particulièrement les rayons médullaires du chêne bien visibles sur le bois de quartier. Mais c’est précisément en raison de cette caractéristique que mon maître de sculpture me déconseille d’utiliser ce débit! Les fameux rayons nuiraient justement à la lisibilité de la sculpture ornementale.
Sont donc sélectionnés des bois en demi-quartier pour les montants, du quartier pour les rayons et moulures; le fond du meuble quant à lui, sera réalisé avec le tout-venant (par exemple cette dosse bien moche en milieu de photo qui avait comme destinée première, de finir au feu).
Début de la sélection du chêne

Du fait d’un agenda professionnel extrêmement chargé, le corroyage s’est étalé sur de très nombreux mois. Par conséquent, la chronologie photographique n’est pas toujours garantie ; j’ai toutefois fait de mon mieux pour la préserver.
Débit
Nous commençons par notre bon quartier

Rituel immuable, à l’entame de chaque projet, on identifie les débits en se débarrassant d'un maximum de défauts.
Des fentes...

Du gauche dans une section trop longue...

De l'aubier...

Du coeur...

Mon lecteur notera que les arrêts constants pour les prises de vue photographiques ne reflètent pas toujours une position de travail efficace.
Pour un sciage vigoureux, notre lame de scie n’est généralement pas positionnée si verticalement, la poignée devance un peu la lame.

Des longueurs inutiles...

Le travail effectué par un outil affûté en pas de 5m/m

Le pas de 5 est trop lent à mon goût, j’ai des égoïnes plus agressives. Ma prochaine acquisition de scie montée sera ré-affutée en pas de 5,5 ou 6m/m.
La première tâche à la scie est maintenant terminée.
…Nous voilà bien!
Certes, notre chêne de Franche-Comté ne vaut pas le fameux chêne de Hongrie si prisé des sculpteurs, mais nous nous en accommoderons!
Des arbres que j’abats, je tire toujours un débit moreau pour obtenir du bois sur quartier principalement et du demi-quartier.
J’apprécie particulièrement les rayons médullaires du chêne bien visibles sur le bois de quartier. Mais c’est précisément en raison de cette caractéristique que mon maître de sculpture me déconseille d’utiliser ce débit! Les fameux rayons nuiraient justement à la lisibilité de la sculpture ornementale.
Sont donc sélectionnés des bois en demi-quartier pour les montants, du quartier pour les rayons et moulures; le fond du meuble quant à lui, sera réalisé avec le tout-venant (par exemple cette dosse bien moche en milieu de photo qui avait comme destinée première, de finir au feu).
Début de la sélection du chêne

Du fait d’un agenda professionnel extrêmement chargé, le corroyage s’est étalé sur de très nombreux mois. Par conséquent, la chronologie photographique n’est pas toujours garantie ; j’ai toutefois fait de mon mieux pour la préserver.
Débit
Nous commençons par notre bon quartier

Rituel immuable, à l’entame de chaque projet, on identifie les débits en se débarrassant d'un maximum de défauts.
Des fentes...

Du gauche dans une section trop longue...

De l'aubier...

Du coeur...

Mon lecteur notera que les arrêts constants pour les prises de vue photographiques ne reflètent pas toujours une position de travail efficace.
Pour un sciage vigoureux, notre lame de scie n’est généralement pas positionnée si verticalement, la poignée devance un peu la lame.

Des longueurs inutiles...

Le travail effectué par un outil affûté en pas de 5m/m

Le pas de 5 est trop lent à mon goût, j’ai des égoïnes plus agressives. Ma prochaine acquisition de scie montée sera ré-affutée en pas de 5,5 ou 6m/m.
La première tâche à la scie est maintenant terminée.
Dernière modification par Cornelius Agrippa le 25 janv. 2026, 01:28, modifié 1 fois.
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Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
Ah que ça fait du bien de lire une telle chose ! Bien que n'utilisant peu les rabots, je commençais à fortement douter de mes compétences de raboteur…Cornelius Agrippa a écrit : ↑24 janv. 2026, 18:14 …/…
De plus, il faut garder une certaine distance avec les impressionnantes démonstrations que l’on voit sur I’internet. Je suis peut être médiocre, mais il ne m’arrive jamais de produire un copeau tout à la fois : de la largeur complète du fer de varlope, parfaitement continu, et sur toute la longueur d’une planche de deux mètres !
Ça ne sert pas à grand chose et je peux l’assurer à mon lecteur, mes meubles ne sont pas de bisangoin pour autant!
"If it looks straight, it is straight" (Jimmy Diresta)
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
quel plaisir de lire tout cela !
J'adore aussi la partie choix du bois , avec de belles photos explicatives .
merci aussi pour les bonus , on m'avait aussi signalé quand le bois était très vermoulu, de le plonger dans de la colle à papier peint , mais je n'ai jamais essayé , comme vous l'expliquez bien , il y a assez de rabots en bon état à sauver , plutôt que de s'embêter à réparer des "épaves...".
(Je suis aussi pour la réhabilitation des scies à cadre
)
J'adore aussi la partie choix du bois , avec de belles photos explicatives .
merci aussi pour les bonus , on m'avait aussi signalé quand le bois était très vermoulu, de le plonger dans de la colle à papier peint , mais je n'ai jamais essayé , comme vous l'expliquez bien , il y a assez de rabots en bon état à sauver , plutôt que de s'embêter à réparer des "épaves...".
(Je suis aussi pour la réhabilitation des scies à cadre
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
z
Dernière modification par bofil le 30 janv. 2026, 00:01, modifié 1 fois.
Re: Tout de Bois - Monologue à l’établi
bofil a écrit : ↑27 janv. 2026, 14:20
Je l'ai déjà dit , mais le plus haut niveau du travail du bois avec des outils manuels , ce sont les ouvriers et artisans français qui le détenaient fin 19° ,début 20° siècle.
Et même depuis le 17ème, même si l'arrivée d'ouvriers étrangers comme Oeben ou Riesener (et beaucoup d'autres) à Paris au 18ème a encore augmenté le niveau.
Par contre, fin 19ème, début 20ème, la mécanisation était déjà très importante, même (surtout) pour l'ébénisterie haut de gamme.
Je ne connaissais pas l'astuce de l'huile et de l'acétone pour aider à extraire une vis récalcitrante. Je me demande d'ailleurs en quoi l'acétone qui est une sorte de diluant peut interagir sur le métal et/ou le bois.
Je suppose que l'acétone qui a une tension superficielle très faible, aide l'huile à pénétrer. C'est comme l'utilisation d'alcool à 90° pour décoller des assemblages collés à chaud: ce n'est pas l'alcool qui décolle mais il aide à véhiculer l'eau
Pour la colle ,même si j'ai des plaques dans un coin achetées sur un vide -grenier et que je n'ai pas utilisées ,quand je veux me servir de colle dite réversible ,j'ai un pot de colle Briançon ,mais c'est de la colle à chaud ,composée de plusieurs colles "naturelles ". Au besoin j'irai lire la composition. Je ne sais pas si ça existe encore.
Franchement, préparer soi-même sa colle à chaud n'a rien de compliqué et au moins on sait ce qu'il y a dedans. Les pseudo colles traditionnelles toutes prêtes sont bourrées de stabilisateurs et on ne sait jamais quel mélange de colle a été fait. De plus faire soi-même sa colle permet de jouer avec les proportions colle d'os-colle de nerf pour obtenir des mélanges aux propriétés différentes.
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