Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
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Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
J'en ai vu utiliser une cale bien d'équerre, fixée avec un serre-joint sur la pièce à ras du trait de tranchet pour descendre bien droit.
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Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Ah ben oui, la contre dépouille est même vivement conseillée !punk_sportif a écrit : ↑09 oct. 2026, 20:12 J'ai déja fait des queues recouverte, et j'avoue que le ciseau à queue de poisson ne m'est pas semblé indispensable...
Par contre, pour retirer des petites passes au ciseau, j'avoue que je suis admiratif de ce que je vois en vidéo... les mecs, ils plants le dernier 1/4 de mm dans le coup de tranchet et retire l'épaisseur d'un poil de q... Moi, mon coup de tranchet, je n'arrive plus à le viser quand il reste moins d'1mm... Et encore moins à le descendre pile à l'horizontale jusqu'en bas... Encore que pour de QA recouvertes, on peut tricher un peu en allant vers l'intérieur...
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Bein même pour de la QA classique tu n'as pas besoin d'être parfaitement perpendiculaire, tu retourne juste ta pièce, ou comme copeaux, un p'tit carrelet ça fonctionne très bien.
De toute façon il faut pas se faire puritain, un gabarit pour la scie, une feuillure, du scotch, un carrelet, ou je ne sais quelle astuce, ce n'est pas de la triche.
Le carrelet je l'utilise quasiment à chaque fois pour des trucs sensible, qu'il soit à 90, 45, 22,5° ou tout autre. Par contre et c'est de mon point de vue, dégager le superflu de bois uniquement au ciseau dans le cas de QA classiques est une perte de temps et qu'une scie à chantourner fait bien plus vite le boulot pour enlever le plus gros au plus proche du trait de tranchet.
Et que, dans le pire des cas un outil peut être modifié pour s'adapter.
De toute façon il faut pas se faire puritain, un gabarit pour la scie, une feuillure, du scotch, un carrelet, ou je ne sais quelle astuce, ce n'est pas de la triche.
Le carrelet je l'utilise quasiment à chaque fois pour des trucs sensible, qu'il soit à 90, 45, 22,5° ou tout autre. Par contre et c'est de mon point de vue, dégager le superflu de bois uniquement au ciseau dans le cas de QA classiques est une perte de temps et qu'une scie à chantourner fait bien plus vite le boulot pour enlever le plus gros au plus proche du trait de tranchet.
Et que, dans le pire des cas un outil peut être modifié pour s'adapter.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Ollaren a écrit : ↑09 oct. 2026, 22:45 Par contre et c'est de mon point de vue, dégager le superflu de bois uniquement au ciseau dans le cas de QA classiques est une perte de temps et qu'une scie à chantourner fait bien plus vite le boulot pour enlever le plus gros au plus proche du trait de tranchet.
Et que, dans le pire des cas un outil peut être modifié pour s'adapter.
Je n'ai jamais trouvé que retirer le gros du bois à la scie faisait gagner du temps, par contre, une erreur est vite faite avec la scie.... Au ciseau cela va très vite si on connait la bonne méthode:
Il faut: 1 -mettre un coup de ciseau vertical 1-2 mm avant la limite, 2- retirer en biais le copeau en laissant l'extrémité intacte (important sinon quand on retournera, la partie restante ne sera plus soutenue et il y aura un arrachement au centre), 3-entailler plus profondément, 4- reprendre l'arasement au niveau du trait, si possible à la main (sans maillet) pour éviter que le ciseau recule, 5-retourner le morceau de bois et faire la même chose de l'autre coté. C'est beaucoup plus long à écrire qu'à faire si les ciseaux sont bien affutés.....

Un truc pour les QA: quand on scie les queues (qu'on doit faire après les tenons, contrairement à ce qu'on voit régulièrement sur internet), on coupe sur le trait en contreparement et à l'extérieur du trait en parement de façon à ménager un peu d'entrée à l'assemblage.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Une autre astuce qui me semble également très intéressante est de réaliser, en contre-parement, une petite feuillure sur la pièce portant les QA pour caler cette pièce sur la deuxième pièce qui va accueillir les contre-queues. Et donc faciliter le report en assurant un positionnement optimal.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Si on cale bien et qu'on fait les queues après les tenons, cela n'est pas vraiment nécessaire:


Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Il y a également la technique du scotch de masquage avec plusieurs épaisseurs et une découpe au trusquin à disque de l’épaisseur souhaitée.
Je reviens sur l’astuce de la feuillure.
Au delà d’une évidente facilité pour le report des QA, ça peut également être appréciable pour masquer la jonction dans l’angle intérieur puisque la feuillure vient en recouvrement.
Je reviens sur l’astuce de la feuillure.
Au delà d’une évidente facilité pour le report des QA, ça peut également être appréciable pour masquer la jonction dans l’angle intérieur puisque la feuillure vient en recouvrement.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Pour les assemblages à queues non recouvertes, il n'y a pas de bois pour servir de butée. Dans ce cas, je fixe un tasseau avec des serre-joints au niveau du raccord sur la pièce où je dois tracer les queues et je positionne la pièce qui porte les tenons contre ce tasseau.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Une petite astuce que je trouve particulièrement pratique, aussi bien pour les queues d’aronde recouvertes que pour les queues traversantes.
Plutôt que de réaliser une petite feuillure sur le contre-parement de la pièce portant les queues, j’utilise quatre épaisseurs de ruban de masquage (environ 0,4 mm), que je fais déborder de la ligne de base. Je viens ensuite sectionner le ruban au trusquin à disque, exactement sur cette ligne.
Le bord du ruban constitue ainsi une petite butée qui facilite le positionnement et le calage de la pièce à 90° lors du report des queues sur les contre-queues.
L’avantage, notamment pour les queues traversantes, est de ne retirer aucune matière au bois. Une fois le traçage terminé, il suffit d’enlever le ruban.
Plutôt que de réaliser une petite feuillure sur le contre-parement de la pièce portant les queues, j’utilise quatre épaisseurs de ruban de masquage (environ 0,4 mm), que je fais déborder de la ligne de base. Je viens ensuite sectionner le ruban au trusquin à disque, exactement sur cette ligne.
Le bord du ruban constitue ainsi une petite butée qui facilite le positionnement et le calage de la pièce à 90° lors du report des queues sur les contre-queues.
L’avantage, notamment pour les queues traversantes, est de ne retirer aucune matière au bois. Une fois le traçage terminé, il suffit d’enlever le ruban.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Il n’y a pas de vérité absolue de toute façon, chacun à sa petite méthode perso qui lui permet d’obtenir le résultat souhaité.
Et chacun à son niveau d’exigence, mais cet assemblage est accessible à tous, mais comme tout, cela nécessitera plus ou moins de pratique à chacun.
La feuillure c’est très bien aussi et ça permet d’éviter les petites erreurs (voir un jour à l’intérieur du tiroir par ex).
Et chacun à son niveau d’exigence, mais cet assemblage est accessible à tous, mais comme tout, cela nécessitera plus ou moins de pratique à chacun.
La feuillure c’est très bien aussi et ça permet d’éviter les petites erreurs (voir un jour à l’intérieur du tiroir par ex).
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Si, les tenons sont faits. Il suffit de glisser un crayon micro-pointe (0.5mm) sous la planche. Si on a d'abord réalisé les tenons, il y a toute la place nécessaire pour passer le crayon (ce qui n'est pas le cas si on commence par les queues, au moins pour un assemblage en ébénisterie (des QA "en ébénisterie" ont des tenons étroits par rapport aux queues alors que des QA "en menuiserie" ont des queues et des tenons sensiblement de même largeur à mi-hauteur)).
Je n'ai pas de photo de la planche après traçage, ni de photos de la réalisation d'un assemblage à queues non recouvertes sur un coté. Je suis en train de faire un bureau, je ferai des photos détaillées quand je réaliserai les tiroirs.
Je n'ai pas de photo de la planche après traçage, ni de photos de la réalisation d'un assemblage à queues non recouvertes sur un coté. Je suis en train de faire un bureau, je ferai des photos détaillées quand je réaliserai les tiroirs.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
D’accord, donc tu passe le crayon par derrière puisque la planche qui cale bloque l’accès par devant. Merci.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
La planche qui cale, c'est en fait le devant du tiroir qui porte les queues recouvertes et une feuillure (le tiroir venait en recouvrement). Voila une photo de l'assemblage (presque) terminé. Presque terminé parce que j'inclus toujours, lorsque c'est possible, une sur-longueur de 1mm que je coupe après collage. L'assemblage n'est pas encore collé; juste emboité.


Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Effectivement, Roubo commence par réaliser les contre-queues (les pièces femelles, qu’il appelle « mortaises »), et non les broches (les queues, ou pièces mâles).
En revanche, pour des queues d’aronde recouvertes, cette façon de procéder devient nettement moins pratique, notamment au moment du report des tracés.
C’est tout l’intérêt de la méthode anglaise « Tails first », qui consiste à réaliser d’abord les queues, puis à les reporter sur la pièce destinée à recevoir les contre-queues.
Cette méthode présente l’avantage de fonctionner aussi bien pour les queues d’aronde traversantes que recouvertes.
Et c’est sans doute ce qui explique son succès : une seule méthode, quel que soit le type d’assemblage.
Enfin, ce n’est que mon humble avis !
En revanche, pour des queues d’aronde recouvertes, cette façon de procéder devient nettement moins pratique, notamment au moment du report des tracés.
C’est tout l’intérêt de la méthode anglaise « Tails first », qui consiste à réaliser d’abord les queues, puis à les reporter sur la pièce destinée à recevoir les contre-queues.
Cette méthode présente l’avantage de fonctionner aussi bien pour les queues d’aronde traversantes que recouvertes.
Et c’est sans doute ce qui explique son succès : une seule méthode, quel que soit le type d’assemblage.
Enfin, ce n’est que mon humble avis !
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Cela ne pose aucun problème de tracé quelque soit le type de QA, bien au contraire. Roubo n'est pas le seul à recommander cette façon de faire, Lucien Chanson (ancien élève puis professeur à l'école Boulle) la recommande aussi dans son traité d'ébénisterie (c'est dans son traité que j'ai appris à faire des assemblages à QA). La raison est simple: les QA en ébénisterie ont souvent des tenons très fins, les petits cotés ont souvent une largeur de 3mm, j'en ai vus de 1.5mm sur des petits meubles. Dans ces conditions, il est impossible de tracer les tenons si on a commencé en exécutant les queues, quel que soit l'outil qu'on utilise pour le tracé: crayon, pointe sèche, tranchet, etc.... Une photo valant mieux qu'une longue explication: (c'est un petit meuble, pas un tiroir mais le principe est le même)

Ici, on aurait fait les queues avant les tenons.Le petit coté des tenons fait 3mm, comment voulez-vous tracer correctement la marque des queues?

Ici, les tenons ont d'abord été exécutés, le tracé ne pose aucun problème. Et s'il s'agissait d'un assemblage à queues semi-recouverte, le problème serait le même.
Pourquoi trouve-t-on l'inverse sur internet? Peut-être que les anglo-saxons font des assemblages de type menuiserie où effectivement ce problème ne se pose pas, peut être est-ce un effet d'imitation; on reproduit la même erreur sans réfléchir?
En fait la tradition d'ébénisterie française est bien supérieure à la tradition anglo saxonne (même si elle a souvent été fortement alimentée par des artisans étrangers qui ont immigré à Paris comme Riesener ou Oeben par exemple), et cela me désole toujours de voir les méthodes traditionnelles (et le vocabulaire....) délaissées au profit des méthodes anglo-saxonnes.....

Ici, on aurait fait les queues avant les tenons.Le petit coté des tenons fait 3mm, comment voulez-vous tracer correctement la marque des queues?

Ici, les tenons ont d'abord été exécutés, le tracé ne pose aucun problème. Et s'il s'agissait d'un assemblage à queues semi-recouverte, le problème serait le même.
Pourquoi trouve-t-on l'inverse sur internet? Peut-être que les anglo-saxons font des assemblages de type menuiserie où effectivement ce problème ne se pose pas, peut être est-ce un effet d'imitation; on reproduit la même erreur sans réfléchir?
En fait la tradition d'ébénisterie française est bien supérieure à la tradition anglo saxonne (même si elle a souvent été fortement alimentée par des artisans étrangers qui ont immigré à Paris comme Riesener ou Oeben par exemple), et cela me désole toujours de voir les méthodes traditionnelles (et le vocabulaire....) délaissées au profit des méthodes anglo-saxonnes.....
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Merci pour ces précisions Patrick.
Aurais-tu un exemple avec des QA recouvertes car j’ai beaucoup de mal à comprendre comment le report des contre-queues peut être réalisé sur la pièce qui va porter les queues ?
Pour moi, mais je me trompe sans doute, le report direct par simple superposition des deux pièces n'est pas possible comme pour des QA traversantes.
Le recouvrement empêche d'accéder directement à toute la géométrie des contre-queues pour la transférer au tranchet.
Ou bien les contorsions sont telles que l’exercice devient acrobatique !
Aurais-tu un exemple avec des QA recouvertes car j’ai beaucoup de mal à comprendre comment le report des contre-queues peut être réalisé sur la pièce qui va porter les queues ?
Pour moi, mais je me trompe sans doute, le report direct par simple superposition des deux pièces n'est pas possible comme pour des QA traversantes.
Le recouvrement empêche d'accéder directement à toute la géométrie des contre-queues pour la transférer au tranchet.
Ou bien les contorsions sont telles que l’exercice devient acrobatique !
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Je ne comprends pas le problème. Sur la première photo que j'ai postée, on voit qu'il suffit de se pencher derrière la façade du tiroir pour avoir accès à la partie à tracer (et pour ceux dont l'établi n'est pas collé au mur comme les miens, il suffit de passer derrière). Je ne suis pas spécialement souple (et j'ai 72 ans) mais cela ne me pose aucun problème. J'utilise le plus souvent un crayon 0.5 mm pour ces tracés (mine H2). Je n'utilise un couteau à tracer que lorsque je dois utiliser un ciseau pour réaliser la coupe.
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Donc le report se fait dans l’angle fermé, avec le crayon ou le couteau à tracer qui doit être placé dessous la pièce qui va porter les queues d’aronde, c’est bien ça ?
Si c’est le cas, je persiste à dire que cela ne me semble pas très simple à réaliser surtout dans le cas d’un recouvrement qui est tout sauf facilitant…
En terme de confort et de dégagement de l’espace de travail, on fait mieux, non ?
Si c’est le cas, je persiste à dire que cela ne me semble pas très simple à réaliser surtout dans le cas d’un recouvrement qui est tout sauf facilitant…
En terme de confort et de dégagement de l’espace de travail, on fait mieux, non ?
Re: Et toi, t'as fait quoi aujourd'hui ?
Je n'ai jamais eu aucune difficulté pour tracer comme cela. Je n'ai pas beaucoup de photos. Je suis en train de faire un bureau je ferai un maximum de photos lorsque je ferai les tiroirs. Regarde quand même la photo où je montre la coupe des queues après sciage, tu verras qu'il n'y a aucune marque de traçage. Les trace de crayons ont toutes été retirées par la scie (on est en contre parement et comme je le disais, je scie sur le trait en contre parement pour donner de l'entrée à l'assemblage). Si le tracé était difficile, on aurait des traces de crayon imprécises dont certaines resteraient après sciage.
Je pense que tu imagines que c'est compliqué parce que tu commences par effectuer les queues et qu'effectivement la place est alors très limitée. En commençant par les tenons, on a beaucoup de place pour tracer : exemple

De plus les pièces de bois sont à environ 1m30 du sol lorsqu'on trace, donc on a très peu à se pencher.
Je pense que tu imagines que c'est compliqué parce que tu commences par effectuer les queues et qu'effectivement la place est alors très limitée. En commençant par les tenons, on a beaucoup de place pour tracer : exemple

De plus les pièces de bois sont à environ 1m30 du sol lorsqu'on trace, donc on a très peu à se pencher.
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