Aussi souvent que possible, j'emprunte les quelques marches qui me séparent du sous sol.
J'ouvre alors une porte trop basse, et déjà l'odeur familière
de sciure fraîche mêlée à celle de l'huile de bois de chine, m'envahit.
J'actionne les interrupteurs et le lieu reprend vie.
Oh, le matériel y est modeste, même s'il est assez complet.
Avant d'entrer, je balaye machinalement du regard ce lieu qui m'est cher.
Ma petite scie à ruban, précède mon petit banc de scie, tournant le dos à mon râtelier de presses,
Et juste devant, mon lapidaire, partageant la table de débit de ma scie à onglet.
Dans l'alignement de mon banc de scie, mon collecteur et mon petit combiné R/D;
et enfin ma perceuse à colonne sur sa servante, et ma ponceuse à cylindre qui attends la sienne...
Le projet en cours attend généralement sur l'établi ou dans la petite pièce aveugle dédiée aux finitions.
C'est l'un des moments qui m'enchante le plus aujourd'hui.
A l'inverse, j'éteins toujours l'atelier à regret, comptant déjà le temps qu'il faudra
avant qu'on me laisse le loisir d'y retourner...
En voila assez pour savoir qui je suis.
J'imagine ne pas être bien différent de vous tous, d'ici ou d'ailleurs.
Willos
