Voilà, j'ai ouvert un nouveau sujetDorora a écrit : Ca c'est une idée qui fait partie du folklore, un rabot manuel est tout sauf indispensable dans nos atelier.
Maintenant on peux ouvrir un autre fil pour débattre de ça si tu veux.
Alors je suis entièrement d'accord avec toi sur le fait qu'on peut se passer complètement d'un rabot dans un atelier.
Avant de me reconvertir dans l'informatique, j'ai bossé 10 ans dans la menuiserie de bâtiment, essentiellement en atelier, mais ponctuellement aussi à la pose sur les chantiers. Et dans ma caisse à outils, comme mes collègues, je n'avais même pas de rabot à main.
Maintenant que la retraite approche, je me remets depuis bientôt deux ans au travail du bois, uniquement en loisir.
Par obligation, puisque mon atelier est dans une cave, je n'ai pas de combinée. Et pour ne pas avoir de problèmes de voisinage, je n'ai pas d'électro-portatif non plus. Mais ça ne me pose pas de problème, parce que je fais partie des gens pour qui le plaisir réside beaucoup plus dans le fait de fabriquer, plutôt que dans l'objet final.
Et une de mes découvertes, dans ce travail intégralement manuel, ça a justement été... le rabot (avec sa grande soeur, la varlope) !
Oh oui c'est sûr, faire des copeaux uniquement à l'huile de coude, ça prend plus de temps. Mais on en regagne en partie sur le temps de ponçage, car avec une lame bien affûtée pour la dernière passe, la cale à poncer ne sert pas souvent.
Avec le recul, je m'aperçois que pour les opérations d'ajustage sur les chantiers j'aurais parfaitement pu employer un rabot manuel au lieu du rabot électrique, sans perte de temps.
D'ailleurs, je regrette de n'avoir transformé un rabot en riflard qu'après avoir terminé mon établi, ça m'aurait fait gagner du temps.
Alors oui, il est tout à fait possible de travailler sans rabot manuel. Mais s'il n'est pas indispensable, il a encore sa place dans les caisses à outils.