Péhelle au pays des palettes*

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pehelle
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Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

... ou Péhelle en fait des caisses !

Péhelle, c'est moi. On va abandonner le ton narratif, je n'ai pas l'âme de Narcisse.

Depuis plusieurs années déjà, j'accumule des tas de bois de récupération.
Entendez par là des bois de tout type. Que ce soit des bastaings de chantier (en bon état, mais même pleins de ciment), des bâtis de porte (de chez moi ou bien trouvés sur le trottoir), des palettes (en bon état, bois de bonne qualité), des coffrages (bois d'emballages - j'ai un concessionnaire BMW et un autre Mercedes près de chez moi qui laissent parfois des bois sur le trottoir dans des sections... je ne vous dis que ça), bref, dès que mes yeux sont attirés par notre précieuse substance végétale, c'est plus fort que moi.

Je ne vous parle pas des réactions (mitigées quand elles ne sont pas réprobatrices) des membres de ma famille...
Qu'importe, puisque je sais ce que je peux en faire.

Alors mon (petit) break a souvent les sièges arrières rabattus et (toujours) les barres de toit à poste.
Sans compter les sangles dans le coffre... enfin, là où il y a de la place.

Il y a quelques mois, en juin, en passant je vois un magasin d'appareils de conditionnement d'air s'installer.
Le lendemain, je repasse et vois un tas (2 m3 au moins - trois coffres) de bois du type volet mais sans les lames.
Un "N" et deux barres horizontales. Bon. Il n'y a pas que du bon mais j'emporte le tout, même cassé.

Entre-temps, je démonte agrafes et clous assez peu résistants. Ce qui sauve le bois.
Je stocke. Le bois attend son heure. Moi aussi.

Je fais des tas. Il y en a déjà plusieurs... mais tant que l'on voit le jardin, on grogne mais sans plus.
Un jour, on ne voit plus l'allée du début du jardin. Bon, il faut que je m'y mette.

N'ayant pas un sens inné de l'organisation, je tâche de ruminer (meuh !) et tente de faire un schéma mental (ouïe !) de ce que je vais réaliser. Je recense mes outils à disposition. De ce côté-là, ça va, je suis un fondu d'outillage à bois.

Ma maison est plutôt grande et j'ai besoin au second d'une bibliothèque secondaire pour des livres que je vends sur le ouaibe.
Histoire que l'on puisse s'y retrouver AL-PHA-BÉ-TI-QUE-MENT.

La suite (avec des photos, je l'espère) au prochain numéro !

* Toute ressemblance blablabla... est fortuite, bien entendu.
Dernière modification par pehelle le 25 oct. 2013, 23:05, modifié 1 fois.
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

(Suite du précédent post)

Mon idée est simple : puisque les livres doivent être rangés selon un classement scientifique (l'alphabet), je vais leur réserver une organisation (quel mot barbare...) qui aura tout du polyvalent.

Non, pas celui des impôts, suivez un peu, celui de l'organisation. Une organisation polyvalente. :lol:

L'idée, la voilà : un empilement de caisses qui formeront un mur façon bibliothèque.
Mais comme on peut avoir à transporter ces livres, autant qu'ils soient déjà dans des caisses...
Le voilà, le rapport avec le sous-titre de cette histoire !

J'ai un parti pris à ce moment-là : elles feront une taille de 30 x 40 cm. Extérieure.
La plupart des livres à ma disposition ont un format classique - jusqu'à 25 cm de haut - mais d'autres sont plus petits ou plus grands. Ces caisses doivent m'aider à les ranger tous.

Les caisses seront réalisées de manière à ce qu'elles puissent être placées debout, l'ouverture vers soi (comme une bibliothèque, quoi). À ce moment-là, je prévois qu'une sur deux sera plus haute pour que lorsqu'elles auront constitué ce mur, l'ensemble ne soit pas trop linéaire. En plus, je prévois de les ranger en colonnes, les unes debout sur leurs 30 cm, les autres sur leurs 40. Ainsi, en plus de créer un relief, la linéarité ne sera pas trop... linéaire.

Selon l'état, trous formés par des nœuds ou enfoncements, cassures ou autres, je pense utiliser deux finitions : une peinture blanche, qui me permettrait d'utiliser pâte à bois, syntobois ou enduit gras selon le cas ou vernis incolore satiné (des fonds de pot ? à voir à la cave...). L'idée de la céruse m'effleure, mais on verra bien.

J'ai la taille, donc. 30 x 40.
Le bois, je vais m'en occuper. Pour ceux qui ont un doute, c'est du bête sapin. Les lames font environ 7 cm de largeur.
De ce que j'ai pu dégager, il y a en gros deux tas : des bois d'une épaisseur d'environ 18 mm, d'autre plutôt 15.

Première chose, donc, classer ce qui est potable de ce qui l'est moins.
Ensuite, classer par épaisseur. Et j'attaque le passage à la rabot-dégau.
degauchisseuse-scheppach-hms-1070---1.jpg
degauchisseuse-scheppach-hms-1070---1.jpg (8.14 Kio) Consulté 5076 fois
Ma machine, c'est le moment de la présenter. C'est une Scheppach HMS 1070 achetée deux ans plus tôt chez Lerin-Merloy assortie de l'aspirateur bidon de la même marque. Je l'ai un peu utilisée jusqu'ici, notamment pour le rabotage de chêne pour un appui de fenêtre qui a déjà été présenté (pas encore fini...) dans l'un de mes posts. Je compte bien la dompter pour ce travail même si je sais déjà que les fers ne sont pas extraordinaires.

Je passe (légèrement) à la dégau (partie supérieure de ma machine) les "planches" qui vraiment n'ont pas la planéité voulue. Les autres, je les passe assez vite directement au rabotage - à l'étage inférieur de la machine - puisque la section me le permet. Le bois est déjà "formé", les faces de référence existent (une face et un côté), même à l'état brut. Et dans l'esprit du début, le bois doit garder un aspect brut (même des marques de clous ou d'agrafes) pour ne pas être trop neutres...

Au passage, si je distingue deux sections, je distingue aussi plusieurs tailles.
Pas grave, de toute façon je recouperai pour avoir un ensemble de planches de même taille ensuite.

Les sections les plus fines, qui arrivent aux alentours des 13 mm, iront garnir le fond des caisses.
Les plus épaisses, qui elles se révèlent avoir une épaisseur de 16 mm (par tâtonnement), conviendront pour les côtés.
Pour la largeur, toujours par tâtonnements, je sais que je vais perdre environ 5 mm par lame, mais ce n'est pas grave pour la suite.

Sans faire trop de calculs, à la guerre comme à la guerre, je sais donc que pour un fond, j'aurais besoin de quatre côtés.

Bravo, pehelle, tu sais à peu près compter jusqu'ici...

L'idée se précise bien que jusqu'ici, je suis toujours avec mes tas de bois...

La suite au prochain numéro, à vous les studios !
Dernière modification par pehelle le 27 oct. 2013, 01:27, modifié 1 fois.
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

(Suite du post précédent)

Ces tas de bois sont maintenant triés par section puis par taille. Ce sont des lames mais je vais en réaliser des planches.
Que ce soit pour les fonds ou pour les côtés, ce seront quatre lames par planche.

Au départ, j'avais l'intention d'utiliser la toupie et des fers à entures multiples.
Je connais très peu ma toupie qui n'a pas encore beaucoup servi et pas du tout ces fers.
D'ailleurs, à l'heure où j'en étais là, je n'en avais même pas (des fers à entures mutliples) !

Un peu rétif à l'idée de mettre en route quelque chose que je ne maîtrisais pas mais soucieux de la mettre en service, je commande ces fers (en me trompant honteusement dans leur taille) et deux cartons de 1 000 lamellos chez mon fournisseur préféré.
En effet, la rapidité de mise en oeuvre avec la lamelleuse (que je ne connais pas non plus, mais qui semble plus facile) semble remporter les suffrages : je suis plutôt lent, réfléchis beaucoup et cela n'est pas du goût de ma petite famille...

La dégau-rabot avait surtout servi à me faire la main. Voyons ce qu'elle me permet de faire à plus grande échelle.
Je commence par des lames-test : peu de dégauchissage, les lames sont plutôt en bon état de planéité.
Puis je rabote. La petite machine est courageuse mais bruyante. Mes deux voisines (deux dames âgées) les plus incommodées se verront offrir chacune une petite rose en début de soirée pour excuser le bruit de la journée... et celui qui est à venir.

Lame par lame, le travail est plutôt lent à mon goût (c'est vous dire...).
Du coup, c'est quatre par quatre sur la tranche que les lames vont être rabotées... Erreur car les lames debout ne se placent pas sur les rouleaux à 90° mais parfois jusqu'à 70°. Je peste mais me rends compte assez vite qu'assemblées ensemble, elles pourront être "raboutées" (en inversant les lames) pour produire les planches que j'ai en tête. On verra bien si la lamelleuse ne râle pas.

Je commence à sortir toutes les paires de tréteaux dont je dispose pour stocker ce qui est dégauchi (si besoin), raboté et distinguer ce qui est fait et ce qui reste à faire.
Je suis surpris de la qualité de certaines lames qui ne montrent que les affres du clouage et de l'agrafage passés. Parfois, elles ne montrent aucun défaut, aucun nœud.

Je commence à faire des tas qui au bout d'un moment me disent : "Et si tu nous mettais quatre par quatre ?"
Ben oui, suis-je bête... même si le nombre n'est pas parfaitement adapté, trois lames de 70 pourront être collées avec une de 80, je couperai ensuite, voilà tout...

Les sacs de copeaux commencent à s'accumuler. Attention au rythme pour ne pas "bourrer" la dégau-rabot qui finit par recracher ces cheveux d'ange (courts) dont l'odeur emplit ma cour. Je suis dans un autre monde, même si le bois n'est pas noble. Ma fille passant par là me dit que ces copeaux feraient peut-être l'affaire de son lycée agricole ou de son club d'équitation. De toute façon, je n'ai pas de poules. Que des filles à la maison, c'est tout. :lol:

Je me demande quand même si ce bois n'a pas été traité et si les pauvres bêtes ne pâtiront pas de ce que contiennent les copeaux. Apparemment, je me fais des cheveux (!) pour rien car à part quelques canassons qui seraient allergiques, les copeaux sont mélangés à d'autres substances qui annihileront les effets possibles des traitements du bois... ce n'est pas garanti, mais ça m'arrange. Deux sacs de 200 litres et 6 sacs de 100, ça fait du volume !

Ouf ! Tout le bois que je destine à ces planches est fin prêt. Ce n'est pas dommage.
Vient maintenant le tour du fraisage pour les lamelles et l'assemblage (colle à séchage progressif GSB).

J'acquiers quatre presses Bessey dont je rêvais depuis un moment. Un mètre de serrage, ça devrait suffire. Je les reçois dix jours plus tard, beau matériel bien efficace.

Le fraisage, donc. Repérer le milieu des lames est un peu difficile car il faut jouer de cales pour régler la hauteur.
Un coup, c'est la lame qu'il faut surélever, un coup c'est la lamelleuse. Bigre, il me faut trouver du carton fort. Tiens, un vieux calendrier 2012 de mon banquier. Pour une fois qu'il travaille, ce dernier... :lol:

Pour les lames des côtés, comme elles sont plus épaisses, c'est plus facile. Le carton fort en une seule épaisseur sur l'établi Wolfcraft (moitié médium, moitié galva - pas droit, ce dernier) fera l'affaire. Et c'est parti.

Pour les lames de fond, deux épaisseurs de plastique alvéolaire récupéré, coupé en largeurs quelques millimètres inférieures aux lames, placé en dessous des lames. Mince, la lamelleuse rainure un chouïa trop bas. Hop ! deux épaisseurs de carton fort (chemises de bureau recyclées) collées à la colle en spray (pratique, ça...) et ça fera l'affaire.

Je me rends bien vite compte que cela va être fastidieux. J'ai commencé par les lames les plus courtes, viendra un moment où ce sera le tour des plus longues, plus longues que l'établi.
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DSC00339_opt.JPG (113.81 Kio) Consulté 4656 fois
Je réalise, à l'aide de grandes chutes de MDF, un "banc" pour lameller plus "confortablement" et, cette fois, en prévoyant les lames les plus longues. Ah, ça va mieux... et c'est surtout plus rapide. Les lames vont se caler au fond grâce à un plan vertical plan et à gauche un autre à l'équerre. Au bout, je mets un serre-joint une main que je penche ensuite comme une came, histoire que la lame ne se décale pas sous l'effet de la lamelleuse. L'une des premières, une courte (60 cm) a tenté de pulvériser le record de lancer de lame à la lamelleuse. L'homologation du record n'a pas pu être réalisé faute de juge.

Ma lamelleuse ? Une Berner achetée sur LBC, neuve, que je ne pensais pas utiliser un jour, si vite...
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DSC00342_opt.JPG (104.1 Kio) Consulté 4656 fois
Les cartons fort sont collés en batterie sur le fond du banc pour l'un ou l'autre réglage.
Il y a toujours un temps d'adaptation dans une tâche nouvelle. Réglages et création de gabarits.

Pour ces derniers, j'avais imaginé la veille un "râteau" où la lamelleuse irait fraiser à distances égales les lames.
En me levant le lendemain, la meilleure idée était là. De simples cales numérotées pour "automatiser" le fraisage, en ayant pris soin de voir si les fraisages successifs étaient (à peu près) équidistants. Surtout au bord, même si les cales entre elles ne laissent pas absolument la même largeur à chaque passage. L'important, c'est qu'entre elles, les lames soient fraisées à la même largeur... Je remballe mon râteau. Tant que je ne marche pas dessus, je ne prends pas le manche dans la g... figure ! :mrgreen:

Oui, mais c'est sans compter que ces lames sont parfois un peu voilées... et que dans mes gestes automatiques, je ne regarde pas toujours si le fraisage est bien au centre de l'épaisseur... Bon, on verra après le collage, il ne s'agit que de caisses.
Ces cales de largeur sont pour le moment additionnées à une autre cale de début pour "centrer" (toujours à peu près) en largeur les lamelles, selon le cas et la longueur des lames. Parfois, quand je vois que le fraisage n'est pas au centre (en épaisseur), je trouve le moyen de les appuyer fermement sur le banc en position bien parallèle pour fraiser à nouveau, en m'assurant qu'il s'agit de fraisage centraux et non de bout. Le pressage risquerait d'être plus compliqué et l'idée d'avoir à rattraper au rabot électrique (portatif, que je ne maîtrise toujours pas malgré le nombre d'années) ne m'enchante guère.

J'imagine, sur le banc, un levier muni d'un blocage (mais lequel ? idée à creuser...) pour maintenir la lame bien plane (y compris sur le devant, les lames sont parfois un peu "élastiques") pour la fraiser ensuite. Ce ne sera pas pour tout de suite car on me presse (!) de mettre en forme ces #@&$µ§ç de caisses dont on n'a pas encore vu la première ébauche, nom d'une petite pipe en bois ! :oops: D'ailleurs, mon idée sur l'assemblage est encore flou...

Ok, j'y retourne.
Ce sont donc les cales 1, 2, 3 puis 4, 5, 6 et enfin 7 et 8 que j'utilise - selon la longueur croissante des lames - que je fraise à tout-va. Pehelle ramène sa fraise ! :D

Les tas changent de tréteaux de stockage... on avance, jamais assez vite selon certains, zut pour les râleurs ! Dont je fais partie, me sentant coupable en fin de journée de n'en faire jamais assez...

(La suite dans le prochain post !)
Dernière modification par pehelle le 09 nov. 2013, 21:54, modifié 4 fois.
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Message par pehelle »

(Suite du précédent post)

J'ai oublié une étape que je considère comme importante.
Ces lames vont être collées ensemble quatre par quatre.
Les ayant rangées en piles après le corroyage (le rabotage, disons), elles sont en principe rangées par passe.

L'erreur de rabotage des tranches - souvenez-vous, les lames qui ne se laissent pas guider bien à 90° sur l'entraînement de la raboteuse - n'aura que peu de portée (juste parfois un petit coup de rabot manuel - ah, les copeaux !) sur l'assemblage.

Je présente donc les lames à blanc pour les fraiser ensemble.
Je prends le temps de marquer chaque lame comme faisant partie d'un ensemble. Une simple notation D (= dessus) AR (= arrière), D et une flèche vers la lame précédente, D et une flèche vers la lame suivante et D AV (= avant). Je sais, je n'ai pas révolutionné l'art de marquer les pièces de bois... faudra que je m'y mette, le savoir ancestral est certainement bien meilleur. Promis, à la prochaine série, j'apprends à marquer mes bois selon cette méthode.

Une fois marquées, je présente donc ces lames et prépare ainsi toutes les planches.
Comme je n'avais pas d'expérience affirmée dans l'art d'utiliser la lamelleuse, je prépare à blanc la première série (20 x 4 lames) avec les lamelles, surtout pour observer le résultat et affiner la pratique. Bon, c'est pas mal, j'ai quand même dû corriger un peu le tir et en pratiquant ainsi, je peux reprendre les lames où le fraisage n'est pas trop au milieu.

Je prévois de reprendre les planches ainsi constituées, une fois collées, au rabot (électrique ? manuel ?) et ensuite au ponçage, grain 40 (pour tenter d'aplanir ce qui peut l'être) et au grain 80 pour préparer la finition.

Pour l'heure, j'ai terminé le fraisage de la première série. À terme, ce seront quarante planches de taille différente (de 50 à 120 cm environ) pour les côtés, 13 pour les fonds. Je compte réaliser ainsi une bonne vingtaine de caisses avec les planches ainsi constituées.

Après avoir recherché le meilleur moyen de maintenir ces lames ensemble une fois collées et comme je n'ai pas 40 serre-joints pour un serrage de 30 cm chacun, c'est sur le forum des CdC que je trouve, grâce à mammouth2, la réponse (merci à lui, lien vers son schéma). Je vais utiliser des lames (chutes) provenant de palettes, de chutes de travaux précédents et de petites chutes pour réaliser ces moyens de maintien économiques pendant le séchage (une bonne nuit). Je réalise deux par deux ces serre-joints "bricolés" (même épaisseur deux à deux) et les "coins" à la table de sciage à l'aide de mon guide d'origine (attention les doigts...) avec un angle de 3° environ.
serre joint bricolé.jpg
serre joint bricolé.jpg (20.29 Kio) Consulté 4928 fois
C'est l'heure du collage.
J'ai acheté 2 "biberons" ménagers (3 euros les deux) pour y verser la colle à séchage progressif achetée en GSB. Mais pour une raison que j'ignore, c'est à la languette de bois que j'enduis les premières lames. C'est long. Mais progressif. Mais long. :D

Colle dans le fraisage, introduction de la lamelle, je répartis la colle qui déborde sur les tranches. Double encollage pour m'assurer d'un collage optimal. J'enlève grossièrement la colle superflue qui a coulé sur les lames puis passe un coup d'éponge. Puis j'utilise les serre-joints bricolés pour bien serrer les lames entre elles. Je prends soin dans un second temps de placer à distance égale (à l'aide d'un tasseau utilisé à chaque fois) ces deux serre-joints sur chaque planche pour la suite.

Ah, à la différence du schéma de mammouth2, je place les coins en opposition vers le centre des planches. J'ai trouvé que c'était plus pratique. J'inverse donc l'un des deux coins pour pouvoir les enfoncer de l'extérieur. Pas de précaution particulière entre planches et serre-joints bricolés empilés, j'ai pris soin de passer un nouveau coup d'éponge sur chaque face de chaque planche.

J'empile chaque planche munie de ses serre-joints sur deux tréteaux solides sur lesquels j'ai placé deux bastaings de même épaisseur (cela est important pour la suite). Sur chaque planche ainsi réalisée, pour les "presser" temporairement, c'est l'aspi à copeaux bidon (non, c'est sa forme qui est un bidon...) qui s'y colle (!). L'ensemble suffira pour "écraser" (sans excès) la pile de planches jusqu'à ce que j'ai pu toutes les réaliser. Avant de les mettre sous presse, donc. Prenez des notes, je vais pas répéter. :mrgreen:

Il faut que deux à deux, les serre-joints bricolés soient de même épaisseur pour assurer une horizontalité correcte et qu'ils soient à équidistance pour placer les 4 presses Bessey que j'ai reçues il y a peu. Ce sont des KRV100-2K, mes premiers (ce ne seront pas les derniers - la qualité est très bonne). Derrière les deux bastaings posés sur les tréteaux, j'ai posé un troisième bastaing verticalement pour aligner les planches pour le serrage. Je l'enlèverai à la vingtième planche en espérant que mes nouvelles presses pourront contenir ce volume !

J'avais bien deux grands serre-joints en acier mais il m'en fallait quatre. Deux serre-joints anciens, l'un faisant 1,70 m et l'autre 2 m. Un peu rouillés mais ils reprendront prochainement du service. Mais pas de presses ou de serre-joints de la taille de ceux que j'ai commandés.

Voilà ! Heureusement qu'il n'y en avait pas plus de 20, car :

- les presses n'auraient pas pu serrer plus de deux planches supplémentaires ;
- il m'aurait fallu un escabeau pour pouvoir placer mon aspi bidon sur l'avant-dernière ! :lol:

Je procède au placement des presses. En bas, sur les bastaings posés sur les tréteaux, en haut, sur d'autres bastaings posés sur les derniers serre-joints bricolés... Deux (bastaings, je le précise) perpendiculairement aux serre-joints bricolés, deux autres (bastaings, encore) ensuite au-dessus et dans le sens des serre-joints bricolés pour optimiser (selon moi) le serrage. Et je serre. Ça craque juste un peu, j'arrive à la limite de serrage. Vérifie bien l'intégrité de l'ensemble, les planches ne tuilent pas (trop), pas ou peu d'espace entre les serre-joints bricolés et les planches qu'ils serrent. C'est moins anxieux que je laisse tout cela sécher toute la nuit.

(Suite dans le prochain post !)
Dernière modification par pehelle le 30 oct. 2013, 09:22, modifié 2 fois.
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

(Suite du post précédent)

Après le café du matin, j'ai hâte de voir le résultat. Je retire les presses, constate que l'écart de presse (hauteur du bois presses desserrées - hauteur presses serrées) n'est plus aussi important que la veille. Ça semble de bonne augure, ça. Défais les serre-joint "bricolés" un à un, récupère les coins. Je constate que les chutes de MDF n'acceptent pas trop le décollage (mélange d'humidité ambiante - je menuise dans une cour couverte - et humidité due à la colle et au coup d'éponge), que les serre-joints bricolés restent pour la plupart intègres mais que le vissage aurait dû être plus sérieux. Les bois n'étant pas tous égaux mais seulement deux à deux, j'ai utilisé une seule taille de vis. J'aurais dû prendre un format plus long pour certains. Je renforcerai pour la suite.

Constaté sous presse, mais il s'agit de bois de récup' (pin et sapin blancs, je pense), très peu de planches sont tuilées. Les tranches, collées une à une, devaient se compenser plutôt bien les unes avec les autres. Je veux dire que si l'une avait disons une tranche à 93°, la suivante approchait les 87°. Et j'avais présenté les lames quatre par quatre pour simuler leur affleurement, avec parfois un petit coup de rabot (de paume).

En revanche, j'ai commis quelques erreurs dues à l'absence de planéité parfaite de la lame lorsque je la fraisais. Du coup, certaines ont un épaulement sur leur épaisseur par rapport à leurs voisines. Je me rappelle qu'il s'agit de caisses... mais perfectionniste, certains diront emm...deur :roll: , je ne pourrai pas les laisser en l'état et réfléchis déjà à ce que je vais faire.

Première série de planches latérales prête pour la suite.
Je passe à la seconde, à peu près la même quantité, les lames sont plus longues. J'aurai plus de coupe à réaliser puisque deux côtés d'une caisse feront environ 30 x 30, deux autres 40 x 30.

À ce stade, je crois utile de préciser que ces mesures sont approximatives. D'abord parce que j'ai toujours en tête que la moitié des caisses pourrait être 5 cm plus hautes que les autres, et donc, une fois empilées avec leur ouverture vers moi, plus profondes. Et puis il faut se rappeler que le bois est issu de récupération, que certaines lames sont abimées mais que je les utilise tout de même parce que je sais que je vais en retirer une partie au débit final pour leur format définitif.

Je prends un peu plus de soin qu'au cours de la première série à fraiser bien au milieu, mais malgré cette précaution supplémentaire, il faut que j'avance et cette fois, pas de montage à blanc, c'est inutile selon moi et trop chronophage. Le démontage des lames, des lamelles avant l'encollage prend bien trop de temps pour pas grand-chose, au final. Certaines lames sont parfois fraisées deux fois à certains endroits... pehelle, ce ne sont que des caisses... :roll:

Le soir, la deuxième série passe à la presse, je prépare le travail du lendemain.
Ce sera la série des fonds que je prendrai soin de marquer d'un coup de marqueur vert (couleur de l'espoir) sur la tranche pour bien marquer la distinction entre les unes et les autres.

À ce sujet, j'ai toujours une hésitation.
Les planches (ou les lames), voisines les unes des autres, peuvent être distinguées par une marque sur une seule section (celle des fonds), puisque je me dis qu'ainsi je saurais les distinguer. Oui, mais le doute subsiste toujours : les autres ne devraient-elles pas être marquées (autre couleur, autre marque ?) elles aussi ? En effet, imaginons que l'on en oublie ? Comment s'assurer qu'il s'agit d'une épaisseur et non d'une autre, notamment lorsque non mises à côté de celles qui sont marquées ?
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DSC00332_opt.JPG (126.87 Kio) Consulté 4301 fois
Nouvelle élucubration de ma part, mon anxiété naturelle est parfois plus forte. Une seule marque, les bois par piles, ça suffit. :oops:

Démontage puis la dernière série. Certaines planches ainsi constituées ont un épaulement, j'ai dû recoller certains morceaux cassés (ça tient, pas de problème). Le lendemain (ou un autre jour, il m'arrive de travailler pour gagner ma vie, tout de même), je pense raboter à la main - le plus gros, les arêtes des épaulements - puis poncer. Grain 40 puis 80.

Ce que je fais donc quelques jours plus tard.
Certaines planches ont besoin d'un sérieux coup de rabot (jusqu'à 5 mm ! :o ) et je sors le rabot électrique SKIL que je ne manie pas bien. Autant le rabot à main ne me pose aucun problème, affûtage des fers mis à part, autant cette machine "bouffe" plus de bois que je le veux. Deux séries de rabotage me persuadent de continuer à la main.
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DSC00334_opt.JPG (126.83 Kio) Consulté 4301 fois
Toute la série est rabotée (si nécessaire) et poncée.
Je suis content du résultat car certaines planches, au toucher et à la vue, ne donnent nullement l'impression que ce sont des lames mises en affleurement... sauf peut-être la nature des veines, des inévitables nœuds, des petits défauts...

À ce moment précis, je pense procéder comme suit.

- Sélection des planches et désignation des planches : une seule taille pour les fonds, mais plusieurs pour les côtés.

- Délignage définitif des planches de fonds : leur taille va définir la taille des côtés car je pense fraiser les côtés qui leur sont parallèles de moitié d'épaisseur pour les insérer. Ce sont des caisses, utilisables en tant que telles ! Les défauts seront éliminés, en principe, et s'il en subsiste aux coins et qu'ils sont petits, ils passeront dans "l'encognure" des côtés. Ce n'est pas au coin que la force jouera mais bel et bien sur les côtés, tout du long.

- Débit en largeur : là, c'est simple, 39 cm devraient suffire. Je vais encore y réfléchir car les côtés font environ 16 mm d'épaisseur ; si les fonds rentrent de moitié, j'aimerais ne pas avoir à recouper toute une série de planches. Je suis assez lent comme ça !

- En fonction de ces tailles obtenues, délignage des planches de côté. Vais-je en réaliser deux formats, dont l'un 5 cm plus grand que l'autre ? Mystère. Cela dépendra du nombre de caisses ainsi obtenu.

- De même que pour les fonds, débit en largeur. La sélection préalable aura été importante, je veux en perdre le moins possible. J'ai déjà une petite idée pour placer correctement en profondeur TOUS les livres (plus de 600 aujourd'hui, beaucoup attendent) que je vends dans ma "boutique" virtuelle.
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DSC00335_opt.JPG (105.14 Kio) Consulté 4324 fois
Pour l'assemblage, j'ai l'idée. (Roulements de tambour... :lol: ) Je vais... vous en parler dans un prochain post !
Pour la finition, pas encore précise, mais l'idée s'affine. En revanche, et auparavant bien entendu, j'aurai réalisé des poignées à la défonceuse (youpi, un nouveau gabarit à réaliser !) pour que les caisses soient plus pratiques à porter.

La suite dans le prochain post. À vous Cognacq-Jay ! 8-)
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

(Suite du post précédent.)

Ouch ! Quand je relis les dernières lignes du post précédent, je me dis que j'aurais quand même pu réaliser bien avant ce que j'ai fait depuis. C'est comme l'outillage : j'ai parfois l'impression d'assommer une mouche avec un canon. :D

J'en étais donc aux préparations avant assemblage.
L'assemblage... depuis les dernières (avant-dernières, en fait) vidéos de Nicolas, j'ai été pris au jeu.
J'en avais déjà réalisé à la main, sans trop de succès, mais là, je me lance.
Ces caisses seront donc assemblées grâce aux queues droites.

Au départ, j'avais imaginé une feuillure dans laquelle le panneau perpendiculaire aller se ficher.
Mais il m'aurait fallu rainer deux des panneaux et à plat. Même à la chaîne, cela prenait un certain temps.
J'ai donc décidé d'agir autrement et de me lancer dans la production de série !

Il me fallait d'abord résoudre mon problème d'équerre.
J'ai reçu entre-temps l'équerre Dewalt que j'ai fixée sur un rail de 80 mais si l'outil est précis, il est long à mettre en œuvre.
Et puis certains d'entre vous ici et d'autres ailleurs m'ont donné l'idée de réaliser mon propre chariot pour ma scie sur table.
Les coulisses, réalisées dans du teck qui me restait du parquet de la salle de bains (bouveté, mais j'ai préféré le poser à 45° ; un vrai plaisir avec une machine que j'ai vendue - fort bien - depuis) pour les deux rainures, une troisième car ces deux coulisses, à force de les mettre à taille, donnaient un peu de jeu. Troisième pour le bord de la table. Un peu de paraffine, deux montants de forte section (à vue d'oeil, on dira 60 x 90) pour l'avant et l'arrière... on peaufinera plus tard.
Mes photos du chariot viendront par la suite. Rien de bien révolutionnaire !
Mes photos du chariot viendront par la suite. Rien de bien révolutionnaire !
En passant, Ryobi a eu le vice de faire ces rainures un peu arrondies dans le fond et avec un petit "relevé" d'acier qui complique un peu la réalisation des coulisses. Qu'à cela ne tienne, je suis plus fort qu'eux ! :D

Je recoupe donc chacun des (80) panneaux pour les avoir d'équerre. Ce n'est pas absolument parfait, mais on s'approche des 90°. Ensuite, viennent les queues droites...

Puisque ces panneaux (40 de 300, 40 de 400) sont d'équerre, pourquoi ne pas les fraiser ensemble, aidé des presses ?
Je les pose donc à champ, les serre ensemble et c'est parti.
J'aligne donc le tout, un petit coup de maillet par-ci, par-là, et me voilà prêt à fraiser.

Euh... t'aurais pas oublié quelque chose avant de fraiser ?

Beuh oui, ballot. Je vais m'arranger pour que j'ai à faire à droite et à gauche le même geste, même profondeur (en plusieurs passes, bien entendu) et même réglage de largeur, aidé du guide de défonceuse. Armé de mon (double) trusquin Veritas, je marque les champs (un défi car sur le bois de bout de récup, c'est pas marrant) puis passe un coup de crayon. Et c'est parti !
Les premiers panneaux, une fois ainsi rainurés, me font penser à ces dalles destinées aux enfants, façon puzzle.
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DSC00346_opt.JPG (101.41 Kio) Consulté 4656 fois
Je fais de même, mais à l'opposé pour les panneaux adjacents.
J'ai pris soin de réaliser un gabarit (le terme n'est peut-être pas approprié ici, mais je ne connais pas celui qui conviendrait mieux... une jauge ?) pour que mon trusquin puisse reprendre les mesures passées en lui demandant de se mettre sur le trait et au bord du bois. Un peu compliqué à expliquer mais une image vaut mille mots (d'après Confucius, m'a-t-on dit).

(Photo de la série de planches, du trusquin, du gabarit.)

Je rainurerai les panneaux latéraux pour les fonds ensuite.
Pour le moment, histoire de montrer que j'avance, je monte une caisse. Bon, ce n'est pas la huitième merveille du monde, mais les réglages sont presque tous bons. Les queues... je me rappelle que le bois n'est pas toujours de bonne qualité et que l'ouvrier n'est pas toujours d'équerre... lui non plus. Il y aurait bien un petit coup de rabot pour que l'assemblage soit parfait, on verra bien.

Des caisses, il faut pouvoir les saisir. Et pour les saisir, il faut des poignées.
C'est lourd, des caisses pleines de livres.
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DSC00383.JPG (43.71 Kio) Consulté 4327 fois
Un gabarit pour les poignées, fraise de 16 (elle souffre, la valeureuse !) puis une doucine pour que la saisie à la main des caisses (vides mais à remplir) soit beaucoup plus agréable et le tour est joué ! Je remonte dans l'estime des miens...
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DSC00386_opt.JPG (85.18 Kio) Consulté 4656 fois
La suite ?
Vous la devinez, il faut s'occuper des fonds !
Au prochain épisode !
Dernière modification par pehelle le 23 nov. 2013, 10:42, modifié 5 fois.
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Message par pehelle »

(Suite du post précédent.)

Les fonds, disions-nous... au fond, c'est simple ! :D
En effet, tant qu'à faire un joli assemblage, mieux vaut soigner l'intégration du fond de la caisse (à fond la caisse...) par des rainures qui ne débouchent pas sur l'assemblage. Ce serait ballot.

Du coup, je prends le parti d'arrêter mon rainurage à environ 30 mm du bord de chaque panneau latéral en 40 et de rainurer de bout en bout les panneaux de 30. Vous avez compris : on va tâcher de préparer ça par un gabarit qui me permettra de rainurer 80 panneaux (40 de 40 et 40 de 30... vous deux, là-bas au fond, je vous vois, vous ne suivez pas : deux heures de colle... :D ).

Ce gabarit doit avoir les qualités suivantes :

- serrer les panneaux entre eux : 2 de 30 à la suite l'un de l'autre, ils auront une rainure de bout en bout ; 2 de 40, avec une rainure arrêtée en tête et en bout. Pour cette dernière je maudis F...ool et la buse d'aspiration qui dépasse forcément de la semelle et qui m'occasionne un petit travail supplémentaire sur chaque butée de début de passe. Tiens, j'ai fait un début d'assemblage à sifflet !
- plaquer les panneaux contre la règle alu que je n'ai pas manqué de placer le long du panneau de support ; dans les chutes de débit, je coupe l'équivalent de plusieurs queues pour obliger les panneaux à se placer contre la règle alu. Je me rends compte que les queues ne sont pas toutes au même endroit (parfois jusqu'à 1,5 mm plus bas... voir ci-dessous). Zut !
- me permettre d'y aller franco en deux passes et de ne pas être trop gêné par le câble et le flexible d'aspi... vœu pieux ! Quelle barbe... je songe bien à aller 3 mètres plus haut fixer une œilleton pour y passer une sangle, mais l'idée de ne pas avancer me hante. Tant pis. Le flexible et le câble iront sur mon épaule, une fois de plus.
DSC00403.JPG
D'ailleurs, cette dernière opération aura eu une vertu, celle de m'affranchir du réglage micrométrique de ma machine.
Avancer, reculer... tellement que j'en ai fait deux petits bois sur lesquels j'indique si je dois serrer ou desserrer le réglage (1 mm de différence, ça ne se voit pas à l'œil nu, d'autant qu'il commence à faire nuit...).
DSC00407.JPG
Ah ! une chose qui me paraît importante : j'ai choisi les plus belles faces (celles qui ont le moins de défauts) pour l'intérieur. Si je dois boucher certains trous, réparer quelques petites malfaçons, ce sera plus facile à l'extérieur qu'à l'intérieur. Et puis de toute manière, ce ne sont que des caisses dont on ne verra que peu les côtés (seules les caisses étant à gauche ou à droite de ma "pile" montreront les imperfections, il me suffira de choisir celles qui ont les plus belles fesses, euh, faces !).
DSC00409.JPG
La rainure faisant 6 mm de profondeur, je vais couper sur 16 mm une entaille de 5 mm à chaque coin de la planche de fond.
Une fois les rainures équarries, un essai : l'espace restant (1 mm environ) laissera de la place à la colle.

Bien évidemment, c'est au tour du montage à blanc d'opérer les inévitables modifications pour que l'assemblage puisse être préparé pour le collage. Et je mesure l'ampleur de mon "à peu près" qui fait parfois varier jusqu'à 1,5 mm l'espace entre chaque queue droite. Les panneaux à eux seuls ne suffisaient peut-être pas pour assurer une stabilité optimale à la défonceuse mais il me fallait avancer un peu plus vite. Vitesse et précipitation... qu'il ne faut pas confondre, selon l'adage populaire !

Même s'il me faut parfois jouer du ciseau à bois (en veillant à être d'équerre), de la râpe parfois, de la scie rarement, je reste globalement satisfait même si j'aurais pu utiliser d'autres techniques (le chariot de ma scie sur table, par exemple) que je ne maîtrise pas bien.

Je prépare les presses à la taille prévue, loue les qualités de ces petites entretoises que B...-S.r a prévues pour que l'on puisse y poser la partie horizontale de l'assemblage à presser. Certains panneaux ont une tendance à se tuiler un peu, je jouerais en complément des presses des serre-joints "bricolés" (voir post ci-dessus) et d'autres pour aider la queue de coin haut à bien être en contact avec la partie femelle correspondante. Une fois le collage "pris" (j'en profite pour faire autre chose le temps de la prise), je prépare des sangles pour ceinturer le tout (ici, pas besoin de coin pour protéger le bois, je chanfreinerai sans doute chaque coin... chanfrein à 45° ou doucine ?), les pose et les bloque avant de retirer les presses qui iront faire leur office sur la suivante.

[Mais où est donc cette #§&@$ photo que j'avais pourtant redimensionnée ???]
Ah, la voilà...
DSC00412.JPG
DSC00412.JPG (54.9 Kio) Consulté 4327 fois
Quatre caisses prêtes pour le chanfrein final, ce n'est pas dommage... et puis viendra le tour du vernis / cérusage / coup de peinture...

Pfiou ! Quand je vous disais que j'en faisais des caisses ! :lol:

(Suite et fin dans le prochain post.)
Dernière modification par pehelle le 23 nov. 2013, 10:38, modifié 2 fois.
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Message par pehelle »

(réservé)
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par malenimi »

tu m 'intéresses vachement , car au boulot j'ai plein de bastaings de 80x60 et des traverses de 80x30 ( les dimensions sont au pifomêtre ) qui servent de palettes pour des paquets de tôles de 2 tonnes , longueur 3 ml pour les premières et 1.5 ml pour les secondes .

j'en ai déjà récupéré un petit peu , mais c'est les clous qui me posent problème , je ne sais pas comment les retirés proprement....

allez lances nous les photos ...
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

Ouh là, pas si vite, il faut que je les fasse... Que je les choisisse...
Pour le reste, ici cela ne sera pas des clous dont il s'agira. Comme je l'ai écrit, clous et agrafes ont été plutôt faciles.

Il y a en revanche plusieurs posts sur le sujet et des ressources plein le web.

Sois patient ! ;)
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par hundertaker »

Oh dit ! Tu nous met en apétit là ...
Comme la pub en 4X3 qui te dit que la pub c'est pour la fin de semaine et qu'on saura rien avant ...
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par gaston22 »

Hello,

je vais suivre ce sujet avec curiosité, car je suis aussi fan de la récup de bois (fin de chantier, palettes de toutes sortes).
Moi aussi, je stocke les palettes que je récupère et démonte patiemment.
La dépendance de la maison (40 m²) et le carport (40 m² aussi) en sont pleins.
J'ai déjà réalisé quelques petites bricoles avec. Si vous êtes curieux, j'ai fait un petit blog http://ludolabricole.blogspot.com/
vos avis seront les bienvenus ...
désolé pour ma "pub" sur ton sujet Pehelle. je supprime le lien si tu le souhaites.
Bon weekend

Ludovic
Mes modestes fabrications en palettes et bois de récup : http://ludolabricole.blogspot.com/
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par milie.sebast »

Vite vite vite la suite :D
Sébastien

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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

Ce que je vous propose, étant itinérant, est de retracer par écrit ce que j'ai pu faire modestement.
Ayant été (forcément) débutant dans le domaine, peut-être que cela aidera d'autres qui commencent.

Les photos viendront par la suite, je ne suis pas un fan du roman photo mais suis sensible au "pas à pas".
Elles colleront avec ce que je ferai par la suite, puisque la série de travaux continue... entendez par là que ce que j'ai réalisé, je ne l'ai pas photographié. Mais avec le recul, je peux dire que la plupart des étapes seront les mêmes, je ne me suis pas trop gouré... quoique... suspense !

Ludovic, pas de problème pour ta pub. C'est bien naturel de partager et ce n'est pas MON post mais le nôtre. ;)
Edit : deuxième post rédigé pour ceux que la lecture intéresse !
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

Je viens de mettre en ligne le troisième post.
En fait, je rattrape le temps pour tâcher d'en arriver... là où j'en suis actuellement.
Merci de votre indulgence.

Au-delà de ma propre expérience et de l'enseignement qu'elle m'apporte, j'espère que cela pourra servir à d'autres.
Mais tout geste est empreint de ses propres erreurs.
Aussi, si vous avez un quelconque commentaire pour faire avancer le schmilblick... n'hésitez pas !

Note à Ludo : ton blog est vraiment très sympa. Tes réalisations sont chouettes ! ;)
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par gaston22 »

Merci de ta visite sur le blog. Ça fait plaisir d'avoir un avis, et un bon en plus ...
Pour outils, je possède une rabot dégau bricodep.. une scie radiale à onglet et des éléctroportatifs classiques (circulaire, sauteuse, visseuse, peuceuse, ponceuse).

j'attends tes photos avec impatience. Merci
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

Un bon avis, tu es indulgent. Merci tout de même.
Il ne faudra pas être trop pressé pour les photos : je ne suis pas photographe amateur, mais amateur de menuiserie ! :D
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par gaston22 »

pas de problème.
Moi, je suis les 2 ... chacun ses vices ;-)
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

En attendant les photos, j'ai rédigé le quatrième post. J'illustre comme je peux et remercie à nouveau mammouth2 : son astuce m'a bien aidé dans la constitution du serrage des planches.

Je suis conscient qu'il ne s'agit pas d'une réalisation extraordinaire. Mais espère que cela pourra (soyons fous) rendre service à certains. J'ai tenté d'être le plus précis et exhaustif possible, faisant confiance à ma mémoire. C'est assez complet, je pense, trop peut-être... bonne lecture à ceux que cela intéressera. ;)
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Re: Péhelle au pays des palettes*

Message par pehelle »

J'ai quelques jours devant moi, je devrais (ah, cher conditionnel... :lol: ) en principe réaliser quelques photos.
Pour le moment, j'en suis là où les posts s'arrêtent.

C'est sûr, les photos devraient rendre ma prose plus agréable à lire... soyez indulgents, elles vont arriver.
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