Comme promis précédemment, voici les petits tréteaux que je me suis fais pour m'aider à l'atelier.
L'idée m'est venue pour deux raisons. La première, il y en avait une paire dans l'atelier où j'ai fais mon petit stage en juin. Je les avais vu, trouvé sympa mais pas forcement utilisé par rapport à ce que l'on me demandait de faire. Mais quand je me suis retrouvé à continuer ma petite table de défonceuse, j'ai à plusieurs reprises galéré sur de positions de travail. Au sol, bien mais sur le ciment, risque d'abîmer le sapin de la structure. Sur l'établi, beaucoup trop haut, bref, je me suis débrouillé mais ce n'était pas top. L'envie de copier les petits tréteaux vus à l'atelier s'est donc naturellement imposée.
J'en étais à l'avant-dernier jour de mon stage. J'ai donc demandé à prendre quelques minutes pour noter les côtes afin de pouvoir les refaire à la maison. Et là, mon super maître de stage me répond: "Bah, ça tombe bien, il nous faudrait une paire de tréteaux de plus ici. Fais d'une pierre deux coups, commence les nôtres et profites-en pour dégrossir les tiens." Euh... Bein ouais, forcement! Top! Franchement que pouvais-je répondre d'autre?
Alors c'est parti. Nous choisissons un plateau de hêtre que voici:

Pour commencer refente à la circulaire du centre. Si, si, je vous assure, les arbres ne poussent pas avec des règles et des serre-joints intégrés...
Une fois cela fait, suppression d'un coté à la scie à format.

Suivit du débit de tasseaux:

Une première série de faite:

Je peux attaque la deuxième moitié du plateau:

Une fois tous le tasseaux déligné puis tronçonnés avec surcôte, toujours à la scie à format, je vais pouvoir commencer le corroyage. Dégau pour commencer.

Ça ne parait pas, mais avec 4 paires à faire (deux petits pour moi et deux grands pour l'atelier); il y avait quand même du monde...

Un petit peu de temps plus tard - assez rapide d'ailleur - avec ces machines, c'est bien moins compliqué qu'avec mes petites; il faut juste de la méthode et de l'organisation le corroyage est fini.

Allez! On ne perd pas de temps. Zou! direction la mise à format précise.

Puis usinage des mortaises. Vous savez peut être que j'ai une vieille mortaiseuse Kity dans mon grenier et que je ne comptais pas la restaurer et la motoriser pour la remettre en route. Après pas mal d'utilisation de celle que nous voyons là, je me pose vraiment la question... Franchement, c'est pas mal. Deux ou trois réglages assez faciles à faire et après... qu'est-ce que cela va vite!
A cette occasion, mon maître de stage m'avais proposé d'en profiter pour essayer une mortaiseuse à chaîne. J'étais super tenté de dire oui afin d'augmenter mon panel d’expérience, mais il nous fallait changer de lieu pour ça et vu que j'étais très proche de la fin de mon stage, j'ai préféré faire avec celle à mèche par peur de ne pas avoir le temps de finir tout ce que je voulais faire avant la fin. J’espère que l'occasion se représentera...


Bref, les mortaise avancent (enfin, l'usinage je veux dire...

Et c'est en voyant le nombre à faire que je comprends la productivité de ce type de machine...

... en effet, j'ai fais toute la série en moins d'une heure... A la maison, je ne vous dis pas le temps que cela m'aurait pris... Je vais vraiment réfléchir à remettre ma petite Kity en route...
OK. C'est bien beau ces mortaises mais sans tenons, c'est aussi utile que le H d'Hawaï. Donc installation du chariot à tenonner sur la toupie ainsi que des disques du même nom. Double outil, je ferai donc les tenons complets en une seule passe. Rhhhhaaaaaaaa!!!!! C'est booonnn ça!!!

Oh! Oui c'est bon!!!!

Tous est prêt ou presque. Alors je fais quoi? J'équarrie les mortaises ou j'arrondi les tenons? Plus beaucoup de temps, alors je fais pragmatique. J'arrondie. Ça va vraiment plus vite!
@ suivre les potos
Cordialement.




































