Je suis tout à fait d'accord, et ça n'empêche pas l'existence de l'obsolescence programmée !macbast a écrit :D'accord avec Hesus et Diomedea...
Et je le redit une fois (déjà en 1ère page de ce post) on a tendance à amalgamer obsolescence et qualité d'un produit...
Les exigences de rentabilité délirantes du capitalisme libéralisé font que pour maintenir le flux continu de la consommation, qui reste le moteur de ce système, il n'y a pas 40 solutions : il faut fabriquer moins cher.
Pour ce faire on trouve la main d’œuvre la moins coûteuse (délocalisations) et on fait baisser la qualité. Le cercle vicieux est enclenché : dans les pays où le coût de la main d’œuvre est trop élevé, le duo pression sur les salaires / chômage de masse repart pour un tour, augmentant encore plus la nécessité de faire baisser les coûts de production, etc, etc.
Parenthèse divertissante :
Au bout d'un moment les consommateurs potentiels n'ont même plus assez d'argent pour acheter les produits moisis qu'on leur propose plusieurs heures par jour à la télé, entre les émissions dont le but est de les conditionner à l'achat. Qu'à cela ne tienne, il n'y à qu'à leur prêter très cher de l'argent.
Le libéralisme est beau, il ne laisse tomber personne, surtout pas les moins bien lotis d'entre nous.
Fin de la parenthèse.
Mais on a beau fabriquer pas cher et pas terrible, il arrive que les caractéristiques de fonctionnement d'un produit font que le cycle de renouvellement idéal (celui qui fait que même en vendant à pas cher, on se fait un max de blé quand même en vendant beaucoup et souvent) n'est pas atteint. Alors on file un petit coup de pouce au machin pour qu'il déconne dans les temps voulus... Mais la plupart du temps, fabriquer mal (et trouver des systèmes qui empêchent les petits malins de réparer le machin) suffit.
Bref, l'obsolescence programmée de certains produits n'est qu'un tout petit symptôme, anecdotique en fait, du système délirant dans lequel on évolue.
