Ben oui, j'ai eu une réaction épidermique, car quand on partage quelque chose, on peut s'attendre à ce qu'en face, il y ait une réaction... C'est le minimum de la communication. Je n'ai pas besoin d'être "rassuré", j'ai eu plus que mes "quart d'heure de gloire", je n'en ai pas besoin, merci...
J'ai l'habitude d'autres forums dans d'autres domaines où il y a plus de monde, et où les gens réagissent plus. Donc, j'ai été un peu surpris.
Mais apparemment, je n'en ai pas fait assez.
Voici donc plus d'explications.
Il n' est pas terminé, c'est en cours. Donc, je peux pas encore faire une démo de "comment ça marche"...

. Cela viendra.
Pour l'instant, en effet, si on ne sait pas ce qu'est un métier à tisser, c'est un peu difficile à comprendre.
Dans ce projet, il y a plusieurs choses:
-1- Un métier à tisser classique, constitué de:
* Un bâtis: le cadre carré horizontal, et au milieu, ce qu'on appelle le "château", les 4 montants verticaux et les planches horizontales en haut. Pour ce bâtis, j'ai voulu faire un montage un peu original, pas d'assemblage à mortaises, mais des planches entrecroisées et un bloc vertical qui assure la cohésion. J'ai essayé de donner un coté "esthétique", avec les lignes verticales en gros madrier de bois exotique, et les planches horizontales en chêne.
Le montage n'est pas terminé, donc, il faudra coller, assembler, poncer, ajuster.
* Les "ensouples": ce sont les deux rouleaux (habillés de toile à matelas), sur lesquels vont s'enrouler les fils de trame (de l'arrière vers l'avant), Elles sont réalisés avec un tube en gros carton, un axe central, et des cercles de bois aux extrémités et au milieu pour rigidifier.
Les ensouples seront dotées d'une roue à cliquet, qui permet de les faire tourner (pour avancer les fils et le tissus), et empêcher qu'elles ne retournent en arrière.
- Les deux "ronds" de hêtre, transversaux, à l'avant et à l'arrière, parallèles aux ensouples, appelés '"poitrinière", qui tendent le tissus (pas encore fixés).
- les "cadres", en bois foncé, placés verticalement à l'intérieur du "château", sur lesquels seront fixés les "lisses", des cordons verticaux, avec une boucle au milieu, dans laquelle on fait passe les fils de chaine (avant/arrière). Quand on soulève un cadre, on soulève le fil, et on peut passer la "navette", qui permet de faire passer le fil de trame (transversaux), entre les fils de chaine (ceux qui ont été soulevés, et ceux qui ne l'ont pas été).
2- La mécanisation du système de levée des cadres (la ratière):
Habituellement, quand on a 4 cadres, ceux ci sont soulevés par des cables reliés à des pédales (4 pédales), actionnées au pieds.
Si on veut mettre plus de cadres (pour faire des motifs plus compliqués), il faudrait trop de pédales, cela devient ingérable.
Le principe est donc de mécaniser le système de levés des cadres.
C'est un truc que l'on ne voit pas souvent sur les métiers à tisser pour amateurs.
C'est ce que j'ai commencé de faire avec la partie à droite (le rouleau en bois clair), et les "règles" en bois foncés verticales légèrement inclinées.
Sur le rouleau, il y aura des "piquots", judicieusement placés, qui vont soulever certaines des "règles" verticales, qui seront alors soulevées par une barre transversale. En tournant le rouleau, on modifie la position des piquots, donc, les règles qui sont destinées à monter, donc certains des cadres et pas les autres. C'est le principe des orgues de barbarie.
Je conçois que pour l'instant, cela soit un peu compliqué à comprendre, mais cela devrait être plus clair quand cela sera terminé...
Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici quelques liens:
Comment réaliser un métier à tisser avec toutes les explications et photos:
http://plecere.free.fr/index_fichiers/page0001.htm
Un métier mécanisé à ratière en action qui permettra de comprendre ce que je veux faire:
https://www.youtube.com/watch?v=lfRIxVFL134